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Joël Ronez : les outils communautaires au service des médias


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Avec une quinzaine de personnes issues des médias, j’ai répondu présent à l’invitation sympathique d’Olivier Creiche, directeur général Europe de Six Apart, pour un petit-déjeuner débat animé par Joël Ronez.

On pouvait y croiser quelques respectables personnes, essentiellement responsables de quotidiens, de radios ou de télévisions. Une occasion trop belle pour Joël Ronez, un Explorateur du Web, qui n’a pas manqué de déployer ses talents d’orateur pour pointer du doigt certaines maladresses dans la stratégie internet de la part des médias traditionnels.

Voici un résumé, remixé à ma sauce, de l’exposé de Joël Ronez. Car, pour l’avoir pratiqué également, le sujet des médias face à la transition numérique, ne me laisse pas indifférent…

Il ne faut plus voir le web comme des pages. Mais comme un flux de conversations. Pour les médias, il s’agit maintenant de savoir organiser ce flux. Pour cela on doit procéder avec des méthodes totalement différentes de celles utilisées dans le cadre des publications périodiques.

Le rôle de l’éditeur web est souvent oublié par les médias traditionnels. Il y a encore trop peu de liens dans les textes mis en ligne, et la plupart des titres ne sont pas adaptés à la publication en ligne.

Avec la mise en place de blogs et de sites interactifs par les médias, la tendance c’est de tester et d’expérimenter. Quitte à changer de stratégie en route.

Sur un blog, même collectif, il faut impérativement identifier l’auteur. C’est une démarche qu’oublient parfois les médias traditionnels qui privilégient plutôt l’homogénéité du discours et la marque, alors qu’il devraient privilégier les auteurs.

Après dix ans de web, la plupart des éditeurs de sites web ne savent toujours pas utiliser les liens hypertextes. On a le plus souvent des textes autosuffisants, et sans connexion vers l’extérieur.

Aujourd’hui l’innovation n’est plus dans l’entreprise. Chez soi, le niveau d’équipement internet est souvent plus performant que celui que l’on retrouve dans son entreprise. Alors que l’entreprise devrait-être l’endroit où l’on est le plus productif. C’est pourquoi l’innovation se fait, malheureusement, de plus en plus hors des entreprises.

Le blog de Joël Ronez : [Cup Of Tea] Blog

Wiki School (3) : les explorateurs et passeurs du Web

J’ai eu le grand privilège de vous annoncer pour la première fois, à l’occasion de cette Wiki School vidéocastée, l’existence des « Explorateurs » du Web, 1, 2, 3 et au-delà.

Leur mission : découvrir, comprendre, simplifier et enfin transmettre aux autres, leur connaissance de ces nouveaux outils qui sont maintenant à portée de main. Des outils le plus souvent très simples d’utilisation, mais dont la profusion provoque quelques peurs bien légitimes.

Le groupe, qui réuni aujourd’hui seize personnes, expérimentateurs et experts des usages du web, travaille à de prochaines publications collectives qui permettrons aux non-initiés de mettre en application de nouvelles pratiques. En mars, les Explorateurs et Passeurs du web, seront à Clermont-Ferrand dans le cadre du festival international VidéoFormes pour une participation active à des forums et ateliers où l’on pratiquera les outils innovants du Web 2.0 et plus…

Les explorateurs du Web 2.0
De gauche à droite, en haut : Frédéric Soussin, Sylvie Le Bars, Sébastien Sauteur, Luc Legay, Marc Tirel, Mathieu Coste. En bas : Jean-Marie Le Ray, Franck Dumesnil, Xavier de Mazenod, Loiez Deniel.

En savoir plus sur les Explorateurs du Web :

Wiki School (2) : Les tontines de quartiers

Mathieu Coste et Jean-Christophe Capelli présentent les tontines de quartiers et les tontines de blogueurs. Des initiatives concrètes qui permettent à des personnes voisines, ou en proximité de connaissance, de financer très simplement des équipements collectifs, sans recours à un organisme bancaire. La relation est basée sur la confiance entre les participants. Une expérience plutôt positive est amorcée à Bordeaux : les tontinophiles de la Place des Grands Hommes.

