Articles datant de October, 2006

Frédéric Soussin : un blog c’est la reconnaissance d’un territoire



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Comment impliquer les individus à défendre l’intérêt collectif ? Extraits d’un (dis)cours magistral de clarté et d’intelligence de Frédéric Soussin.

« L’erreur qui était fréquente avant, c’était de demander aux autres de changer. Mais on ne peut pas changer les autres. Et ce fut surement la plus grosse erreur des premières communautés. Car la collaboration n’est pas un objectif en soi.

Aujourd’hui la bonne stratégie c’est la défense de l’intérêt collectif.
Pour cela il est préférable de commencer par impliquer seulement cinq personnes, même dans une entreprise de 10 000 personnes.

L’effet de viralité part toujours de la base. Quelque soit l’environnement.

Il faut avoir comme objectif l’intérêt collectif et non pas la collaboration ou la création de communauté, car il peut y avoir des effets sectaires, des oppositions, des contradictions.

Les blogs permettent d’amorcer une démarche de coopération collective.
Pour défendre l’intérêt collectif il faut obtenir en retour de la reconnaissance. Il faut reconnaitre l’individu dans sa création.

A l’extrême, il est préférable de laisser faire seuls ceux qui contribuent mieux seuls ; mais que tout le monde en profite. Et tout le monde sait que c’est moi.

En somme le blog est peut-être l’outil fondamental pour l’entreprise.
Car le blog c’est la reconnaissance d’un territoire.

Sur Internet, en effet, le plus difficile est de savoir où l’on habite.
Il est important que les contributeurs du blog de l’entreprise signent leurs articles, et qu’ils s’engagent ainsi personnellement.

Assumer la paternité de sa production n’est pas un risque. C’est une façon d’exister.

Dans l’entreprise il faut donc attribuer des territoires aux individus. Si nécessaire, un blog égale une personne. Et rassembler sur un seul blog ceux qui se sentent en affinité.

En somme il faut pousser les individus à contribuer à la communication de leurs organisations en leur offrant des territoires dans lesquels ils se sentent pleinement valorisés.

Une logique de formation entre pairs convient bien à ce type d’organisation.
On affecte alors à chacun la responsabilité d’espaces de formations, de savoir faire et de bulles de compétences. On donne ainsi aux individus des objectifs de contribution à l’intérêt collectif.

L’intérêt final de toutes ces technologies de facilitation, est de pouvoir agréger les contributions au niveau supérieur, afin de constituer un véritable média qui puisse être vu par une collectivité bien plus large. Et d’offrir par la suite des vues métiers spécifiques, par exemple orientées sur la production ou sur le marketing.

On sauve ainsi l’intérêt collectif grâce aux contributions individuelles, et on enrichi collectivement le débat.

En somme, il faut satisfaire l’égo des individus pour qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. »

Extraits, librement retranscrits par moi-même (Luc Legay), de l’intervention de Frédéric Soussin dans la MasterClass “Communautés 2006″ qui s’est déroulée dans le cadre des rencontres ICC’2006, à Paris, en partenariat avec l’Académie de l’efficacité collective et du travail collaboratif et en réseau, et animée par Richard Collin (ICCE).

MasterClass Communautés 2006, ou comment collaborer en bonne intelligence


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Le travail collaboratif n’est pas devenu obligatoire, il est devenu incontournable… Pourtant, le non-usage des outils de collaboration dans les entreprises est accablant.

Le ton est donné.

Principaux intervenants s’exprimant ici :

  • Richard Collin (ICCE)
  • Jean-Michel Cornu (fing)
  • Yves Duron (NextModernity)
  • Frédéric Soussin (Ubiquité et partage)

Quelques unes des notions clés évoquées lors de cette MasterClass :

Les organisations souffrent et font de la résistance face aux technologies de la collaboration, ainsi qu’à leur représentation sur les réseaux.


Jean-Michel Cornu
(fing) : Le fait de se poser les bonnes questions en groupe, avec des points de vues différents, en s’efforçant de formuler les problèmes, c’est déjà apporter des réponses.

Frédéric Soussin (Ubiquité et partage) : comment je fais passer mes idées positives ?
Comment rester personnel dans un champ de mines antipersonnelles ?
Il n’y a rien de mieux qu’une bonne question.
Agir en “actes de résistance” plutôt qu’en actes d’évangélisation.

