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Mon réseau social est bien plus intelligent que Google

my social network more intelligent than Google

Jusqu’en 2007 pour répondre à mes questions, j’interrogeais Google. En 2008, j’interroge directement mes amis.

Par exemple, à la question : “quel est le meilleur langage pour développer une application web ?” le meilleur moteur de recherche du monde ne me donne pas de réponse satisfaisante.

J’ai posé la question à vingt personnes sélectionnées parmi mes 274 relations directes enregistrées dans Linkedin.

En moins de 24 heures, dix-sept personnes sur vingt avaient répondu à ma question.
Et certaines de façon très détaillée. Deux d’entres-elles m’ont même appelé pour me donner leur réponse par téléphone.

La réalité est que Linkedin est bien plus intelligent que Google.

Essayez maintenant de trouver avec Google les meilleures sources d’inspiration pour réaliser le design de vos prochaines cartes de visite. Vous serez immédiatement perdu dans quelques millions de propositions, renvoyant pour la plupart à des offres commerciales de réalisation et d’impression de vos cartes de visite.

Utilisez maintenant Del.icio.us, en indiquant les mots-clés suivants : inspiration, business, card vous obtiendrez alors une centaine de liens jugés pertinents par des milliers d’utilisateurs. Vous y trouverez par exemple cet album dans Flickr, indexé par plus de 4000 personnes.

La réalité est que Del.icio.us est bien plus intelligent que Google.

Et lorsqu’a mon tour j’utilise Del.icio.us pour bookmarquer une page web (c’est à dire pour conserver l’adresse d’une page dans ses liens favoris), je m’efforce d’y ajouter quelques tags (mots-clés) pertinents. Ces tags me permettront de retouver plus rapidement ce lien ultérieurement. Et ils faciliteront aussi la tâche de ceux qui recherchent une information en rapport avec cette page.

J’ajoute aussi à ce lien bookmarqué un commentaire. Ce commentaire génère automatiquement (via Twitterfeed) un message dans Twitter.

Twitter n’est pas vraiment un réseau social, ni vraiment un système de publication, ni vraiment une messagerie instantanée, ni vraiment système d’alerte SMS.

Mais Twitter est vraiment un peu tout cela à la fois.
Aujourd’hui Twitter est de loin ma première source d’information sur internet.

Sur les quarante twitts (messages dans Twitter) que je reçois en moyenne chaque jour, j’en lis vraiment une vingtaine. Parmi ceux-là, une demi-douzaine me seront directement utiles.

La réalité est que Twitter est bien plus intelligent que Google.

Aujourd’hui, que ce soit avec Linkedin, Del.icio.us, Twitter, mais aussi Facebook, Skype ou Flickr, ce n’est plus l’intelligence artificielle des robots d’indexation qui m’apportent des réponses.

Ce sont bien les internautes eux-mêmes.

Et je peux affirmer qu’en 2008, ma compréhension d’internet passera à 99% par les contacts présents dans mes réseaux sociaux, et a 1% par Google.

Oserai-je dire qu’il s’agit d’intelligence collective ? En tout cas cela ressemble bien à une “tentative d’intelligence collective“.

Explorcamp : découvrez le Web 2.0 en trois heures

Les Explorateurs du Web, place de Valois

Vos collègues ne comprennent rien au Web ? Envoyez-les à l’Explorcamp 3 !
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Mousse sémantique, les wikis et le web sémantique pour de vrai


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Alors que Paris-Plage installe ses palmiers par camions, quelques-uns des meilleurs experts du Web et des wikis sémantiques, se sont réunis, sans faire de vague, à l’occasion d’une bière au Halls Beer, rue Saint-Denis. Et parmi eux, quatre Explorateurs du Web !

L’idée de Web sémantique n’est pas nouvelle, puisqu’elle a été initiée par le W3C en 1998.
Pourtant, malgré les obstacles, l’idée a fait son chemin. Et à l’heure du Web 2.0, des nouveaux outils et des nouvelles pratiques communautaires, l’idée d’un Web sémantique n’a jamais paru autant à notre portée qu’aujourd’hui. Le read/write web, les wikis, les microformats, et les logiciels sociaux semblent en effet mettre à portée de main, ce doux rêve du Web sémantique.

