En moins de 7 minutes, Hervé Druez vous donne tous les arguments qui pourront motiver la mise en place d’une stratégie de présence sur internet.
Une stratégie de présence “Web 2.0″ est-elle réservée à certains types d’entreprises ?
Une stratégie de présence est-elle facile à gérer ?
Les outils Web 2.0 changent-ils réellement les stratégies de présence et de communication sur le Web ?
Hervé Druez (Kérops) est l’organisateur de l’Internet Campus, une conférence consacrée au Web-marketing dont l’édition 2008 se déroulera jeudi 3 juillet à Paris.
[Mise à jour 07/02/2008] Organisons une “Frozen party” en France : abonnez-vous à la liste dédiée à l’événement (lieu, date, organisation) : http://lists.ru3.com/mailman/listinfo/frozen
Jusqu’en 2007 pour répondre à mes questions, j’interrogeais Google. En 2008, j’interroge directement mes amis.
Par exemple, à la question : “quel est le meilleur langage pour développer une application web ?” le meilleur moteur de recherche du monde ne me donne pas de réponse satisfaisante.
J’ai posé la question à vingt personnes sélectionnées parmi mes 274 relations directes enregistrées dans Linkedin.
En moins de 24 heures, dix-sept personnes sur vingt avaient répondu à ma question.
Et certaines de façon très détaillée. Deux d’entres-elles m’ont même appelé pour me donner leur réponse par téléphone.
La réalité est que Linkedin est bien plus intelligent que Google.
Essayez maintenant de trouver avec Google les meilleures sources d’inspiration pour réaliser le design de vos prochaines cartes de visite. Vous serez immédiatement perdu dans quelques millions de propositions, renvoyant pour la plupart à des offres commerciales de réalisation et d’impression de vos cartes de visite.
Utilisez maintenant Del.icio.us, en indiquant les mots-clés suivants : inspiration, business, card vous obtiendrez alors une centaine de liens jugés pertinents par des milliers d’utilisateurs. Vous y trouverez par exemple cet album dans Flickr, indexé par plus de 4000 personnes.
La réalité est que Del.icio.us est bien plus intelligent que Google.
Et lorsqu’a mon tour j’utilise Del.icio.us pour bookmarquer une page web (c’est à dire pour conserver l’adresse d’une page dans ses liens favoris), je m’efforce d’y ajouter quelques tags (mots-clés) pertinents. Ces tags me permettront de retouver plus rapidement ce lien ultérieurement. Et ils faciliteront aussi la tâche de ceux qui recherchent une information en rapport avec cette page.
J’ajoute aussi à ce lien bookmarqué un commentaire. Ce commentaire génère automatiquement (via Twitterfeed) un message dans Twitter.
Twitter n’est pas vraiment un réseau social, ni vraiment un système de publication, ni vraiment une messagerie instantanée, ni vraiment système d’alerte SMS.
Mais Twitter est vraiment un peu tout cela à la fois.
Aujourd’hui Twitter est de loin ma première source d’information sur internet.
Sur les quarante twitts (messages dans Twitter) que je reçois en moyenne chaque jour, j’en lis vraiment une vingtaine. Parmi ceux-là, une demi-douzaine me seront directement utiles.
La réalité est que Twitter est bien plus intelligent que Google.
Aujourd’hui, que ce soit avec Linkedin, Del.icio.us, Twitter, mais aussi Facebook, Skype ou Flickr, ce n’est plus l’intelligence artificielle des robots d’indexation qui m’apportent des réponses.
Ce sont bien les internautes eux-mêmes.
Et je peux affirmer qu’en 2008, ma compréhension d’internet passera à 99% par les contacts présents dans mes réseaux sociaux, et a 1% par Google.
Prenez de la hauteur et retrouvez les Explorateurs de Web à Autrans (Vercors) à 1050 mètres d’altitude.
