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Les Explorateurs du Web se prêtent au jeu de Google History

Search activity on Google history
Image plein écran http://tinyurl.com/google-history

Quand faut-il communiquer ? Quel est le mois le plus porteur ? Quel est le jour idéal ? A quelle heure sera-t-on lu ? Autant de questions que toute statégie de communication sur le Web doit sérieusement prendre en considération.

Et de quoi alimenter les réflexions après le discours d’Hervé Druez sur les stratégies de présence des entreprises sur le Web.

Ce graphe a été réalisé à partir de l’activité cumulée d’une vingtaine d’Explorateurs du Web sur le moteur de recherche Google. Le graphique a été réalisé avec les données recueillies individuellement auprès des internautes qui ont bien voulu jouer le jeu, en me transmettant leur capture de la page Google History.

Pourquoi ne pas avoir fait un graph avec une courbe qui prenne en compte la moyenne de notre activité ? Ceux qui me connaissent un peu savent que j’aime la logique floue.

Aussi la représentation que j’ai préférée est celle de la superposition des données individuelles qui permet de mettre en évidence les pratiques hors moyenne et souvent intéressantes.

On notera par exemple, sur le graphe horaire, l’activité nocturne, et peu majoritaire, de certains explorateurs entre 23 heures (11 PM) et 2 heures du matin… Ainsi que ce pic d’activité, minoritaire également, vers 18 heures (6 PM).

Voici les Explorateurs qui se sont prêtés au jeu : Albertine Meunier, Alexandre Israël, Sébastien Bailly, Cédric Motte, Jean-Baptiste Ingold, Mario Asselin, Jean-Marie Leray, Cédric Ringenbach, Loïc Haÿ, Xavier de Mazenod, Philippe Gammaire, Franck Hashas, Marc Tirel, Grégoire Japiot, Jean-Luc Bergonzi, Yan Thoinet, Yan Leroux, Olivier Auber et moi-même (Luc Legay)
(A noter que les données de Sophie Januel, Loiez Deniel et Sébastien Sauteur n’ont pas été prisent en compte faute d’être disponibles, ou parce que non-représentatives)

Vos commentaires sont les bienvenus.

Mon réseau social est bien plus intelligent que Google

my social network more intelligent than Google

Jusqu’en 2007 pour répondre à mes questions, j’interrogeais Google. En 2008, j’interroge directement mes amis.

Par exemple, à la question : “quel est le meilleur langage pour développer une application web ?” le meilleur moteur de recherche du monde ne me donne pas de réponse satisfaisante.

J’ai posé la question à vingt personnes sélectionnées parmi mes 274 relations directes enregistrées dans Linkedin.

En moins de 24 heures, dix-sept personnes sur vingt avaient répondu à ma question.
Et certaines de façon très détaillée. Deux d’entres-elles m’ont même appelé pour me donner leur réponse par téléphone.

La réalité est que Linkedin est bien plus intelligent que Google.

Essayez maintenant de trouver avec Google les meilleures sources d’inspiration pour réaliser le design de vos prochaines cartes de visite. Vous serez immédiatement perdu dans quelques millions de propositions, renvoyant pour la plupart à des offres commerciales de réalisation et d’impression de vos cartes de visite.

Utilisez maintenant Del.icio.us, en indiquant les mots-clés suivants : inspiration, business, card vous obtiendrez alors une centaine de liens jugés pertinents par des milliers d’utilisateurs. Vous y trouverez par exemple cet album dans Flickr, indexé par plus de 4000 personnes.

La réalité est que Del.icio.us est bien plus intelligent que Google.

Et lorsqu’a mon tour j’utilise Del.icio.us pour bookmarquer une page web (c’est à dire pour conserver l’adresse d’une page dans ses liens favoris), je m’efforce d’y ajouter quelques tags (mots-clés) pertinents. Ces tags me permettront de retouver plus rapidement ce lien ultérieurement. Et ils faciliteront aussi la tâche de ceux qui recherchent une information en rapport avec cette page.

J’ajoute aussi à ce lien bookmarqué un commentaire. Ce commentaire génère automatiquement (via Twitterfeed) un message dans Twitter.

Twitter n’est pas vraiment un réseau social, ni vraiment un système de publication, ni vraiment une messagerie instantanée, ni vraiment système d’alerte SMS.

Mais Twitter est vraiment un peu tout cela à la fois.
Aujourd’hui Twitter est de loin ma première source d’information sur internet.

Sur les quarante twitts (messages dans Twitter) que je reçois en moyenne chaque jour, j’en lis vraiment une vingtaine. Parmi ceux-là, une demi-douzaine me seront directement utiles.