Le Web sémantique désigne les moyens (syntaxes, langages et technos,…) qui visent à rendre les contenus du Web interprétables, du point de vue du sens, par des programmes informatiques.

Les débats mené depuis une dizaine d’année entre les défenseurs du Web sémantique et ses détracteurs, est en train de trouver un terrain d’entente. La transition vers un web tout sémantique, comme le souhaitait Tim Berner Lee dès 1994, ne s’est pas faite. Les partisans du tout sémantique ont donc revu leurs prétentions à la baisse. Et les détracteurs ont compris, que sans une dose de sémantique, le web actuel ne pourrait plus évoluer.

Mousse sémantique au Halls Beer, rue Saint-Denis, Paris
Mousse sémantique au Halls Beer, rue Saint-Denis, Paris

Entre-temps, les communautés de pratiques sont venues à la rescousse. Les tags, parents pauvres du Web sémantique, se sont installés dans le paysage, sous forme de gros nuages.

Et les microformats, sans attendre la révolution du Web sémantique, ont déjà apporté leurs briques d’intelligibilité et d’interopérabilité des données, au sein même des formats existants.

On se surprend même à rêver et cette mousse sémantique 2007, retrouve le goût d’une MousseParis de 2003…

Frédéric Soussin, explorateur du Web : le microlearning, le mode de formation adapté aux outils Web 2.0



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Le microlearning, ou microformation, est le format idéal pour se former aux nouveaux outils et usages du Web 2.0.

C’est en substance ce que Frédéric Soussin, un des Explorateurs du Web, a souhaité démontrer il y a quelques jours, devant une vingtaine de responsables d’entreprises du CAC40.

Une matinée Web 2.0 et nouveaux usages à laquelle participaient les Explorateurs du Web (représentés par Sylvie Le Bars, Mathieu Coste, Marc Tirel, Frédéric Soussin et moi-même), place de Valois, un lieu plus connu sous le nom révélateur de Silicon Valois.

Sujets de nos présentations respectives : « Les briques de construction du Web 2.0 » (Luc Legay), « mon système d’information avec Netvibes » (Sylvie Le Bars), « Wiki et coopération 2.0 » (Mathieu Coste et Marc Tirel) et « Microlearning, et formation 2.0 » (Frédéric Soussin).

Alors, même si vous n’êtes pas une entreprise du CAC40, pourquoi n’avez pas encore fait appel aux Explorateurs du Web pour comprendre comment les nouveaux usages du Web vont modifier radicalement vos organisations.

Explorcamp : expérimentation des nouveaux usages à l’intention des non-experts

Les explorateurs du web au premier Explorcamp Paris
Les Explorateurs du Web, animateurs du premier Explorcamp Paris. De gauche à droite : Luc Legay, Christophe Ducamp, Sylvie Le Bars, Franck Dumesnil, Mathieu Coste, Sébastien Sauteur, Mart Tirel et David Reverchon.

Les vidéos sont visibles sur le blog des Explorateurs du Web

Organisé par les Explorateurs du Web, un Explorcamp consiste à faire découvrir aux non-initiés, les nouveaux usages d’internet, sous forme de présentations très rapides et simultanés.

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Joël de Rosnay : internet, complexité, écosystèmes, santé… les scénarios du futur pour 2020



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Rencontre il y a quelques jours avec Joël de Rosnay, à l’occasion de la parution de son dernier livre : 2020, les scénarios du futur. Interviewé par Denis Failly, pour RU3 et les entretiens du futur.

Internet du futur, écosystèmes informationnels, sciences de la complexité, environnement et énergies renouvelables, santé et homme augmenté… Joël de Rosnay résume pour RU3 quelques-uns des scénarios du futur détaillés dans son ouvrage.

Joël de Rosnay, prospectiviste, est conseiller du Président de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris.

Pour en savoir plus : Chez l’éditeur : Des idées et des hommes.
Sur le site interactif : 2020, les scénarios du futur.

Bruno Fajnzilberg milite pour le droit individuel à la formation (DIF)



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Bruno Fajnzilberg, fondateur de Savoirs pour tous, est descendu dans la rue (enfin, sur l’esplanade de La Défense), pour offrir des chèques formation d’une valeur de 350 euros.