On constate de plus en plus qu’il y a une démotivation générale des salariés en entreprise, qui s’explique par un manque de visibilité sur le résultat de leur production. Comme si un boulanger qui pétri son pain ne pouvait jamais voir son produit fini. Comment trouver une motivation dans ces conditions ?

Marc de Fouchecour
(Ensam) : Les gens ne voulaient pas échanger leur expérience. Quelqu’un a eu l’idée de proposer un trophé. Le trophé était : “le droit à une publication en ligne” sur le site de l’entreprise… Et cela a fonctionné ! Parcequ’il y avait quelque chose à gagner : la reconnaissance et la visibilité.
Finalement on a tout publié !

Richard Collin (ICCE) : Nous devons donner des arguments à ceux qui doivent convaincre les autres de mettre en place une démarche collaboration en entreprise.

C’est un mythe de croire que le savoir faire est gardé dans l’entreprise. La connaissance n’est pas dans l’entreprise, elle est chez les gens (qui peuvent partir dès demain). Et le syndrome sécuritaire distillé par les entreprises empêche l’innovation des individus.

Alors qu’il faudrait dire : “Je préfère avoir 5% de mon information piquée sur internet plutôt que de ne pas voir mon information circuler dans l’entreprise.”

La question c’est l’animation et la création d’une communauté.
Elle fait référence à une pratique plutôt que des objectifs.
Fait référence à des connaissances qui se construisent ensemble.
Le rôle de l’encadrement et de l’animateur de la collaboration est de rendre les égoïsmes compatibles entre-eux. Il faut s’assurer que chacun gagne dans l’échange qui se construit. Et qu’il va gagner en reconnaissance.

Dans la collaboration en réseau, les verres de bières sont complémentaires.
La qualité de la modération du groupe repose beaucoup sur la rapidité des réponses apportées, mais aussi sur la patience et la temporisation.
Autres qualités de l’animateur-modérateur :

  • être concis sur les contenus,
  • accepter le désaccord,
  • favoriser des habitudes sociales nouvelles.

Conclusion de Richard Collin : “il faut faire ! Faire petit au départ, mais faire.”

YouTube : 262 $ par vidéo ?

logo Google YouTube

C’est le prix qu’aurait payé Google pour chacune des vidéos archivée par YouTube, considérant le montant total de l’acquisition de 1,65 milliard de dollars.

Ainsi pour mes 25 vidéos d’amateur stockées sur YouTube, Google aurait donc payé 6.550 $… Est-ce vraiment raisonnable ?

On estime en effet à 6,1 millions le nombre de vidéos hébergées par YouTube. Mais à raison de 65.000 nouvelles vidéos par jour, ce chiffre est plus que relatif.

Une seule question subsiste alors : dans combien de temps Google aura-t-il amorti son investissement ?

Franck Dumesnil, podcasteur officiel des rencontres ICC 2006


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PDG de la société Blogperformance, Franck Dumesnil, habituellement placé derrière sa caméra, se retrouve vidéocasté à son insu.

Denis Failly consultant chez NextModernity, a réalisé 14 interviews, avec les moyens techniques de BlogPerformance, dans le cadre des rencontres ICC’2006 qui se sont déroulées à Paris jeudi 19 et vendredi 20 octobre à Paris.
Une occasion de découvrir quelques-uns des auteurs et des intervenants présents lors de cette manifestation : Geneviève Morand (Rezonance.ch), Jean-Michel Penalva, Laure Gitton (Unilog), Aref Jdey

Les podcasts des rencontres ICC’2006 : http://icc2006.lespodcasts.com/

Eunika Mercier-Laurent présente le livre collectif multidomaine et multicultures



ICC'2006 EUNIKA MERCIER-LAURENT Durée : 04:50

C’est un wiki qui a permis à Eunika Mercier-Laurent, de gérer le travail des 27 auteurs originaires de 20 pays qui ont co-écrit “Knowledge Economics, Principles, Practices & Policies“, un ouvrage de référence de 900 pages en 3 volumes.

Eunika Mercier-Laurent, qui se défini elle-même comme une architecte des flux des connaissances, est l’une des toutes premières spécialistes mondiales de l’innovation globale et du management des connaissances en entreprise.

Intervenante en août 2006 au symposium international de l’intelligence artificielle, l’ISAI’06, qui s’est tenu à Beijing en Chine. Cette conférence célébrait le 50e anniversaire de la conférence fondatrice de l’IA à Dartmouth.

