Articles datant de November, 2006

Cantine Camp, le lieu où l’on parle d’économie solidaire, de communauté pinko et du modèle Google…



Lire la vidéo - Durée 14 min.

La rencontre s’appelle le CantineCamp. Dans le prolongement de l’esprit BarCamp, c’est spontané, c’est ouvert et ça se passe à la cantine !

On vous y explique la démarche Pinko, et si le courant passe, vous pouvez aider à développer cette communauté.

Nos hôtes sont tous des banquiers : Jean-Christophe Capelli, Pierre-Philippe Cormeraie et Christophe Ducamp. Mais ils ne sont pas tout à fait de la même race que ceux qui vous appellent régulièrement chez vous, pour vous proposer une très bonne opération dans laquelle vous pourriez transférer sans risque toutes vos économies.

Guest star : Roland Piquepaille, certainement le plus lu (au monde ?) des blogueurs français… mais malheureusement très peu par des Français ! Expert des nouvelles tendances technologiques et sociales, Roland Piquepaille nous apporte un point de vue sans complaisance sur l’effet Pinko.

Mathieu Coste et moi-même (Luc Legay) étions présents en qualité d’explorateurs du chaos, curieux et attentifs au phénomène Pinko et à ces banquiers venus d’une autre planète.

Principales questions abordées lors de cette rencontre ensoleillée :

  • Comment une communauté de personnes se faisant mutuellement confiance, peut-elle être amenée à avancer de l’argent à l’un de ses membres, sans l’aide d’une banque traditionnelle ?
  • Google est-elle une entreprise Pinko ? Pierre-Philippe Cormeraie compte les points.

Le wiki de la communauté Pinko francophone
Le wiki du BarCampBank

Le web 2.0 expliqué aux médias




Expliquer les nouvelles pratiques d’internet apparues avec le Web 2.0 aux responsables des groupes de presse était le but de cette conférence organisée par CampusXML sous l’égide de l’IFRA. (Hier, mardi 28 novembre, dans les locaux du CFPP-SPPP, les Papiers de Presse.)

j’ai donc tenté, entre Emmanuel Levi-Valensi (People in Action) et Denis de Coster (Adobe), d’expliquer avec une présentation dense de 30 minutes, comment sont utilisés les outils incontournables du Web 2.0 aux directeurs et responsables de L’Equipe, du Progrès, du Midi Libre, de La Voix du Nord, de L’Alsace, de Prisma Presse, de Mondadori, de Sud Presse, de L’Express-Expansion, et de l’AFP… Rude responsabilité !

Un exercice très ludique où je me suis limité à quelques-unes des pratiques les plus marquantes du Web 2.0 :

United Color of Web 2.0
United Colors of Web 2.0 (repris à Ross Mayfield et modifié)

  • Comprendre l’intérêt de partager ses signets (ou bookmarks) avec Del.icio.us et de naviguer dans les nuages de tags des utilisateurs.
  • Utiliser Technorati pour gérer la visibilité et la syndication de ses contenus publiés sur le Web.
  • Découvrir le monde sans limite rendu possible avec les API, et avec les mashup qui permettent de nouvelles inventions basées sur le remixage de services existants (FlickrBits, Flickr’Toys, Colr Pickr)
  • Et d’utiliser par exemple xFruits pour créer un service d’agrégation à partir de flux RSS distincts.

Au passage, utiliser Go2Web2.0 pour naviguer visuellement dans les services offerts par le Web 2.0. Et découvrir a cette occasion, Snap, un des innombrables outils innovant du Web 2.0. Snap, permet d’ajouter automatiquement à chaque lien hypertexte d’une page web, une capture écran de la page située derrière le lien. Un outil simple et pourtant très utile, qui peut s’ajouter dans un blog (comme celui-ci), mais qui existe également sous forme d’un plug-in pour le navigateur Firefox, et qui permet à l’utilisateur de généraliser cette possibilité à l’ensemble des sites visités.