Les Explorateurs du Web participeront aux rencontres d’Autrans 2008 les 9, 10 et 11 janvier 2008. Le collectif animera deux Explorcamps qui permettront aux participants de découvrir sous forme de séances de speed-dating une dizaine de nouveaux usages du web.
Chaque année depuis 1996, les rencontres d’Autrans réunissent un public varié composé d’élus, de responsables économiques et sociaux, d’universitaires et d’experts.
“A Autrans, il n’y a pas ceux qui savent et ceux qui écoutent, mais uniquement des acteurs qui apportent chacun leur contribution et se nourrissent des apports des autres.”
Le cadre des rencontres d’Autrans est magnifique, et en plus, il y a de la neige ! L’ambiance y est beaucoup plus sympathique de celle de la plupart des conférences (très) chères et branchées auxquelles vous avez peut-être participé dernièrement
Alors n’hésitez pas à vous évader pendant deux jours et demi avec les Explorateurs du Web. Vous ne le regretterez pas !
Au moment où l’identité numérique est l’objet de toutes nos conversations, voici la grande image de mon réseau social
Prenez les vignettes photos des trombines de vos contacts qui s’affichent sur Facebook, Twitter, Mybloglog et Flickr, standardisez leurs dimensions à 48×48 pixels, et copiez-collez les dans une seule et même capture. Vous obtiendrez une grande image. Celle de votre réseau social. Le plus difficile est d’éviter les doublons, car pour la plupart d’entre-nous, nous appartenons à plusieurs réseaux sociaux.
L’identité numérique, était une des sessions phare du premier FingCamp qui s’est tenu le 29 septembre à l’ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle) à Paris.
Une question centrale se dessine depuis plusieurs mois, notamment au sein des communautés les plus actives sur les réseaux sociaux :
« Comment l’identité numérique des internautes peut-elle être maîtrisée ? »
Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent bénéficier des droits fondamentaux suivants :
Conserver la propriété de leurs informations personnelles : profil personnel, liste des contacts, contenus produits (ou liens vers ses contenus)
Le contrôle du partage de ces informations personnelles
La liberté d’autoriser un site, tiers de confiance, d’accéder durablement à ces informations personnelles.
Les sites qui adhèrent à ces droits fondamentaux doivent permettrent à leurs utilisateurs :
De syndiquer leurs informations personnelles en utilisant une URL permanente ou une API utilisant un format de données ouvert;
De syndiquer leurs contenus à l’extérieur du site;
De relier leurs pages d’informations personnelles à des identifiants externes et publics
De découvrir qui utilise le site parmi leurs contacts, à l’aide d’identifiants identiques à l’intérieur du site et en dehors du site.
L’heure étant à la multiplication de nos identités à travers la multiplication des services de réseaux sociaux, la démarche paraît plus qu’urgente pour beaucoup d’entre-nous
Francis Pisani, Explorateur du Web, conférencier et consultant, intervenait hier au Centre de formation des journalistes pour une leçon inaugurale d’accueil des nouveaux étudiants, sur le thème : « L’impact social des nouvelles technologies de l’information et de la communication ».
Francis Pisani invite les futurs journalistes à comprendre les grandes tendances des médias, à utiliser les flux RSS, à utiliser Del.icio.us, à comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux.
Sachons faire du journalisme “glocal”, c’est-à-dire à la fois local et global.
Sachons faire du journalisme “translocal” car nous vivons rarement sur un seul lieu, mais sur plusieurs.
Sachons prendre en compte la réalité de l’information “hyperlocale”, à laquelle les gens participent plus volontiers que sur des questions nationales ou internationales.
Nous ne savons pas réellement ce qu’est une information multimédia. C’est donc à vous de l’inventer dès maintenant.
Dans une société où chacun peut désormais accéder directement à l’information votre rôle sera aussi celui de “médiateur de conversations”.
N’oubliez pas que vos lecteurs en savent toujours plus que vous.
Intelligence collective ou pas, il se passe quelque-chose, lorsque l’on fait converser et collaborer des milliers de personnes entre-elles.