Suite à la réussite de ce symposium, Eunika Mercier-Laurent a proposé à l’AFIA, l’association française d’intelligence artificielle, d’organiser le 3 novembre à Paris, les 50 ans de l’intelligence articificielle au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Knowledge Economics

Knowledge Economics, Tartu University Press, référence et présentation.
EML Conseil
Knowledge Economics sur Amazon
Economie de la connaissance, une définition qui reste à compléter sur Wikipédia.

Netcipia, la nouvelle start-up américaine fondée par deux français



ICC-2006-Miguel-Membrado - Durée : 07:27

Bruno de Beauregard et Miguel Membrado ont créé à Palo Alto en Californie, Netcipia, solution participative gratuite combinant le blog et le wiki.

Basé en partie sur le moteur Xwiki, Netcipia c’est surtout l’approche qui veut concilier le meilleur des deux mondes : wiki et blogs.
Miguel Membrado, présent aux Rencontres ICC 2006 à Paris, nous résume le contexte du lancement de Netcipia. (Interview réalisée avec la participation d’Alexandre Israël.)

La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux



ICC'2006 : Jean-Pierre Corniou - Durée : 05:37

Dans le cadre des rencontres ICC’2006, on notera l’intervention remarquée lors de la séance plénière d’ouverture de Jean-Pierre Corniou, (EDS consulting)

Quelques extraits à retenir :

« Aujourd’hui il est facile de faire de la presse et de la vidéo avec des moyens réduits et légers.
Les nouvelles règles échappent aux institutions.
Il y a une remise en question de l’ordre établi à travers l’émergence de nouveaux moyens d’expression.
Le monde des marques, du business, de la politique, sont remis en cause dans leur fonctionnement.
Etes-vous sûr de la qualité des contenus lorsque vous lisez le Monde ou Libération ? Pas toujours. Mais vous connaissez la marque, et elle assume la responsabilité de des contenus qu’elle publie.
Sur internet c’est moins stable et moins lisible. Mais le processus de réitération continu des messages permet l’émergence d’une qualité et d’une pertinence sans cesse renouvelée.
La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance. »

Rencontres ICC 2006 et e-collaboration au Palais Brongniart



ICC'2006-intro

Aujourd’hui et demain se tiennent à Paris, les 2e rencontres ICC’2006 et la Convention e-collaboration.

Les organisateurs du programme, Richard Collin (ICCE) et Jacqueline Sala (rédactrice en chef du magazine Veille), ont mis les moyens pour accueillir une dizaine de conférences, de tables rondes et d’ateliers autour de 45 exposants installés dans le grand hall du Palais Brongniart.

Richard Collin s’est bâti depuis quelques années une sérieuse réputation dans le Knowledge Management. Il a été le Fondateur de Trivium, aujourd’hui il dirige ICCE et a fortement contribué à faire connaître en France les outils d’économie et de gestion des connaissances.

Quelques-uns des concepts-clés qu’il aime rappeler :

Le collaboratif est d’abord une culture, régler la performance des entreprises n’est pas dans les outils. L’enjeu c’est le partage et l’invention du collectif.
La bande passante de la connaissance c’est la confiance.

Je tenterai de vous faire partager ici les moments les plus marquants de ces deux journées.

Le blog RU3 change de plateforme

Standards obligent ! Après avoir installé des blogs sous WordPress pour les uns et pour les autres, il fallait bien prendre un peu de temps pour se préoccuper de son propre blog.

L’import automatisé des articles précédemment publiés sur la plateforme Blogger n’ayant pas fonctionné, c’est donc “à la main” (avec une souris quand-même…) que la migration s’est faite. Au passage il m’a été impossible de récupérer les commentaires. C’est pourquoi les URL des pages d’origine n’ont pas été effacées, ainsi que l’ancienne page d’accueil, qui n’a pas changé d’adresse : http://ru3.com/luc/index.htm. Car rompre brutalement des liens établis construits au fil des mois et des années n’est jamais une bonne solution.

Et puis un slogan plus court que le précédent “RU3, réseau des utilisateurs de l’intelligence collective”… c’est peut-être pas un mal ! Enfin, donnez-moi votre avis, cela vous permettra de tester le moteur de commentaires en Ajax !

Google gobe YouTube…


…Pour 1,65 milliard de dollars. Les co-fondateurs Chad Hurley et Steve Chen, n’en reviennent toujours pas !

Source : Le nouvel obs.com : Google rachète YouTube pour 1,65 milliard de dollars.

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