Des services devenus aujourd’hui des classiques pour les utilisateurs avertis que nous sommes (auteurs ou lecteurs de blogs), mais que le monde de la presse, notamment écrite, connaît peu, et n’utilise quasiment pas.

CAMPUSXML IFRA
Claude Droussent (L’Equipe), Patrick de Lannoy (IPM), Dominique Bannwarth (L’Alsace).

Like.com, un moteur de recherche visuel très innovant

like.com

Ne vous arrêtez pas à l’impression trompeuse de “déjà vu” lorsque vous découvrirez Like.com pour la première fois !

Ce nouveau moteur de recherche visuel s’appuie sur un algorithme d’intelligence artificielle réellement innovant développé par Riya, une start-up qui s’était fait connaître par un service de reconnaissance faciale avec une démo qui avait bluffé tous ceux qui avaient vu cette présentation.

Matteo en parle très bien, aussi je retranscris ici son commentaire :

« C’est assez étonnant: il s’agit d’un moteur de recherche “visuel”, à destination shopping. Il propose des séries de photos de people, et propose de t’aider à acheter ce qui ressemble le plus à leurs accessoires (montre, chaussures, bijoux, sac à main, etc..) mais le plus amusant et qu’ils ont prévu une palette couleur: je veux le même sac à main que une-telle, mais en vert, pas en rouge…
C’est encore en version bêta et uniquement disponible sur des boutiques en ligne US, mais je trouve ça assez amusant cette idée de se baser sur du visuel pour faire ses achats. »
(Matteo R.)

Michael Arrington et Ouriel Ohayon écrivent dans TechCrunch :
« Le moteur de like.com prend en compte aussi bien les recherches de textes, que celles d’images. Ce que personne d’autre ne fait. Pour renvoyer des résultats basés sur des images, Like.com compare « une signature visuelle » pour l’image aux résultats possibles. La signature visuelle est simplement une représentation mathématique de l’image en utilisant 10.000 variables.»

Notez-bien le “simplement” !

Démo animée ici : www.like.com/flashtour

Surcharge d’information du 20 novembre 2006

Surcharge informationnelle

Une journée placée sous le signe de la surcharge informationnelle avec mille cent onze messages non-lus dans l’agrégateur, deux cent vingt message à lire dans ma messagerie, et cent vingt-cinq autres (qui n’apparaissent pas sur la capture) dans la messagerie en ligne de Gmail.

La gestion du chaos est sans aucun doute une discipline promise à un bel avenir.

Et, si l’on en croit cette article du NewScientist, une conséquence directe sur mon QI (déjà pas bien élevé..) qui risque de perdre 10 points dès que j’aurais analysé ce flot d’informations !

Un moyen détourné aussi de me faire pardonner auprès de ceux à qui je n’aurais pas répondu assez rapidement ces dernières 24 heures… :-)

Manager en bordure du chaos

Chaos
Photo Ryan Gallagher

Manager en bordure du chaos c’est trouver cette frontière ténue sur laquelle les personnes et leurs organisations pourront mettre en phase leur créativité avec le monde extérieur.

Les intelligences individuelles à l’intérieur d’organisations structurées ne suffisent plus à assurer le succès des entreprises.

Car l’environnement dans lequel évoluent aujourd’hui les organisations n’est plus prédictible.

Les rythmes internes des entreprises sont inévitablement amenés à se désynchroniser des rythmes externes.

Les organisations qui vont rapidement dépasser les autres sont celles qui, dès maintenant, vont mettre en pratique l’intelligence collective.

Les entreprises qui se considèrent comme des navires étanches au monde extérieur vont traverser le chaos comme on traverse un océan déchaîné. Il est probable que peu d’entre elles arriveront à destination.

L’entreprise qui évolue sur la bordure du chaos est une organisation ouverte et connectée en permanente sur l’extérieur. Elle se développe dans un écosystème d’information, et y puise ses ressources.

En élargissant ses points de contacts avec son environnement, l’organisation multiplie ses possibilités d’évolution.

A présent, la bordure du chaos est bien le lieu de l’émergence et de l’innovation pour les entreprises 2.0.