Une grande leçon d’ouverture d’esprit aux nouveaux usages d’internet, mais aussi une leçon de modestie vis-à-vis d’un monde en constante évolution sur lequel chacun devra garder son sens critique.
La Cantine sera le premier espace de travail collaboratif en réseau, ou coworking space, à Paris, relié à d’autres structures en France, en région, ou à l’étranger (San Francisco, Barcelone, Sao Paulo, etc.).
Concrètement ancrée dans le monde l’innovation au niveau de l’élaboration initiale du projet, la Cantine sera :
Un espace d’échange entre les codeurs, développeurs, technophiles, innovateurs, entrepreneurs, utilisateurs, favorisant l’innovation, la conception et l’émergence nouveaux produits et services ;
Un espace de présentation de prototypes et d’applications à la recherche de partenaires techniques et industriels pour en assurer le développement ;
Un espace d’hébergement de l’écosystème des technologies numériques ;
Un espace de mise en réseau et échange avec des plateformes innovantes et technologiques France et Etranger ;
Une interface avec le Pole de Compétitivité et les structures de soutien à l’innovation ;
Des espaces d’exposition et de travail entre les différents « coworking space » (San Francisco, Barcelone, Sao Paulo, etc.);
Un espace de veille sur les dernières techniques et usages innovants.
Cet article a été écrit collectivement par des Explorateurs du Web sur une page wiki du groupe et avec l’application “My Questions” sur Facebook. L’article original a été publié sur le blog des Explorateurs du Web
En 2004 Facebook (mot anglais pour trombinoscope) est réservé aux étudiants de l’université d’Harvard.
En septembre 2006, Facebook est ouvert au public.
Mi 2007, Facebook comptait déjà 30 millions d’utilisateurs.
C’est une application Web de type “logiciel social” (voir : Social Software )
Dès l’inscription, le nouvel utilisateur est invité à renseigner un grand nombre d’informations personnelles dans son profil (pas moins de 36 champs à compléter). En dehors des coordonnées personnelles, ces informations seront visibles par tous les utilisateurs de Facebook.
L’étape suivante consiste à spécifier dans Facebook quels sont vos “amis”. De façon à constituer votre réseau social.
L’outil “Find Friends” permet de vous simplifier la tâche en allant rechercher dans votre carnet d’adresse (Yahoo, GMail, Hotmail, msn…) tous ceux, parmi vos contacts, qui sont déjà inscrits sur Facebook.
Pour chaque personne ajoutée, vous devrez spécifier la nature de la relation que vous entretenez avec elle : relation de famille, d’école, de travail, amoureuse, de voyage… les possibilités sont nombreuses.
Lorsque votre réseau social est constitué, votre page d’accueil Facebook se présente sous la forme d’un tableau de bord vous informant de toutes les actions faites par vos amis.
Sur Facebook on pratique une sorte de «microblogging». On est en effet encouragé à informer continuellement sa communauté, en décrivant ce que l’on fait à tous moments de sa journée : “je travaille sur tel dossier”, “j’ai rendez-vous avec untel”, “je prends l’avion pour telle destination”.
Aperçu de la page “Status Updates” de Facebook
La page intitulée “Status Updates” vous permet de suivre en continu, via un flux RSS interne, ces micros changements d’activité qui s’opèrent au sein des membres de votre communauté. La page “Status Updates” de Facebook concurrence à sa façon les services de microblogging tels que Twitter, Jaiku, Pownce ou Xanga Pulse.
On joint des clubs, et on en forme, on publie des photos, et la facilité avec laquelle, en quelques secondes, on peut en informer une foule de gens, permet de préférer souvent l’utilisation de Facebook à celle de l’email.