Pour les parisiens, un prochain RDV à ne pas manquer : Dimanche 7 janvier, au café-restaurant le Père Fouettard, 9 rue Pierre Lescot, à Paris.

Plus d’infos sur le blog : « La Tontine des blogueurs » et sur le wiki : Tontine des blogueurs.

Wiki School (1) : lieu d’apprentissage des usages innovants

C’est ouvert, libre et gratuit, et cela se passe tous les premiers mercredi du mois à Paris, place de Valois.
On y parle de wiki, mais pas seulement. Les nouveaux usages d’internet y sont expliqués et montrés. Malgré son nom, l’ambiance de la wiki-school n’est pas très scolaire, mais plutôt proche d’une réunion de buveurs de bières.

Christophe Ducamp nous explique comment décupler l’intérêt d’un blog en connectant une page wiki sur chaque page du blog. Une discussion d’élaboration du concept du wiki gouverné par le blog est ouverte sur CraoWiki qui devra trouver sa première application sur le site francophone dédié aux Microformats.

Frédéric Soussin : un blog c’est la reconnaissance d’un territoire


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Comment impliquer les individus à défendre l’intérêt collectif ? Extraits d’un (dis)cours magistral de clarté et d’intelligence de Frédéric Soussin.

« L’erreur qui était fréquente avant, c’était de demander aux autres de changer. Mais on ne peut pas changer les autres. Et ce fut surement la plus grosse erreur des premières communautés. Car la collaboration n’est pas un objectif en soi.

Aujourd’hui la bonne stratégie c’est la défense de l’intérêt collectif.
Pour cela il est préférable de commencer par impliquer seulement cinq personnes, même dans une entreprise de 10 000 personnes.

L’effet de viralité part toujours de la base. Quelque soit l’environnement.

Il faut avoir comme objectif l’intérêt collectif et non pas la collaboration ou la création de communauté, car il peut y avoir des effets sectaires, des oppositions, des contradictions.

Les blogs permettent d’amorcer une démarche de coopération collective.
Pour défendre l’intérêt collectif il faut obtenir en retour de la reconnaissance. Il faut reconnaitre l’individu dans sa création.

A l’extrême, il est préférable de laisser faire seuls ceux qui contribuent mieux seuls ; mais que tout le monde en profite. Et tout le monde sait que c’est moi.

En somme le blog est peut-être l’outil fondamental pour l’entreprise.
Car le blog c’est la reconnaissance d’un territoire.

Sur Internet, en effet, le plus difficile est de savoir où l’on habite.
Il est important que les contributeurs du blog de l’entreprise signent leurs articles, et qu’ils s’engagent ainsi personnellement.

Assumer la paternité de sa production n’est pas un risque. C’est une façon d’exister.

Dans l’entreprise il faut donc attribuer des territoires aux individus. Si nécessaire, un blog égale une personne. Et rassembler sur un seul blog ceux qui se sentent en affinité.

En somme il faut pousser les individus à contribuer à la communication de leurs organisations en leur offrant des territoires dans lesquels ils se sentent pleinement valorisés.

Une logique de formation entre pairs convient bien à ce type d’organisation.
On affecte alors à chacun la responsabilité d’espaces de formations, de savoir faire et de bulles de compétences. On donne ainsi aux individus des objectifs de contribution à l’intérêt collectif.

L’intérêt final de toutes ces technologies de facilitation, est de pouvoir agréger les contributions au niveau supérieur, afin de constituer un véritable média qui puisse être vu par une collectivité bien plus large. Et d’offrir par la suite des vues métiers spécifiques, par exemple orientées sur la production ou sur le marketing.

On sauve ainsi l’intérêt collectif grâce aux contributions individuelles, et on enrichi collectivement le débat.

En somme, il faut satisfaire l’égo des individus pour qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. »

Extraits, librement retranscrits par moi-même (Luc Legay), de l’intervention de Frédéric Soussin dans la MasterClass « Communautés 2006 » qui s’est déroulée dans le cadre des rencontres ICC’2006, à Paris, en partenariat avec l’Académie de l’efficacité collective et du travail collaboratif et en réseau, et animée par Richard Collin (ICCE).