La réalité est que Twitter est bien plus intelligent que Google.

Aujourd’hui, que ce soit avec Linkedin, Del.icio.us, Twitter, mais aussi Facebook, Skype ou Flickr, ce n’est plus l’intelligence artificielle des robots d’indexation qui m’apportent des réponses.

Ce sont bien les internautes eux-mêmes.

Et je peux affirmer qu’en 2008, ma compréhension d’internet passera à 99% par les contacts présents dans mes réseaux sociaux, et a 1% par Google.

Oserai-je dire qu’il s’agit d’intelligence collective ? En tout cas cela ressemble bien à une “tentative d’intelligence collective“.

La déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux

Représentation du réseau social de Luc Legay dans Facebook

Après le code de bonne conduite pour la blogosphère, Voici la déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux.

Produite à l’initiative de Marc Canter, de Michael Arrington, de Robert Scoble, et de Joseph Smarr, voici ma tentative de traduction française de A Bill of Rights for Users of the Social Web.

Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent bénéficier des droits fondamentaux suivants :

  1. Conserver la propriété de leurs informations personnelles : profil personnel, liste des contacts, contenus produits (ou liens vers ses contenus)
  2. Le contrôle du partage de ces informations personnelles
  3. La liberté d’autoriser un site, tiers de confiance, d’accéder durablement à ces informations personnelles.

Les sites qui adhèrent à ces droits fondamentaux doivent permettrent à leurs utilisateurs :

  1. De syndiquer leurs informations personnelles en utilisant une URL permanente ou une API utilisant un format de données ouvert;
  2. De syndiquer leurs contenus à l’extérieur du site;
  3. De relier leurs pages d’informations personnelles à des identifiants externes et publics
  4. De découvrir qui utilise le site parmi leurs contacts, à l’aide d’identifiants identiques à l’intérieur du site et en dehors du site.

L’heure étant à la multiplication de nos identités à travers la multiplication des services de réseaux sociaux, la démarche paraît plus qu’urgente pour beaucoup d’entre-nous

Ils sont (presque tous) passés au Barcamp chez Yahoo le 12 mai 2007…



Lire la vidéo (durée : 14 min.) - Format QT et sur même sur Dailymotion

Et quelques-uns d’entre-eux sont passés devant l’objectif de la caméra qui n’a pu capter que 14 minutes de ce rendez-vous (presque trop) parisien.
Read more »

BarCampParis 10 : pour un espace de coworking à Paris



Lire la vidéo (durée : 6 min.) Version QT

Le dernier BarCamp Paris s’est déroulé le 3 avril 2007 au E-Dune café. A l’ordre du jour, l’ouverture du premier espace de Coworking à Paris.

Le coworking est né d’une idée de Brad Neuberg constatant que certains employés préféraient travailler au café, plutôt qu’au bureau. Pour une question de convivialité, mais aussi par manque d’espace au bureau.

Le coworking se décline en deux types, des lieux spécifiquement dédiés aux indépendants en recherche d’espaces partagés, et des lieux partagés intégrés à des entreprises existantes, pour ses salariés.

Les lieux de coworking favorisent les échanges et la créativité des coworkers. Les premiers espaces de coworking se sont ouverts aux Etats-Unis. En France, c’est avec le soutien de France-Télécom, et grâce aux initiatives conjointes de la Fing et de Silicon Sentier, que le premier espace de coworking à Paris va bientôt voir le jour.

Le nuage de tags des participants du BarCampParis 10 :

Les microformats vont-ils tuer les sites de commerce en ligne ?


Qu’est ce qu’un microformat ? Comment utiliser les microformats ? Et pourquoi, à terme, les micro-formats vont bouleverser le modèle économique actuel des grandes plateformes de commerce en ligne ?

 
Quelques tentatives de réponses en images à l’occasion du dixième CantineCamp, qui réunissait hier à Paris, autour de son invité, Yann Gourvennec, Jean-Christophe Capelli, Pierre Philippe Cormeraie, Maria Hirsch, Christophe Ducamp, Olivier Auber, Michel-Bernand Mantel, Olivier Seres, et moi-même (Luc Legay).

Wiki School (3) : les explorateurs et passeurs du Web



J’ai eu le grand privilège de vous annoncer pour la première fois, à l’occasion de cette Wiki School vidéocastée, l’existence des “Explorateurs” du Web, 1, 2, 3 et au-delà.

Leur mission : découvrir, comprendre, simplifier et enfin transmettre aux autres, leur connaissance de ces nouveaux outils qui sont maintenant à portée de main. Des outils le plus souvent très simples d’utilisation, mais dont la profusion provoque quelques peurs bien légitimes.