Facebook n’est pas seulement un logiciel social. Car on peut ajouter à volonté dans Facebook plusieurs centaines d’applications développées par des tiers. Si la plupart de ces applications relèvent plus de l’utilitaire inutile, on trouve pourtant quelques outils intéressants. Comme notamment des applications passerelles vers d’autres services comme Flickr, Del.icio.us, WordPress, ou Twitter, dont les contenus deviennent alors accessibles depuis votre page d’accueil Facebook.
Pourquoi ils utilisent Facebook
Mario Asselin : “L’avantage de Facebook réside dans le fait que je me sens en confiance parmi des gens que je connais bien; alors je prends souvent quelques secondes dans une journée pour tendre des perches, partager de l’information, poser des questions, entreprendre des conversations (sur les «murs» de chacun) qui se prolongent parfois dans des espaces moins intimes (blogues). J’apprends des gens d’une façon différentes et ils apprennent de moi, j’imagine, d’une autre façon, également… Je parle de confiance, mais je sais aussi que je dois éviter de divulguer des renseignements nominatifs…”
Bernard Girard : “Il y a une dimension générationnelle et sociologique dans Facebook. C’est un univers plus clean, plus formel et plus élégant que celui de MySpace (…) à la limite, Facebook est plus “bourgeois” que MySpace. Son intérêt est sa capacité à nous offrir une sorte de table sur laquelle on peut poser tout les outils dont on a besoin. Ces outils, les applications, sont développés en général par la communauté des utilisateurs et non plus uniquement par Facebook.” http://www.facebook.com/video/video.php?v=3360652717
Loiez : “C’est la capacité de mixage entre l’outil de réseau social et les applications à disposition qui me paraît le plus intéressant sur Facebook”. Voir le screencast de Loiez : http://blip.tv/file/277340
Xavier de Mazenod : “Facebook est un logiciel social réussi en ce sens qu’il “réseaute” tout seul. Une sorte de Viadeo couplé à Twitter dont l’usage pousserait automatiquement à la viralité par nature. Réseauter dans Viadeo est fastidieux, pas dans Facebook. Mais la contrepartie de l’aspect ludique de Facebook peut inciter les utilisateurs à y passer beaucoup de temps. Ce qui n’est pas un avantage dans un cadre professionnel. Il me semble que Facebook n’est utile que pour retrouver des gens qu’on connaît déjà. Il permet de renforce sa vie clanique. Et ce n’est toujours pas parce que les amis de mes amis sont supposés être mes amis que je ferai des affaires avec eux. Heureusement, contrairement à Linkedin ou a Viadeo, Facebook n’est pour l’instant pas habité de 99% de demandeurs de missions ou d’emplois qui cherchent la même chose que vous.”
Sébastien Bailly : “En plus de la page “status update”, où l’on peut être informé en permanence de l’activité de son réseau, il existe une fonction spécifiquement dédiée à interpeller directement vos contacts : le poke. Je peux “poker” une personne, ce qui reviendrait, dans le monde réel, à lui taper sur l’épaule. Libre à elle de se retourner, de me dévisager, d’engager la conversation ou de faire comme si elle n’avait rien senti. Le “poke” de Facebook, c’est la fonction phatique par excellence. Cela ne sert à rien. Mais c’est essentiel. Et c’est une pierre angulaire pour un logiciel social comme Facebook.”
Amaury De Buchet : “Pour la découverte d’un nouvel environnement, inventer de nouvelles règles de socialisation et de communication, pour expérimenter et me laisser surprendre, pour l’univers des possibles quasi illimité offert par la plateforme, bref, en un mot: serendipité”
Charles Nepote : “J’apprécie la diversité des témoins d’activité de mes réseaux (untel à fait ci ou ça, etc.) Mais mon exploration de Facebook n’aboutira peut-être pas à son adoption.”
