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La déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux

Représentation du réseau social de Luc Legay dans Facebook

Après le code de bonne conduite pour la blogosphère, Voici la déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux.

Produite à l’initiative de Marc Canter, de Michael Arrington, de Robert Scoble, et de Joseph Smarr, voici ma tentative de traduction française de A Bill of Rights for Users of the Social Web.

Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent bénéficier des droits fondamentaux suivants :

  1. Conserver la propriété de leurs informations personnelles : profil personnel, liste des contacts, contenus produits (ou liens vers ses contenus)
  2. Le contrôle du partage de ces informations personnelles
  3. La liberté d’autoriser un site, tiers de confiance, d’accéder durablement à ces informations personnelles.

Les sites qui adhèrent à ces droits fondamentaux doivent permettrent à leurs utilisateurs :

  1. De syndiquer leurs informations personnelles en utilisant une URL permanente ou une API utilisant un format de données ouvert;
  2. De syndiquer leurs contenus à l’extérieur du site;
  3. De relier leurs pages d’informations personnelles à des identifiants externes et publics
  4. De découvrir qui utilise le site parmi leurs contacts, à l’aide d’identifiants identiques à l’intérieur du site et en dehors du site.

L’heure étant à la multiplication de nos identités à travers la multiplication des services de réseaux sociaux, la démarche paraît plus qu’urgente pour beaucoup d’entre-nous

RU3 au centre de la blogosphère ?

Blogosphère
Une représentation graphique de la blogosphère publiée dans © Il Sole 24 Ore (déc. 2006).

Au centre… avec 100 autres blogs, c’est en effet ce qu’affirme Criteo, un fournisseur de solutions construites autour d’un moteur “prédictif” de recommandations, développé en collaboration avec des chercheurs de l’INRIA.

Criteo a entrepris de définir le centre de la blogosphère en classant les 100 blogs les plus lus, par les plus “gros” lecteurs de blogs… C’est-à-dire par les lecteurs qui lisent (ou qui parcourent…) le plus de blogs.

Ce qui permet, selon Criteo, de déterminer une sorte de centre géographique de la blogsphère. Centre où les lecteurs se retrouvent le plus souvent.

Difficile de comparer toutefois l’audience des sites classés dans ce top 100, puisque, AccessOWeb, situé en première place, revendique près de 5000 lecteurs de son fil RSS, alors que RU3, centième et dernier du top, n’en compte que 400…

Quoiqu’il en soit, merci aux 400 fidèles lecteurs, grâce auxquels RU3 peut revendiquer d’être désormais “au centre” de la blogosphère ! (Bon, d’accord : au bord du centre…)

A noter : Autoroll, un widget produit par Criteo, est utilisé en test sur RU3 depuis plusieurs mois (voir plus bas à droite, rubrique “En Test”). Ce widget permet de générer automatiquement une blogliste (une liste de blogs) dynamique de sites en relation avec les centres d’intérêts des lecteurs de RU3.

Autorité informationnelle contre popularité

autorité informationnelle

Représentation de l’autorité informationnelle au centre (i), définie par l’autorité énonciative (E), l’autorité de contenu (C), l’autorité du support (S) et l’autorité du groupe, ou de l’institution (G). (Libre interprétation de Luc Legay réalisée à partir des travaux d’Evelyne Broudoux).


La pertinence des résultats de recherche donnés par Google ou Technorati est souvent prise en défaut. Car ces moteurs de recherche confondent trop souvent l’autorité d’un document avec sa popularité.

Pourtant « une écrasante majorité d’utilisateurs considère que les résultats donnés par les moteurs de recherche sont fiables », explique Evelyne Broudoux, alors que ces moteurs font davantage autorité par opacité sur la façon de calculer la pertinence de l’information.

Evelyne Broudoux, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication est l’auteur d’une publication où elle propose de définir un nouveau type d’autorité : l’autorité informationnelle.

Cette forme se fonde sur quatre types d’attribution d’autorités distinctes mais interdépendantes :

  • Autorité énonciative (auteur, mais aussi traducteurs et commentateurs…)
  • Autorité institutionnelle (éditeur, distributeur),
  • Autorité de contenu (genre, qualité, sources, paratexte…),
  • Autorité du support de publication (unique, périodique, multi-édition, audio…)

En appliquant ce modèle d’autorité au contexte d’une publication sur le web, l’auteur constate un réel changement de paradigme. Par exemple, l’autorité institutionnelle s’affaiblit sous l’effet de l’influence des groupes et des communautés (”G” dans le schéma, pour autorité du groupe). Le support de publication (”S” dans le schéma), qui devient sur le web l’outil de publication (blog, wiki, forum…), contribue largement au mélange des rôles, notamment entre celui d’éditeur, d’auteur, de modérateur, ou de transformateur de contenu.

Dans le schéma réalisé ici, j’ai tenté d’interpréter visuellement les relations d’interdépendance des autorités qui construisent l’autorité informationnelle centrale décrite par Evelyne Broudoux.

Cette proposition qui consiste à préciser le poids des différents acteurs susceptibles de faire autorité, conduit en fin de compte à une remise en question globale des autorités. Et par conséquent des notions de confiance et de légitimité rattachées à l’information.

Evelyne Broudoux : Construction de l’autorité informationnelle sur le web.
Via : Jean-Luc Raymond.

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