La vocation de sa jeune entreprise est de rendre la formation accessible au plus grand nombre. L’accès à la formation, selon Bruno Fajnzilberg, étant trop souvent un parcours du combattant. Savoirs pour tous promet également aux individus qui souhaitent se former, de trouver, lorsque c’est possible, le financement de leur formation.

C’est notamment l’objet du DIF, le droit individuel à la formation, qui permet à tout salarié de se former, à raison de 20 heures par an. Ce droit, dont les heures non consommées sont cumulables depuis 2004, permet aujourd’hui à un salarié de faire valoir 60 heures de formation, financées par l’entreprise. Un droit que trop peu utilisent, puisque seulement 25% des bénéficiaires du DIF utilisent chaque année ce droit.

Alors, si vous faites parti des 75% qui n’ont pas utilisé leur droit individuel à la formation, qu’attendez-vous ?

Pour en savoir plus :

Petit déjeuner autour d’Edgar Morin



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Petit déjeuner autour d’Edgar Morin, à l’occasion de la parution du livre collectif “L’intelligence de la complexité”, paru sous la direction de Jean-Louis Le Moigne et d’Edgar Morin aux éditions de l’Aube.

Entre deux madeleines trempées dans son café, Edgar Morin évoque l’aventure de la pensée complexe qui l’a mener à publier avec Jean-Louis Le Moigne cet ouvrage, tiré du colloque de Cerisy de 2005.

Edgar Morin situe le début de l’aventure de la complexité dans les années 50. En même temps qu’apparaissent les premières connexions entre la cybernétique, la théorie des systèmes et la théorie de l’information. Idées à partir desquelles va émerger la notion d’auto-organisation.

Malheureusement, ces idées, issues de mathématiciens et d’ingénieurs, n’ont pas fécondé les autres sciences, comme la biologie, la physique et les sciences humaines. Notamment à cause des barrières structurelles et interdisciplinaires dressées par l’université et les organismes de recherche.

Mais aussi parce que notre connaissance scientifique obéit toujours aux principes de disjonction et de séparation des disciplines.

Ce n’est que très récemment, à la suite du séquençage du génome humain, que l’on a pris conscience que le résultat du séquençage n’était pas directement compréhensible.

On réalise en effet que cette compréhension ne sera possible qu’à travers l’analyse des relations et des interactions qui relient entre-elles les parties, et qui relient le tout avec les parties.

Dès lors, nous ne sommes pas seulement dans une période de changement, nous sommes aussi dans un changement d’époque.

Tous mes remerciements aux associations qui ont organisé cette rencontre : MCX-APC, l’association pour la pensée complexe, et le Centre international de prospective.

Wiki School (3) : les explorateurs et passeurs du Web



J’ai eu le grand privilège de vous annoncer pour la première fois, à l’occasion de cette Wiki School vidéocastée, l’existence des “Explorateurs” du Web, 1, 2, 3 et au-delà.

Leur mission : découvrir, comprendre, simplifier et enfin transmettre aux autres, leur connaissance de ces nouveaux outils qui sont maintenant à portée de main. Des outils le plus souvent très simples d’utilisation, mais dont la profusion provoque quelques peurs bien légitimes.

Le groupe, qui réuni aujourd’hui seize personnes, expérimentateurs et experts des usages du web, travaille à de prochaines publications collectives qui permettrons aux non-initiés de mettre en application de nouvelles pratiques. En mars, les Explorateurs et Passeurs du web, seront à Clermont-Ferrand dans le cadre du festival international VidéoFormes pour une participation active à des forums et ateliers où l’on pratiquera les outils innovants du Web 2.0 et plus…

Les explorateurs du Web 2.0
De gauche à droite, en haut : Frédéric Soussin, Sylvie Le Bars, Sébastien Sauteur, Luc Legay, Marc Tirel, Mathieu Coste. En bas : Jean-Marie Le Ray, Franck Dumesnil, Xavier de Mazenod, Loiez Deniel.