Carlo Revelli : “Pour fédérer mes contacts, proches et éloignés, beaucoup plus facilement et ludiquement qu’avec les autres réseaux sociaux. Pour diffuser des messages, des articles, des alertes…”
Fabrice Epelboin : “J’utilise Facebook avant tout dans le cadre de mon métier. Mais aussi parce que j’y prend plaisir, ce qui n’a jamais été le cas pour MySpace. J’y retrouve mon envirennemnt professionel (là encore, pas le cas pour myspace), j’aime bien sa philosophie…”
Alexis Mons : “Facebook a l’avantage de joindre l’utile à l’agréable en terme de socialisation. Il a en effet un côté très ludique. ce qui ne gache rien c’est sa capacité à permettre de mieux cerner les lignes de forces des communautés.”
Philippe Gammaire : Facebook n’est pas un gadget de plus. C’est un réel outil de socialisation, ludique qui plus est. Et puis, difficile de parler à mes stagiaires des réseaux sociaux, sans les utiliser…”
Quelques questions soulevées par Facebook
Qui sont véritablement mes amis ?
La notion «d’amis» («friends») qui, selon l’usage, va de la simple «connaissance» à l’amitié sincère. Chaque usager passe par une période où il se demande «qui il accepte» dans la liste des personnes qui vont faire partie de son réseau. Aussi, on constate qu’une certaine masse critique d’amis est nécessaire, avant qu’une véritable expérience à valeur ajoutée soit vécue…
Facebook entretien-t-il son audience par le spam ?
Plus on agrandit son cercle d’amis, plus on est sollicité par des emails en provenance de Facebook.
Exemple de mail automatiquement envoyé par Facebook : “Gordon added you as a friend on Facebook.”… “François sent you a message on Facebook” … “Jerome has asked a new question on Facebook…”
Et puisqu’il s’agit de vos “amis”, vous cliquez sur le lien transmis par email, et hop ! génération d’audience sur Facebook… Facebook aurait-il inventé à la fois le spam social et l’auto-génération d’audience ?
Facebook outil fermé ?
Facebook est de nature plutôt fermée, c’est-à-dire qu’une personne qui n’ouvre pas de compte ne voit pas vraiment ce qui s’y passe. Facebook se nourrit volontiers de tous les contenus publiés à l’extérieur de Facebook; mais Facebook, en retour, ne donne rien à l’extérieur (absence totale de flux RSS émis par Facebook).
Facebook outil coûteux pour l’entreprise ?
Selon un sondage réalisé auprès de 3500 entreprises britanniques, Facebook ferait perdre chaque mois 233 millions d’heures de travail aux entreprises du pays. Pour remédier à cette perte de productivité potientielle, 70% des sociétés britaniques auraient d’ores et déjà fermé l’accès a Facebook depuis les postes de travail de leurs employés. (source : BBC News et Mashable.com )
Facebook outil de marketing direct ?
Facebook serait-il un terrain d’expérimentation pour les professionnels du marketing ?
Les utilisateurs se regroupent naturellement par affinité. Ils constituent ainsi des profils de populations très homogènes. Les groupes et les réseaux d’amis étant placés sous le signe d’une forte similarité. On peut donc observer des comportements de mimétisme au sein de Facebook qui vont intéresser les vendeurs de produits ou de services;
Les liens étroits entretenus entre les membres de ces populations homogènes peuvent faciliter le développement de techniques de ventes basées sur le principe Tupperware.
Facebook, outil de surveillance utilisé par les services secrets ?
Y-a-t-il une conspiration derrière Facebook ?
Alors que Paris-Plage installe ses palmiers par camions, quelques-uns des meilleurs experts du Web et des wikis sémantiques, se sont réunis, sans faire de vague, à l’occasion d’une bière au Halls Beer, rue Saint-Denis. Et parmi eux, quatre Explorateurs du Web !
L’idée de Web sémantique n’est pas nouvelle, puisqu’elle a été initiée par le W3C en 1998.
Pourtant, malgré les obstacles, l’idée a fait son chemin. Et à l’heure du Web 2.0, des nouveaux outils et des nouvelles pratiques communautaires, l’idée d’un Web sémantique n’a jamais paru autant à notre portée qu’aujourd’hui. Le read/write web, les wikis, les microformats, et les logiciels sociaux semblent en effet mettre à portée de main, ce doux rêve du Web sémantique.