Le groupe, qui réuni aujourd’hui seize personnes, expérimentateurs et experts des usages du web, travaille à de prochaines publications collectives qui permettrons aux non-initiés de mettre en application de nouvelles pratiques. En mars, les Explorateurs et Passeurs du web, seront à Clermont-Ferrand dans le cadre du festival international VidéoFormes pour une participation active à des forums et ateliers où l’on pratiquera les outils innovants du Web 2.0 et plus…

Les explorateurs du Web 2.0
De gauche à droite, en haut : Frédéric Soussin, Sylvie Le Bars, Sébastien Sauteur, Luc Legay, Marc Tirel, Mathieu Coste. En bas : Jean-Marie Le Ray, Franck Dumesnil, Xavier de Mazenod, Loiez Deniel.

En savoir plus sur les Explorateurs du Web :

Wiki School (1) : lieu d’apprentissage des usages innovants



C’est ouvert, libre et gratuit, et cela se passe tous les premiers mercredi du mois à Paris, place de Valois.
On y parle de wiki, mais pas seulement. Les nouveaux usages d’internet y sont expliqués et montrés. Malgré son nom, l’ambiance de la wiki-school n’est pas très scolaire, mais plutôt proche d’une réunion de buveurs de bières.

Christophe Ducamp nous explique comment décupler l’intérêt d’un blog en connectant une page wiki sur chaque page du blog. Une discussion d’élaboration du concept du wiki gouverné par le blog est ouverte sur CraoWiki qui devra trouver sa première application sur le site francophone dédié aux Microformats.

300 000 dollars : le prix de notre liberté intellectuelle

Creative Commons
Photo © Franz Patzig - CC BY

Il reste encore une journée à l’association caritative Creative Commons pour atteindre son objectif de 300 000 dollars de donation.

L’association permet a tout producteur de contenus (tels que artistes, auteurs, inventeurs, photographes), de diffuser ses créations dans le cadre d’une licence juridiquement reconnue. Elle favorise la diffusion des œuvres auprès du plus grand nombre en limitant les restrictions de copie. Grâce aux licences Creative Commons, les auteurs peuvent obtenir très rapidement une large diffusion, et donc plus de chance d’être vus, lus, et entendus !

Depuis l’origine (mars 2003), les contenus publiés dans ce blog sont sous licence Creative Commons. C’est notamment grâce à cette licence que la reprise des informations publiées ici est possible. Une facilité qui contribue sûrement pour partie au développement de l’audience de ce blog.

Make a Donation to the Creative Commons

Alors, pour bien finir l’année 2006 pensez à faire (très rapidement !) votre donation.

Voir aussi sur ce blog : Comment choisir la bonne licence Creative Commons ?

Manager en bordure du chaos

Chaos
Photo Ryan Gallagher

Manager en bordure du chaos c’est trouver cette frontière ténue sur laquelle les personnes et leurs organisations pourront mettre en phase leur créativité avec le monde extérieur.

Les intelligences individuelles à l’intérieur d’organisations structurées ne suffisent plus à assurer le succès des entreprises.

Car l’environnement dans lequel évoluent aujourd’hui les organisations n’est plus prédictible.

Les rythmes internes des entreprises sont inévitablement amenés à se désynchroniser des rythmes externes.

Les organisations qui vont rapidement dépasser les autres sont celles qui, dès maintenant, vont mettre en pratique l’intelligence collective.

Les entreprises qui se considèrent comme des navires étanches au monde extérieur vont traverser le chaos comme on traverse un océan déchaîné. Il est probable que peu d’entre elles arriveront à destination.

L’entreprise qui évolue sur la bordure du chaos est une organisation ouverte et connectée en permanente sur l’extérieur. Elle se développe dans un écosystème d’information, et y puise ses ressources.

En élargissant ses points de contacts avec son environnement, l’organisation multiplie ses possibilités d’évolution.

A présent, la bordure du chaos est bien le lieu de l’émergence et de l’innovation pour les entreprises 2.0.

Je dédie cette courte réflexion aux personnes rencontrées ces dernières semaines avec qui nous avons pu partager en toute simplicité nos points de vues. Ces réflexions me guident à présent dans la mise en place d’un réseau de compétences (Les Explorateurs du Web 2.0), ouvert et indépendant, regroupant des personnes réunies par un heureux mélange de hasards et d’affinités.

Mash-Pit chez Google avec Rasmus Lerdorf, le père du PHP



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - (.mov) - Durée : 10:13

 

Nouvelle journée dans les locaux de Google à Paris, pour participer ce dimanche à un Mash-Pit. Comme les BarCamps, il s’agit encore d’un concept venu d’outre-Atlantique !