Je dédie cette courte réflexion aux personnes rencontrées ces dernières semaines avec qui nous avons pu partager en toute simplicité nos points de vues. Ces réflexions me guident à présent dans la mise en place d’un réseau de compétences (Les Explorateurs du Web 2.0), ouvert et indépendant, regroupant des personnes réunies par un heureux mélange de hasards et d’affinités.

Mash-Pit chez Google avec Rasmus Lerdorf, le père du PHP



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - (.mov) - Durée : 10:13

 

Nouvelle journée dans les locaux de Google à Paris, pour participer ce dimanche à un Mash-Pit. Comme les BarCamps, il s’agit encore d’un concept venu d’outre-Atlantique !

Manifestation inventée par Chris Messina, le terme Mash-Pit a certainement été inspiré de Mosh Pit, une sorte de danse tribale punk/hardcore des années 70, où les participants forment généralement un cercle. Ici le terme utilisé : “Mash” est emprunté aux Mashups, des applications web hybrides reprenant des sources externes préexistantes (API, flux RSS, Javascripts…).

Donc, même si on ne comprend pas tout, on perçoit bien que le concept du Mash-Pit est un truc composite, reprenant lui-même d’autres trucs composites… et qui permet à un groupe de personnes de faire quelque chose ensemble.

La finalité du Mash-Pit (ou Mashpit) est de réaliser, en petits groupes et en une journée, des mini-applications utilisant des web-services.

On est là dans cette zone appelée “la bordure du chaos“, que j’affectionne tout particulièrement, car l’on sur cette frontière ténue, les phénomènes d’auto-organisation qui conduisent, notamment, à l’émergence du vivant et de l’intelligence.

Mash-Pit or MashPit

Déroulement de la journée
Les sujets sont proposés par les participants le jour même et un vote est organisé pour choisir quels sont les projets qui seront développés.

Dimanche 12 novembre, dans les locaux de Google, 3 équipes de 6 à 12 personnes ont été constituées, et 3 applications ont été développées.

Rasmus Lerdorf and Ori Pekelman
Assis au milieu : Ori Pekelman, debout : Rasmus Lerdorf, à droite : Alexandre Solleiro.

On notera le présence, très médiatique, de Rasmus Lerdorf, l’inventeur du PHP, mais aussi celle de Steffen Meschkat, créateur des Google maps. On citera également Eric Case, directeur des blogs chez Google Code, et donc très impliqué dans l’activité de Blogger.

Les Mash-Pit nous alertent, une fois de plus, sur les changements qu’il est urgent d’engager dans nos entreprises et dans nos organisations, ce que rappelait récemment ici Jean-Pierre Corniou. Changements qui doivent commercer, bien-sûr, par ceux de nos modes de pensées.

Car aujourd’hui, c’est un fait, il faut désormais composer avec le chaos conséquent à l’évolution accélérée d’un environnement de plus en plus complexe…

Site officiel : http://mashpit.org/
Wiki officiel : http://mashpit.pbwiki.com/MashPitParis
L’API Crowd-Up, développée lors du mashpit

BarCamp Paris chez Google



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) — Durée : 22:08


Ambiance californienne chez Google à l’occasion du BarCamp Paris numéro 7 qui s’est déroulé aujourd’hui samedi 11 novembre, en ses locaux, avenue de l’Opéra.

Les participants se présentent tous successivement en 3 tags. Et histoire de voir si cela va faire exploser mon Page Rank Google, je n’hésite pas ici à les retranscrirent dans l’ordre de leur énumération intégralement sous forme d’un nuage de tags ! :-)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Tiens, on dirait que le tag Web 2.0 est passé en arrière plan !

Pour l’anecdote, c’est grâce à l’inscription de Tariq Krim, dont j’ai pris le nom pour passer la barrière de sécurité (!), que j’ai pu participer, à sa place, à cette journée BarCamp. Merci Tariq.