En savoir plus sur les Explorateurs du Web :

Wiki School (1) : lieu d’apprentissage des usages innovants



C’est ouvert, libre et gratuit, et cela se passe tous les premiers mercredi du mois à Paris, place de Valois.
On y parle de wiki, mais pas seulement. Les nouveaux usages d’internet y sont expliqués et montrés. Malgré son nom, l’ambiance de la wiki-school n’est pas très scolaire, mais plutôt proche d’une réunion de buveurs de bières.

Christophe Ducamp nous explique comment décupler l’intérêt d’un blog en connectant une page wiki sur chaque page du blog. Une discussion d’élaboration du concept du wiki gouverné par le blog est ouverte sur CraoWiki qui devra trouver sa première application sur le site francophone dédié aux Microformats.

Manager en bordure du chaos

Chaos
Photo Ryan Gallagher

Manager en bordure du chaos c’est trouver cette frontière ténue sur laquelle les personnes et leurs organisations pourront mettre en phase leur créativité avec le monde extérieur.

Les intelligences individuelles à l’intérieur d’organisations structurées ne suffisent plus à assurer le succès des entreprises.

Car l’environnement dans lequel évoluent aujourd’hui les organisations n’est plus prédictible.

Les rythmes internes des entreprises sont inévitablement amenés à se désynchroniser des rythmes externes.

Les organisations qui vont rapidement dépasser les autres sont celles qui, dès maintenant, vont mettre en pratique l’intelligence collective.

Les entreprises qui se considèrent comme des navires étanches au monde extérieur vont traverser le chaos comme on traverse un océan déchaîné. Il est probable que peu d’entre elles arriveront à destination.

L’entreprise qui évolue sur la bordure du chaos est une organisation ouverte et connectée en permanente sur l’extérieur. Elle se développe dans un écosystème d’information, et y puise ses ressources.

En élargissant ses points de contacts avec son environnement, l’organisation multiplie ses possibilités d’évolution.

A présent, la bordure du chaos est bien le lieu de l’émergence et de l’innovation pour les entreprises 2.0.

Je dédie cette courte réflexion aux personnes rencontrées ces dernières semaines avec qui nous avons pu partager en toute simplicité nos points de vues. Ces réflexions me guident à présent dans la mise en place d’un réseau de compétences (Les Explorateurs du Web 2.0), ouvert et indépendant, regroupant des personnes réunies par un heureux mélange de hasards et d’affinités.

Luc Steels : il est impossible de programmer l’intelligence



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 06:53
 

Pour Luc Steels l’intelligence artificielle est maintenant omniprésente dans notre environnement. Les algorithmes du moteur de recherche Google utilisent par exemple des techniques d’intelligence artificielle. Microsoft Word utilise aussi des algorithmes d’intelligence artificielle pour la correction grammaticale. Les jeux, comme les Sims, font également appel à l’IA, notamment aux systèmes multiagents (SMA). De même de nombreux sites et services web utilisent des techniques issues de l’intelligence artificielle.

Mais il ne faut surtout pas négliger l’attitude expérimentale : c’est en construisant des systèmes qu’on fera des progrès.

Il est impossible de programmer l’intelligence, car l’intelligence est tellement complexe qu’il n’est pas possible de la transcrire en lignes de code.

L’intelligence et la connaissance humaine ne sont pas transposables dans une machine. C’est plutôt la démarche de l’intelligence humaine, notamment à travers l’utilisation de systèmes autonomes et multiagents, qui est imitable. Il s’agit dès lors de savoir comment le langage peu émerger entre ces agents artificiels. C’est pourquoi nous devons travailler sur ces questions de l’émergence.

Luc Steels nous propose quelques pistes de réflexion pour le développement de l’IA :

L’intelligence artificielle doit nous aider a résoudre les problèmes liés à la complexité des gros systèmes et des réseaux. Notamment pour gérer la sécurité, la surinformation, ou encore la fiabilité de ces systèmes.

Comment vivre ensemble mais sans perdre la richesse de nos diversités culturelles ? Le web et ces outils peuvent nous aider dans ce sens. Et l’intelligence artificielle doit nous aider

Si nous continuons sur notre lancée, nous allons arriver à une catastrophe écologique : nous avons la mission, nous scientifiques, d’assumer nos responsabilités et proposer rapidement des solutions à ce problème majeur.