Manifestation inventée par Chris Messina, le terme Mash-Pit a certainement été inspiré de Mosh Pit, une sorte de danse tribale punk/hardcore des années 70, où les participants forment généralement un cercle. Ici le terme utilisé : “Mash” est emprunté aux Mashups, des applications web hybrides reprenant des sources externes préexistantes (API, flux RSS, Javascripts…).

Donc, même si on ne comprend pas tout, on perçoit bien que le concept du Mash-Pit est un truc composite, reprenant lui-même d’autres trucs composites… et qui permet à un groupe de personnes de faire quelque chose ensemble.

La finalité du Mash-Pit (ou Mashpit) est de réaliser, en petits groupes et en une journée, des mini-applications utilisant des web-services.

On est là dans cette zone appelée “la bordure du chaos“, que j’affectionne tout particulièrement, car l’on sur cette frontière ténue, les phénomènes d’auto-organisation qui conduisent, notamment, à l’émergence du vivant et de l’intelligence.

Mash-Pit or MashPit

Déroulement de la journée
Les sujets sont proposés par les participants le jour même et un vote est organisé pour choisir quels sont les projets qui seront développés.

Dimanche 12 novembre, dans les locaux de Google, 3 équipes de 6 à 12 personnes ont été constituées, et 3 applications ont été développées.

Rasmus Lerdorf and Ori Pekelman
Assis au milieu : Ori Pekelman, debout : Rasmus Lerdorf, à droite : Alexandre Solleiro.

On notera le présence, très médiatique, de Rasmus Lerdorf, l’inventeur du PHP, mais aussi celle de Steffen Meschkat, créateur des Google maps. On citera également Eric Case, directeur des blogs chez Google Code, et donc très impliqué dans l’activité de Blogger.

Les Mash-Pit nous alertent, une fois de plus, sur les changements qu’il est urgent d’engager dans nos entreprises et dans nos organisations, ce que rappelait récemment ici Jean-Pierre Corniou. Changements qui doivent commercer, bien-sûr, par ceux de nos modes de pensées.

Car aujourd’hui, c’est un fait, il faut désormais composer avec le chaos conséquent à l’évolution accélérée d’un environnement de plus en plus complexe…

Site officiel : http://mashpit.org/
Wiki officiel : http://mashpit.pbwiki.com/MashPitParis
L’API Crowd-Up, développée lors du mashpit

La fin de l’annuaire Google basé sur Dmoz ?

google-annuaire

Qui utilise encore aujourd’hui l’annuaire de Google, basé sur le travail de fourmis de 74.719 éditeurs bénévoles, et dont je fais très modestement parti ?

Et qui s’est aperçu depuis ces quinze derniers jours, qu’il est impossible de soumettre de nouveaux sites aux éditeurs ? Est-ce le signe avant coureur de la fin de cet annuaire, basé en réalité sur Dmoz, Open Directory Project, la plus importante base de données “construite par des humains” et utilisée non seulement par Google, mais aussi par ses concurrents, et notamment Yahoo Directory.

DMOZ-unavailable

Un problème technique qualifié de critique paralyse en effet la base de données qui référence plus de 4 millions d’adresses, et empêche toute intervention de la part des milliers d’éditeurs réduits pour le moment à échanger leur sentiment d’impuissance dans les forums internes. On y apprend, que la réparation prendra certainement encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines !

N’est-ce pas le signe précurseur de la fin de ce modèle basé sur la modération “humaine”, et que rappelle le slogan du projet : “human do it better” ? Car pour connaître le problème personnellement, la mise à jour continuelle des centaines de milliers de nouveaux sites soumis chaque jour à l’appréciation des éditeurs, est une tâche sans fin, de plus en plus lourde, et finalement très peu valorisante.

Finalement, les robots qui indexent continuellement, et sans fatigue, le web, n’ont-ils pas eu raison des humains ?

Dmoz, édition francophone

Frédéric Soussin : un blog c’est la reconnaissance d’un territoire



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 07:00

 
Comment impliquer les individus à défendre l’intérêt collectif ? Extraits d’un (dis)cours magistral de clarté et d’intelligence de Frédéric Soussin.

« L’erreur qui était fréquente avant, c’était de demander aux autres de changer. Mais on ne peut pas changer les autres. Et ce fut surement la plus grosse erreur des premières communautés. Car la collaboration n’est pas un objectif en soi.