Le Web sémantique désigne les moyens (syntaxes, langages et technos,…) qui visent à rendre les contenus du Web interprétables, du point de vue du sens, par des programmes informatiques.
Les débats mené depuis une dizaine d’année entre les défenseurs du Web sémantique et ses détracteurs, est en train de trouver un terrain d’entente. La transition vers un web tout sémantique, comme le souhaitait Tim Berner Lee dès 1994, ne s’est pas faite. Les partisans du tout sémantique ont donc revu leurs prétentions à la baisse. Et les détracteurs ont compris, que sans une dose de sémantique, le web actuel ne pourrait plus évoluer.
Mousse sémantique au Halls Beer, rue Saint-Denis, Paris
Entre-temps, les communautés de pratiques sont venues à la rescousse. Les tags, parents pauvres du Web sémantique, se sont installés dans le paysage, sous forme de gros nuages.
Et les microformats, sans attendre la révolution du Web sémantique, ont déjà apporté leurs briques d’intelligibilité et d’interopérabilité des données, au sein même des formats existants.
On se surprend même à rêver et cette mousse sémantique 2007, retrouve le goût d’une MousseParis de 2003…
J’ai eu le plaisir de faire partie des onze intervenants invités par Hervé Druez pour la première édition de l’Internet Campus qui s’est déroulée dans le cadre atypique de la Cité universitaire internationnale de Paris.
Les intervenants de la journée Internet Campus 2007 : Sylvain Bellier (SoftComputing), Cyril Dhenin (Speech Valley), Hervé Druez (Kérops, organisateur d’Internet Campus), Franck Hashas (Bloxx), Luc Legay (Les Explorateurs du Web), Patrick Mareuil (Directinet), Olivier Milcent (Messagio), Cédric Montet (Libcast), Guillaume Mikowski (Brainsonic), Adrien Naeem (Web-analytique), Julien Rosanvallon (Médiamétrie). Christophe Da Silva (Arkantos Consulting) a eu un empêchement de dernière minute.
Vous apprécierez la grande variété des profils, qui ont livrés autant d’éclairages différents sur le webmarketing et le Web 2.0.
Et, parmi les intervenants, aujourd’hui, c’est moi le plus vieux ! Mais comme, encore une fois, je tiens la caméra, vous ne me verrez pas…
Du 2 au 5 juillet 2007, j’animerai un atelier dans le cadre de l’Université d’été de l’Ifra, qui se tient à Saint-Paul-de-Vence, et dont l’objectif est de mettre en pratique la convergence dans les médias.
La convergence dans les médias est un (gros) mot, dont le sens est très ambiguë en français. Il ne s’agit pas ici de concentration des médias, mais d’une technique appellée également convergence “cross-média” (un anglicisme très bien défini sur Wikipédia : Cross-média). Read more »
Au centre… avec 100 autres blogs, c’est en effet ce qu’affirme Criteo, un fournisseur de solutions construites autour d’un moteur “prédictif” de recommandations, développé en collaboration avec des chercheurs de l’INRIA.
Criteo a entrepris de définir le centre de la blogosphère en classant les 100 blogs les plus lus, par les plus “gros” lecteurs de blogs… C’est-à-dire par les lecteurs qui lisent (ou qui parcourent…) le plus de blogs.
Ce qui permet, selon Criteo, de déterminer une sorte de centre géographique de la blogsphère. Centre où les lecteurs se retrouvent le plus souvent.