Luc Steels est chercheur en intelligence artificielle depuis 35 ans. Il est actuellement directeur du laboratoire Computer Science Lab (CSL) de Sony, à Paris.

Les cinquante ans de l’intelligence artificielle



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 06:57
 

50 ans d’intelligence artificielle pour nous conduire au constat suivant : il n’existe pas de système intelligent sans homme dans le système.

Alors que certains y verront un échec de l’IA, je pense qu’il s’agit en réalité d’une erreur de définition de l’intelligence artificielle.

On a fondé en effet trop d’espoir sur la machine, et aussi largement sous-estimé la complexité de l’intelligence humaine. L’intelligence humaine étant elle-même un écosystème ouvert, et non un système clos comme l’est une machine, il me semble évident que l’intelligence artificielle n’est envisageable que de façon systémique, ou symbiotique, avec l’homme. Et qu’elle doit-être utilisée pour collaborer et assister l’humain sur ces points faibles, comme par exemple ses capacités computationnelles et sa mémoire.

On se rapproche donc de concepts d’homme étendu ou d’intelligence étendue, où l’homme et la machine se complètent dans l’action, davantage qu’ils ne s’excluraient dans une opposition entre intelligence humaine et intelligence artificielle. L’intelligence collective ne serait-elle pas finalement l’aboutissement de cette symbiose homme(s)-machine(s) étendue à l’échelle de la planète ?

Cette trop courte demi-journée fût l’occasion de quelques brillantes présentations, dont vous n’aurez ici qu’en très bref aperçu, en dehors de celle de Luc Steels qui fait l’objet d’une vidéo du 7 minutes.

Première partie avec Jacques Pitrat (Paris-VI, CNRS), Jean-Gabriel Ganascia (Paris-VI), Jérôme Euzenat (INRIA) en animateur de débat, Yves Caseau (Bouygues), Jean-Luc Dormoy (CEA), Luc Steels (Sony CSL), Yves Demazeau (IMAG), Pierre Tchounikine (LIUM) et François Cabestaing (Lille-I).

Seconde partie avec L’IA au coeur des grands programmes et de l’Europe, avec Bertrand Braunschweig (ANR), François Cuny (System@tic) et Patrick Corsi (Kinnsys).

Puis débat de clôture animé par Eunika Mercier-Laurent (Lyon-III) avec la participation de Patrick Taillibert, (Thalès), Patrick Albert, (Ilog), Vincent Lemaire (France-Télécom), Paul Bourgine (Ecole Polytechnique) et Michèle Sebag (Paris-XI, CNRS).

Les 50 ans de l’intelligence artificielle est une manifestation organisée par Michèle Sebag et Eunika Mercier-Laurent de l’Afia, association française d’intelligence artificielle.

Plus d’infos sur le programme, sur le site de l’Afia.

Eunika Mercier-Laurent présente le livre collectif multidomaine et multicultures



ICC'2006 EUNIKA MERCIER-LAURENT Durée : 04:50

C’est un wiki qui a permis à Eunika Mercier-Laurent, de gérer le travail des 27 auteurs originaires de 20 pays qui ont co-écrit “Knowledge Economics, Principles, Practices & Policies“, un ouvrage de référence de 900 pages en 3 volumes.

Eunika Mercier-Laurent, qui se défini elle-même comme une architecte des flux des connaissances, est l’une des toutes premières spécialistes mondiales de l’innovation globale et du management des connaissances en entreprise.

Intervenante en août 2006 au symposium international de l’intelligence artificielle, l’ISAI’06, qui s’est tenu à Beijing en Chine. Cette conférence célébrait le 50e anniversaire de la conférence fondatrice de l’IA à Dartmouth.

Suite à la réussite de ce symposium, Eunika Mercier-Laurent a proposé à l’AFIA, l’association française d’intelligence artificielle, d’organiser le 3 novembre à Paris, les 50 ans de l’intelligence articificielle au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Knowledge Economics

Knowledge Economics, Tartu University Press, référence et présentation.
EML Conseil
Knowledge Economics sur Amazon
Economie de la connaissance, une définition qui reste à compléter sur Wikipédia.