Aujourd’hui la bonne stratégie c’est la défense de l’intérêt collectif.
Pour cela il est préférable de commencer par impliquer seulement cinq personnes, même dans une entreprise de 10 000 personnes.

L’effet de viralité part toujours de la base. Quelque soit l’environnement.

Il faut avoir comme objectif l’intérêt collectif et non pas la collaboration ou la création de communauté, car il peut y avoir des effets sectaires, des oppositions, des contradictions.

Les blogs permettent d’amorcer une démarche de coopération collective.
Pour défendre l’intérêt collectif il faut obtenir en retour de la reconnaissance. Il faut reconnaitre l’individu dans sa création.

A l’extrême, il est préférable de laisser faire seuls ceux qui contribuent mieux seuls ; mais que tout le monde en profite. Et tout le monde sait que c’est moi.

En somme le blog est peut-être l’outil fondamental pour l’entreprise.
Car le blog c’est la reconnaissance d’un territoire.

Sur Internet, en effet, le plus difficile est de savoir où l’on habite.
Il est important que les contributeurs du blog de l’entreprise signent leurs articles, et qu’ils s’engagent ainsi personnellement.

Assumer la paternité de sa production n’est pas un risque. C’est une façon d’exister.

Dans l’entreprise il faut donc attribuer des territoires aux individus. Si nécessaire, un blog égale une personne. Et rassembler sur un seul blog ceux qui se sentent en affinité.

En somme il faut pousser les individus à contribuer à la communication de leurs organisations en leur offrant des territoires dans lesquels ils se sentent pleinement valorisés.

Une logique de formation entre pairs convient bien à ce type d’organisation.
On affecte alors à chacun la responsabilité d’espaces de formations, de savoir faire et de bulles de compétences. On donne ainsi aux individus des objectifs de contribution à l’intérêt collectif.

L’intérêt final de toutes ces technologies de facilitation, est de pouvoir agréger les contributions au niveau supérieur, afin de constituer un véritable média qui puisse être vu par une collectivité bien plus large. Et d’offrir par la suite des vues métiers spécifiques, par exemple orientées sur la production ou sur le marketing.

On sauve ainsi l’intérêt collectif grâce aux contributions individuelles, et on enrichi collectivement le débat.

En somme, il faut satisfaire l’égo des individus pour qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. »

Extraits, librement retranscrits par moi-même (Luc Legay), de l’intervention de Frédéric Soussin dans la MasterClass “Communautés 2006″ qui s’est déroulée dans le cadre des rencontres ICC’2006, à Paris, en partenariat avec l’Académie de l’efficacité collective et du travail collaboratif et en réseau, et animée par Richard Collin (ICCE).

Eunika Mercier-Laurent présente le livre collectif multidomaine et multicultures



ICC'2006 EUNIKA MERCIER-LAURENT Durée : 04:50

C’est un wiki qui a permis à Eunika Mercier-Laurent, de gérer le travail des 27 auteurs originaires de 20 pays qui ont co-écrit “Knowledge Economics, Principles, Practices & Policies“, un ouvrage de référence de 900 pages en 3 volumes.

Eunika Mercier-Laurent, qui se défini elle-même comme une architecte des flux des connaissances, est l’une des toutes premières spécialistes mondiales de l’innovation globale et du management des connaissances en entreprise.

Intervenante en août 2006 au symposium international de l’intelligence artificielle, l’ISAI’06, qui s’est tenu à Beijing en Chine. Cette conférence célébrait le 50e anniversaire de la conférence fondatrice de l’IA à Dartmouth.

Suite à la réussite de ce symposium, Eunika Mercier-Laurent a proposé à l’AFIA, l’association française d’intelligence artificielle, d’organiser le 3 novembre à Paris, les 50 ans de l’intelligence articificielle au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Knowledge Economics

Knowledge Economics, Tartu University Press, référence et présentation.
EML Conseil
Knowledge Economics sur Amazon
Economie de la connaissance, une définition qui reste à compléter sur Wikipédia.

Netcipia, la nouvelle start-up américaine fondée par deux français



ICC-2006-Miguel-Membrado - Durée : 07:27

Bruno de Beauregard et Miguel Membrado ont créé à Palo Alto en Californie, Netcipia, solution participative gratuite combinant le blog et le wiki.

Basé en partie sur le moteur Xwiki, Netcipia c’est surtout l’approche qui veut concilier le meilleur des deux mondes : wiki et blogs.
Miguel Membrado, présent aux Rencontres ICC 2006 à Paris, nous résume le contexte du lancement de Netcipia. (Interview réalisée avec la participation d’Alexandre Israël.)