Le Web 2.0 en images

web 2.0 logo image icon

Chaque jour RU3.com reçoit plusieurs dizaines de visites à la suite de la requête suivante sur Google images :

Rechercher "Web 2.0" sur Google images

Je dois rendre ici justice à Ludwig Gatzke, le créateur du collage original.

J’en profite pour donner ici une méthode qui permet d’automatiser la création de ce type d’image. Pour cela il suffit de se rendre sur Flickr Leech. La méthode par défaut, appelée “Interestingness”, permet de créer une mosaïque de vignettes générée par un choix aléatoire d’images publiées sur Flickr au jour choisi (ci-dessous) :

Flickr Leech

Le résultat est l’image suivante :

Flickr Leech image du 10 novembre 2006

Pour générer une mosaïque de logos Web 2.0, l’astuce consiste à trouver sur Flickr un groupe, un set, ou un compte, qui ne publie que des logos Web 2.0 !

Je vous livre donc ici un exemple avec une mosaïque générée à partir du compte intitulé : Web 2.0’s photos.

Il s’agit en réalité d’un très habile détournement de logos “traditionnels” (Enron, Coca-Cola, BMW…) redesignés à la sauce Web 2.0 !

Le numéro de compte Flickr : 58206581@N00 est indiqué par l’URL.

Après avoir choisit dans FlickrLeech l’option “By User ID“, il suffit de coller ce numéro de compte (NSID) dans le champ prévu à cet effet, comme indiqué ci-dessous :

Flickr Leech par numero de compte

Et d’admirer le résultat obtenu :

Logos du Web 2.0 a partir de vignettes generes par Flickr

Adresse permanente de l’image dynamique ici.

Il ne vous reste plus qu’à vous essayer à votre tour à la création de collage originaux.

Luc Steels : il est impossible de programmer l’intelligence



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 06:53
 

Pour Luc Steels l’intelligence artificielle est maintenant omniprésente dans notre environnement. Les algorithmes du moteur de recherche Google utilisent par exemple des techniques d’intelligence artificielle. Microsoft Word utilise aussi des algorithmes d’intelligence artificielle pour la correction grammaticale. Les jeux, comme les Sims, font également appel à l’IA, notamment aux systèmes multiagents (SMA). De même de nombreux sites et services web utilisent des techniques issues de l’intelligence artificielle.

Mais il ne faut surtout pas négliger l’attitude expérimentale : c’est en construisant des systèmes qu’on fera des progrès.

Il est impossible de programmer l’intelligence, car l’intelligence est tellement complexe qu’il n’est pas possible de la transcrire en lignes de code.

L’intelligence et la connaissance humaine ne sont pas transposables dans une machine. C’est plutôt la démarche de l’intelligence humaine, notamment à travers l’utilisation de systèmes autonomes et multiagents, qui est imitable. Il s’agit dès lors de savoir comment le langage peu émerger entre ces agents artificiels. C’est pourquoi nous devons travailler sur ces questions de l’émergence.

Luc Steels nous propose quelques pistes de réflexion pour le développement de l’IA :

L’intelligence artificielle doit nous aider a résoudre les problèmes liés à la complexité des gros systèmes et des réseaux. Notamment pour gérer la sécurité, la surinformation, ou encore la fiabilité de ces systèmes.

Comment vivre ensemble mais sans perdre la richesse de nos diversités culturelles ? Le web et ces outils peuvent nous aider dans ce sens. Et l’intelligence artificielle doit nous aider

Si nous continuons sur notre lancée, nous allons arriver à une catastrophe écologique : nous avons la mission, nous scientifiques, d’assumer nos responsabilités et proposer rapidement des solutions à ce problème majeur.

Luc Steels est chercheur en intelligence artificielle depuis 35 ans. Il est actuellement directeur du laboratoire Computer Science Lab (CSL) de Sony, à Paris.

Les cinquante ans de l’intelligence artificielle



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 06:57
 

50 ans d’intelligence artificielle pour nous conduire au constat suivant : il n’existe pas de système intelligent sans homme dans le système.

Alors que certains y verront un échec de l’IA, je pense qu’il s’agit en réalité d’une erreur de définition de l’intelligence artificielle.