Difficile de comparer toutefois l’audience des sites classés dans ce top 100, puisque, AccessOWeb, situé en première place, revendique près de 5000 lecteurs de son fil RSS, alors que RU3, centième et dernier du top, n’en compte que 400…
Quoiqu’il en soit, merci aux 400 fidèles lecteurs, grâce auxquels RU3 peut revendiquer d’être désormais “au centre” de la blogosphère ! (Bon, d’accord : au bord du centre…)
A noter : Autoroll, un widget produit par Criteo, est utilisé en test sur RU3 depuis plusieurs mois (voir plus bas à droite, rubrique “En Test”). Ce widget permet de générer automatiquement une blogliste (une liste de blogs) dynamique de sites en relation avec les centres d’intérêts des lecteurs de RU3.
Les Explorateurs du Web, animateurs du premier Explorcamp Paris. De gauche à droite : Luc Legay, Christophe Ducamp, Sylvie Le Bars, Franck Dumesnil, Mathieu Coste, Sébastien Sauteur, Mart Tirel et David Reverchon.
Organisé par les Explorateurs du Web, un Explorcamp consiste à faire découvrir aux non-initiés, les nouveaux usages d’internet, sous forme de présentations très rapides et simultanés.
Le dernier BarCamp Paris s’est déroulé le 3 avril 2007 au E-Dune café. A l’ordre du jour, l’ouverture du premier espace de Coworking à Paris.
Le coworking est né d’une idée de Brad Neuberg constatant que certains employés préféraient travailler au café, plutôt qu’au bureau. Pour une question de convivialité, mais aussi par manque d’espace au bureau.
Le coworking se décline en deux types, des lieux spécifiquement dédiés aux indépendants en recherche d’espaces partagés, et des lieux partagés intégrés à des entreprises existantes, pour ses salariés.
Les lieux de coworking favorisent les échanges et la créativité des coworkers. Les premiers espaces de coworking se sont ouverts aux Etats-Unis. En France, c’est avec le soutien de France-Télécom, et grâce aux initiatives conjointes de la Fing et de Silicon Sentier, que le premier espace de coworking à Paris va bientôt voir le jour.
Le nuage de tags des participants du BarCampParis 10 :
Les créateurs du site de partage de fichiers ThePirateBay pensent avoir trouvé la solution pour rendre légal le téléchargement.
Il leur suffit d’acheter une ile, et d’y créer un Etat où le téléchargement serait légal, et où les droits d’auteurs seraient gratuits.
Aujourd’hui The Pirate Bay n’est pas hébergeur de contenus, mais un simple aiguilleur de “torrents“, c’est-à-dire de fichiers contenants les métadonnées relatives aux fichiers référencés et pointant vers les sources à télécharger situées sur les ordinateurs des internautes connectés.
En janvier 2007, The Pirate Bay avait annoncé son intention d’acheter une ancienne base militaire située en mer, au large de l’Angleterre. Mais son propriétaire, apprenant les intentions de l’acheteur, a refusé de vendre, ne souhaitant pas soutenir une opération de détournement de lois internationnales.
Les trois créateurs suédois de ThePirateBay recherchent donc une autre île. Pourvu que ce soit dans la limite de leur budget de… 10 millions de dollars.
Finalement, avec la fin du pétrole, faut-il maintenant investir dans les plateformes offshore de téléchargement ?
Avec une quinzaine de personnes issues des médias, j’ai répondu présent à l’invitation sympathique d’Olivier Creiche, directeur général Europe de Six Apart, pour un petit-déjeuner débat animé par Joël Ronez.
On pouvait y croiser quelques respectables personnes, essentiellement responsables de quotidiens, de radios ou de télévisions. Une occasion trop belle pour Joël Ronez, un Explorateur du Web, qui n’a pas manqué de déployer ses talents d’orateur pour pointer du doigt certaines maladresses dans la stratégie internet de la part des médias traditionnels.
Voici un résumé, remixé à ma sauce, de l’exposé de Joël Ronez. Car, pour l’avoir pratiqué également, le sujet des médias face à la transition numérique, ne me laisse pas indifférent…
Il ne faut plus voir le web comme des pages. Mais comme un flux de conversations. Pour les médias, il s’agit maintenant d