La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux



ICC'2006 : Jean-Pierre Corniou - Durée : 05:37

Dans le cadre des rencontres ICC’2006, on notera l’intervention remarquée lors de la séance plénière d’ouverture de Jean-Pierre Corniou, (EDS consulting)

Quelques extraits à retenir :

« Aujourd’hui il est facile de faire de la presse et de la vidéo avec des moyens réduits et légers.
Les nouvelles règles échappent aux institutions.
Il y a une remise en question de l’ordre établi à travers l’émergence de nouveaux moyens d’expression.
Le monde des marques, du business, de la politique, sont remis en cause dans leur fonctionnement.
Etes-vous sûr de la qualité des contenus lorsque vous lisez le Monde ou Libération ? Pas toujours. Mais vous connaissez la marque, et elle assume la responsabilité de des contenus qu’elle publie.
Sur internet c’est moins stable et moins lisible. Mais le processus de réitération continu des messages permet l’émergence d’une qualité et d’une pertinence sans cesse renouvelée.
La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance. »

Rencontres ICC 2006 et e-collaboration au Palais Brongniart



ICC'2006-intro

Aujourd’hui et demain se tiennent à Paris, les 2e rencontres ICC’2006 et la Convention e-collaboration.

Les organisateurs du programme, Richard Collin (ICCE) et Jacqueline Sala (rédactrice en chef du magazine Veille), ont mis les moyens pour accueillir une dizaine de conférences, de tables rondes et d’ateliers autour de 45 exposants installés dans le grand hall du Palais Brongniart.

Richard Collin s’est bâti depuis quelques années une sérieuse réputation dans le Knowledge Management. Il a été le Fondateur de Trivium, aujourd’hui il dirige ICCE et a fortement contribué à faire connaître en France les outils d’économie et de gestion des connaissances.

Quelques-uns des concepts-clés qu’il aime rappeler :

Le collaboratif est d’abord une culture, régler la performance des entreprises n’est pas dans les outils. L’enjeu c’est le partage et l’invention du collectif.
La bande passante de la connaissance c’est la confiance.

Je tenterai de vous faire partager ici les moments les plus marquants de ces deux journées.

Fon subventionne l’internet sans fil !


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) (11,9 Mo - 1′44)

Hier soir, à l’issue du 33e Carrefour des Possibles, je retrouve Charles Liebert, promoteur de Fon France qui nous fait part d’une annonce importante.

En effet, Fon propose une véritable affaire pour tous ceux qui souhaitent bénéficier d’un routeur wifi de la dernière génération. Pour seulement 17,40 euros TTC (port inclus), vous obtiendrez la Fonera, le routeur communautaire de Fon.

La Fonera vous permet d’avoir deux réseaux sans fil (SSID) : un signal privé et un signal public. Le signal privé est crypté et vous assure une connexion sécurisée en toute intimité. Le signal public n’est accessible qu’aux Foneros uniquement.

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Laurent Denis - L’accessibilité selon le W3C


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - (13.3 Mo - 04′32)

Intervention de Laurent Denis (Temesis) à ParisWeb 2006.

Qu’est-ce que l’accessibilité selon le W3C ? Elle ne se limite pas à penser son site pour les handicapés, mais se veut aussi une approche indépendante des périphériques d’accès (écran, lecteur d’écran, loupe, périphérique mobile, etc.).

Soyons les conducteurs de l’information

Joanne Colan
Vidéo enregistrée à l’occasion du PodCamp Boston 2006. Source : RocketBoom. Interview de Joanne Colan, réalisée par Thierry Hubert et Frédéric Deriot de Knowledge Energies inc.

Les blogueurs et tous ceux qui participent à la conversation globale sont autant de conducteurs et de relayeurs de l’information. Chacun devenant ainsi un « contextualisateur » de l’information et un filtreur pour sa communauté.

Inventons les règles de la démocratie participative



Ambiance d’une journée à l’hôtel de région à Nantes, sous le signe de la cybercitoyenneté et de la démocratie locale, co-organisée par la Fing et l’ARF. Avec Hubert Guillaud, Christophe Grébert, Xavier Moisant, et Sébastien Bailly.

Dans le cadre de la journée “Cybercitoyens et démocratie locale” à Nantes, voici un résumé remixé de mon intervention qui consistait à montrer comment la compréhension des moyens d’expression sur internet pouvait aider les élus locaux à rétablir une communication constructive avec les citoyens. Et d’envisager ainsi d’écrire avec eux, les nouvelles règles de cette “e-démocratie”.

Qui sont ces citoyens qui investissent la toile ?

C’est une question que s’est posée l’ensemble des médias et tout particulièrement la presse écrite, pour tenter de répondre à la désaffection, pour ne pas dire à l’hémorragie, de ses lecteurs.