On a fondé en effet trop d’espoir sur la machine, et aussi largement sous-estimé la complexité de l’intelligence humaine. L’intelligence humaine étant elle-même un écosystème ouvert, et non un système clos comme l’est une machine, il me semble évident que l’intelligence artificielle n’est envisageable que de façon systémique, ou symbiotique, avec l’homme. Et qu’elle doit-être utilisée pour collaborer et assister l’humain sur ces points faibles, comme par exemple ses capacités computationnelles et sa mémoire.

On se rapproche donc de concepts d’homme étendu ou d’intelligence étendue, où l’homme et la machine se complètent dans l’action, davantage qu’ils ne s’excluraient dans une opposition entre intelligence humaine et intelligence artificielle. L’intelligence collective ne serait-elle pas finalement l’aboutissement de cette symbiose homme(s)-machine(s) étendue à l’échelle de la planète ?

Cette trop courte demi-journée fût l’occasion de quelques brillantes présentations, dont vous n’aurez ici qu’en très bref aperçu, en dehors de celle de Luc Steels qui fait l’objet d’une vidéo du 7 minutes.

Première partie avec Jacques Pitrat (Paris-VI, CNRS), Jean-Gabriel Ganascia (Paris-VI), Jérôme Euzenat (INRIA) en animateur de débat, Yves Caseau (Bouygues), Jean-Luc Dormoy (CEA), Luc Steels (Sony CSL), Yves Demazeau (IMAG), Pierre Tchounikine (LIUM) et François Cabestaing (Lille-I).

Seconde partie avec L’IA au coeur des grands programmes et de l’Europe, avec Bertrand Braunschweig (ANR), François Cuny (System@tic) et Patrick Corsi (Kinnsys).

Puis débat de clôture animé par Eunika Mercier-Laurent (Lyon-III) avec la participation de Patrick Taillibert, (Thalès), Patrick Albert, (Ilog), Vincent Lemaire (France-Télécom), Paul Bourgine (Ecole Polytechnique) et Michèle Sebag (Paris-XI, CNRS).

Les 50 ans de l’intelligence artificielle est une manifestation organisée par Michèle Sebag et Eunika Mercier-Laurent de l’Afia, association française d’intelligence artificielle.

Plus d’infos sur le programme, sur le site de l’Afia.

La fin de l’annuaire Google basé sur Dmoz ?

google-annuaire

Qui utilise encore aujourd’hui l’annuaire de Google, basé sur le travail de fourmis de 74.719 éditeurs bénévoles, et dont je fais très modestement parti ?

Et qui s’est aperçu depuis ces quinze derniers jours, qu’il est impossible de soumettre de nouveaux sites aux éditeurs ? Est-ce le signe avant coureur de la fin de cet annuaire, basé en réalité sur Dmoz, Open Directory Project, la plus importante base de données “construite par des humains” et utilisée non seulement par Google, mais aussi par ses concurrents, et notamment Yahoo Directory.

DMOZ-unavailable

Un problème technique qualifié de critique paralyse en effet la base de données qui référence plus de 4 millions d’adresses, et empêche toute intervention de la part des milliers d’éditeurs réduits pour le moment à échanger leur sentiment d’impuissance dans les forums internes. On y apprend, que la réparation prendra certainement encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines !

N’est-ce pas le signe précurseur de la fin de ce modèle basé sur la modération “humaine”, et que rappelle le slogan du projet : “human do it better” ? Car pour connaître le problème personnellement, la mise à jour continuelle des centaines de milliers de nouveaux sites soumis chaque jour à l’appréciation des éditeurs, est une tâche sans fin, de plus en plus lourde, et finalement très peu valorisante.

Finalement, les robots qui indexent continuellement, et sans fatigue, le web, n’ont-ils pas eu raison des humains ?

Dmoz, édition francophone

Patrick Saint-Jean : 40 ans de recherche en intelligence artificielle


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 05:01

A l’occasion des 50 ans de l’Intelligence Artificielle, rencontre avec Patrick Saint-Jean, une figure de la cybernétique et de la systémique, maître de conférence à l’École Normale supérieure de Cachan.