Je suis convaincu qu’une grande partie des démarches amorcées depuis un à deux ans par la presse écrite en France qui consiste à renforcer de façon significative leur présence sur internet, et plus particulièrement auprès des jeunes, est une expérience absolument transposable dans le monde des institutions publiques, et notamment locales.

La désaffection du lectorat jeune de la presse écrite n’est en effet que le reflet des changements profonds qui marquent notre société de l’information, qui aurait tendance, ces dernières années, à devenir une société de la surinformation.

Les raisons de la défiance du public envers les médias est tout à fait comparable au désintérêt grandissant des citoyens envers les politiques : conséquence probable de diverses affaires de manipulation d’information, et d’influence d’opinion, où l’intégrité morale et où la déontologie de la profession ont fortement fait défaut.

Ce désintérêt préfigure l’ampleur des changements attendus dans nos futurs besoins de consommation de l’information.

Alors, vers quoi se porte maintenant l’intérêt des jeunes ?

Quelques chiffres : à 20 ans, 74,5% des individus ont accès à un ordinateur dans leur foyer, et 52,5 % disposent d?un accès Internet.
A noter également qu’aujourd’hui, 8 bloggeurs sur 10 ont moins de 24 ans.

Une nouvelle écologie de l’information

On assiste aujourd’hui à une interaction croissante des internautes dans les médias et dans les institutions.

Selon Francis Pisani, « la complexité de ces nouvelles relations dépasse très largement les concepts de journalisme citoyen et de démocratie participative ». Nous assistons, poursuit-il, à « l’apparition d’un véritable écosystème de l’information. »

Ainsi, la communication verticale qui a été la base même du concept des mass-médias, devient aujourd’hui, sur internet, une communication horizontale.

C’est-à-dire un système de communication où chacun peut accéder aux mêmes sources et où chacun devient lui-même une source.

Dans cette nouvelle organisation de la communication, la condition essentielle au fonctionnement du système est principalement la rétroaction.

L’information monolithique et unidirectionnelle des systèmes communication traditionnels, fait place en effet à une multitude de flux d’informations dont la granularité est bien plus réduite.

J’aime utiliser l’expression de nano-publications pour définir ces nouvelles formes d’information, qui, prisent isolément, nous paraissent insignifiantes, dont la valeur individuelle tend vers zéro, mais dont l’abondance donne vie et intelligence aux espaces dans lesquels elles se développent.

De la conversation à l’intelligence collective

C’est ainsi que de multiples micro-communautés émergent d’elles-même autour de ces nouveaux espaces de publications ouverts, personnels ou collectifs, qui autoproduisent des contenus qui, forcément, sont adaptés à l’audience, puisque produits par la communauté elle-même.

Quand ils existent, les contenus non-pertinents disparaissent d’eux-même faute d’audience et de conversation, et laissent remonter d’autant plus facilement les contenus pertinents, selon le principe des vases communicants.

La conversation s’auto-alimente d’elle même sous l’effet des commentaires, des liens croisés (trackback), et des nouvelles conversations que la communauté, aussi bien lectrice qu’éditrice, génère en se réappropriant perpétuellement l’information.

La rétroaction est donc au coeur des conversations desquelles émergent peu à peu de nouvelles idées, et les premières manifestations d’une véritable intelligence collective. Intelligence que personne en particulier ne peut revendiquer, mais qui résulte d’interactions autant locales que globales qui se répondent comme des formes fractales.

Au final, le bénéfice retourne toujours à la communauté, et, en premier lieu, aux membres les plus actifs de cette communauté.

Mais pour tous les autres ?

Comment prendre part à cette conversation globale ?

Comment nous, médias, institutions, partis politiques, pouvons-nous prendre part à cette conversation planétaire ?


Comme je le répète depuis quelques années déjà aux éditeurs de journaux : mettre en ligne le contenu du journal imprimé est ce qu’il y a de moins intéressant pour le lecteur.

Et, de la même façon, je dirais aujourd’hui aux hommes politiques, ou aux élus locaux, que mettre en ligne le programme de son parti politique, ou le compte-rendu de son dernier conseil municipal, est aussi peu intéressant pour nos concitoyens.

La solution, profonde en conséquences et en bouleversements, et difficile à mettre en oeuvre, est d’intégrer ce lecteur, et plus largement le citoyen, à l’intérieur même de cette nouvelle écologie de l’information.

Car dans le système ouvert de l’information, comme dans tout écosystème, rien n’est extérieur au système. C’est pourquoi, si le lecteur ne fait pas parti du journal, ou si le citoyen ne fait pas parti du débat politique, alors le système ne dispose plus de l’oxygène qui lui permet de fonctionner.

Mais dans ce monde, où chacun prétend pouvoir se substituer, non seulement aux journalistes, mais aussi aux rédacteurs en chefs et aux éditeurs, et se passer volontiers des imprimeurs, des distributeurs, comme des autres canaux de diffusion des médias écrits, quel crédit accorder aux nouveaux producteurs ?

Quelles règles éditoriales et déontologiques peuvent suivre ces micro-communautés qui se diffusent comme autant de bulles d’air dans les tissus de l’information ?

Il est donc temps d’élargir la participation, encore limitée à cette catégorie particulière que sont les cybercitoyens, à l’ensemble des citoyens.

Et de réclamer à l’ensemble des intéressés de fournir la première expression de leur intelligence collective en s’accordant sur les nouvelles règles de la participation collective à la démocratie, tant locale que globale.

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Journée “cybercitoyens et démocratie locale” à Nantes


Je participe en ce moment à une journée “Cybercitoyens et démocratie locale” organisée à Nantes, par la région Pays de la Loire, l’Association des régions de France et la Fing.

Une douzaine de régions sont représentées aujourd’hui avec une majorité de participant élus locaux ou des chargés de mission régionaux.

On notera aussi la présence remarquée de blogueurs qui animent des blogs locaux, tels que Christophe Grébert (monPuteaux.com), Hubert Guillaud (le Romanais et rédacteur en chef d’internet Actu), et Sébastien Bailly (lerouennais.com)

Je suis intervenu ce matin pour parler des expériences menées par la presse quotidienne régionale qui tente de faire entrer les citoyens-lecteurs dans le débat, notamment à travers une mise en place généralisée de blogs dans les rédactions. Une occasion de faire un parallèle avec les mêmes questions que se posent les institutions publiques, les élus et les politiques.

Certains des participants, comme Yann Hélary, vice-président de la Région Pays de la Loire, se posent encore des questions sur la valeur des opinions émisent via les blogs ou les forums citoyens. Selon lui, l’opinion véhiculée par internet représente un danger potentiel pour les élus, et une remise en cause de la légitimité de leurs décisions. N’est-ce pas le chemin d’une remise en question du mandat des élus, pourtant acquis par le suffrage universel ?

On mesure le chemin qu’il reste à parcourir pour que le dialogue s’instaure entre citoyens et institutions !

La réponse de Christophe Grébert ne s’est pas faite attendre !

En savoir plus : Présentation de la journée “cybercitoyens et démocratie locale” sur le site de la Fing

Médias locaux en mal de participation


Le principal écueil dans la participation active des citoyens à la fabrication de l’information est essentiellement culturel.

Alain Moreau, initiateur de PaysDeChateaubriant.fr témoigne ici du manque de participation des utilisateurs de l’information locale. Les gens ont des difficultés pour passer du statut de lecteur à celui de producteur d’information.

« Ils préfèrent m’envoyer un mail pour me dire de passer l’information. (…) J’ai monté ce site pour apporter des services aux gens en les renseignant sur les horaires de cars de trains, les pharmacies de garde, les cinés. Nous sommes ici, au milieu de nulle part, en Pays de La Loire, à 6 kilomètres de la Bretagne, à cheval sur quatre/cinq départements. Le coté positif est qu’il y a possibilité de faire la nique à Ouest-France, car ici, pour être informés, les gens doivent acheter 4 éditions… »

Il n’est pas facile de remettre en question le rôle des producteurs de l’information et celui des destinataires. En effet, depuis l’invention de la presse écrite, que l’on peut symboliquement attribuer à Théophraste Renaudot, rédacteur de La Gazette (1631), rédacteurs et lecteurs ont toujours été conceptuellement séparés et considérés comme deux statuts distincts. Emetteur d’un coté, récepteur de l’autre, la théorie de l’information, de Claude Shannon et Waren Weaver (1948) a même porté cette séparation comme un axiome de départ non discutable.

S’il y a aujourd’hui quelque chose à retenir du succès, au moins sémantique, du Web 2.0, c’est la démocratisation de l’approche centrée utilisateur (user centric), qui remet à sa juste place, c’est-à-dire au centre, l’utilisateur final des services et des applications Web 2.0.
Pour tous les services qui proposent de l’information, cette approche centrée sur l’utilisateur conduit le plus souvent à considérer les différents statuts de producteur d’information et de consommateur d’information, comme étant des rôles possibles pour un seul et même individu, nommé « utilisateur ».

Le schéma classique : production -> canal de diffusion ->