Ancien collaborateur de Iannis Xénakis, le travail de Patrick Saint-Jean a surtout été influencé par des personnalités remarquables telles que : Kevin Kelly, Louis Couffignal, Louis Lapicque, Norbert Wiener, Nicolas Schöffer, Henri Laborit, Von Bertalanffy, et Marvin Minsky.

Patrick Saint-Jean présente ici un système de représentation dynamique de concepts : le “Polyagogic cyberspace“. La démo est basée sur le sommaire d’un ouvrage de référence : Intelligence artificielle, de Stuart Russell et Peter Norvig.

Le nom de PolyAgogie a été donnée par Iannis Xenakis en 1976 au Système Informatique de Laboratoire Opérationnel pour la Composition Musicale et Visuelle (SILOCOMUVI) conçu par Patrick Saint-Jean. C’est dans les années 90 qu’il a conçu une nouvelle version plus cybernétique et systémique appelée PolyAgogic CyberSpace, en hommage à son regretté maître Xenakis, et présentée à la Cité des Sciences au Colloque ASTI 2001.

Plus d’informations sur les travaux de Patrick Saint-Jean :

Agogique : Nom proposé par H. Riemann pour désigner la doctrine du mouvement dans l’exécution musicale.

Bernard Girard : le succès de Google n’est pas exclusivement lié à sa technologie



Durée : 1 minute.

«…Mais aussi à son mode de management. » C’est la thèse que défend Bernard Girard, consultant en management, dans son dernier livre “Le modèle Google”(MM2 Editions).

Quatre exemples édifiants qui font la différence du management à la Google :

  • Google dépense 70 % de ses revenus en recherche et développement.
  • Google paie ses ingénieurs pour développer leurs projets personnels à hauteur de 20% de leur temps de travail.
  • Les équipes d’ingénieurs sont limitées à 5 ou 6 personnes, et n’ont ni cahier des charges, ni planning à respecter, pourvu que les projets ne dépassent pas quelques semaines.
  • Google ne paie aucun commercial pour gérer de la relation clients qui est totalement automatisée. Les tarifs des mots-clés AdSense sont en effet fixés de façon dynamique en fonction de l’offre et de la demande.

Pour confirmer la thèse de Bernard Girard, on lira avec intérêt Philipp Lenssen, grand observateur de Google, qui a publié deux documents internes qui donnent les grandes orientations de Google pour 2006 ainsi que les principaux objectifs réalisés fin septembre.

Extraits (via : Jean-Marie Leray)

  • Pour améliorer la productivité de ses ingénieurs, Google met à la disposition de ses personnels un outil universel de recherche « contenant toutes les informations classées publiques générées par toutes les recherches effectuées sur Google. »
  • (…) Google veut que ses outils soient installés sur tous les ordinateurs (du monde ?) et souhaite intensifier le déploiement de son Google Pack, notamment à destination des nouveaux internautes.

Voir l’interview de Bernard Girard réalisée par Jean-Michel Billaut “Connaissez-vous Girard ?”
Sur AdScriptum :Google : objectifs et orientations 2006
Sur Google Blogoscoped : Google’s Internal Company Goals

Sylvie Le Bars : organiser son information grâce au Web 2.0



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 05:48

Dans la veine d’un Frédéric Cavazza, ou d’un Jean-François Ruiz, Sylvie Le Bars fait partie de ces personnes qui savent rendre intelligible le complexe.

Mais avec un avantage non négligeable sur ses confrères : celui de sa sensibilité féminine.
Dans la surabondance des services offerts par le Web 2.0, il n’est pas toujours facile en effet de sentir le bon filon. Rien de mieux croyez-moi que de se fier à l’intuition éclairée de Sylvie Le Bars.

Adresses des exemples cités dans l’extrait vidéo de la présentation :

Sylvie Le Bars blogue sur Arkandis
On en parle sur Globeing.net

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