La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux



ICC'2006 : Jean-Pierre Corniou - Durée : 05:37

Dans le cadre des rencontres ICC’2006, on notera l’intervention remarquée lors de la séance plénière d’ouverture de Jean-Pierre Corniou, (EDS consulting)

Quelques extraits à retenir :

« Aujourd’hui il est facile de faire de la presse et de la vidéo avec des moyens réduits et légers.
Les nouvelles règles échappent aux institutions.
Il y a une remise en question de l’ordre établi à travers l’émergence de nouveaux moyens d’expression.
Le monde des marques, du business, de la politique, sont remis en cause dans leur fonctionnement.
Etes-vous sûr de la qualité des contenus lorsque vous lisez le Monde ou Libération ? Pas toujours. Mais vous connaissez la marque, et elle assume la responsabilité de des contenus qu’elle publie.
Sur internet c’est moins stable et moins lisible. Mais le processus de réitération continu des messages permet l’émergence d’une qualité et d’une pertinence sans cesse renouvelée.
La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance. »

Rencontres ICC 2006 et e-collaboration au Palais Brongniart



ICC'2006-intro

Aujourd’hui et demain se tiennent à Paris, les 2e rencontres ICC’2006 et la Convention e-collaboration.

Les organisateurs du programme, Richard Collin (ICCE) et Jacqueline Sala (rédactrice en chef du magazine Veille), ont mis les moyens pour accueillir une dizaine de conférences, de tables rondes et d’ateliers autour de 45 exposants installés dans le grand hall du Palais Brongniart.

Richard Collin s’est bâti depuis quelques années une sérieuse réputation dans le Knowledge Management. Il a été le Fondateur de Trivium, aujourd’hui il dirige ICCE et a fortement contribué à faire connaître en France les outils d’économie et de gestion des connaissances.

Quelques-uns des concepts-clés qu’il aime rappeler :

Le collaboratif est d’abord une culture, régler la performance des entreprises n’est pas dans les outils. L’enjeu c’est le partage et l’invention du collectif.
La bande passante de la connaissance c’est la confiance.

Je tenterai de vous faire partager ici les moments les plus marquants de ces deux journées.

L’interface Homme-Machine par Michel Beaudoin-Lafon


Version au format QuickTime (32 Mo, 6′32)

Présentation d’ouverture par Michel Beaudoin-Lafon de la rencontre “Interfaces innovantes : vers une même interface pour le grand public et les professionnels ?” organisée par la Fing et Intuilab.

L’interface idéale est-elle invisible ?

Interfaces innovantes

Je participe en ce moment à la Cité des Sciences et de l’industrie à la rencontre “interfaces innovantes” organisé à l’initiative de la Fing et de la Région Ile de France.

Cette rencontre a le mérite de poser au moins deux questions :

  • “qu’est-ce qu’une interface ?”
  • et “qu’est-ce que l’innovation ?”

Le recoupement des deux questions doit nous conduire à mieux comprendre la complexité de ce vaste sujet.

La variété des interfaces présentées sont la preuve de la diversité des réponses auxquelles nous pouvons nous attendre.

Michel Beaudoin-Lafon, Professeur, Directeur du Laboratoire de Recherche en Informatique de l’Université Paris-Sud, rappelle que c’est l’interaction située entre l’homme et la machine, qui est au coeur des préoccupations de ses recherches. Et non l’interface elle-même.

C’est souvent un manque de correspondance entre le fonctionnement du système et le fonctionnement attendu par l’utilisateur qui caractérise les mauvaises interfaces.

C’est plus facile d’anticiper les interactions dans le domaine des applications professionnelles que pour le grand public.

La loi Moore qui s’applique à la puissance des machines ne s’applique pas aux interfaces utilisateurs qui sont sensiblement les mêmes que celles implémentés sur les premiers ordinateurs.

Je conclue, en espérant ne pas trahir la pensée de Michel Beaudoin-Lafon, que l’interface idéale est invisible à l’utilisateur.

Une journée à l’Ensam sous le signe de l’intelligence collective


Les meilleurs extraits de la journée :

Miguel Membrado : “Apprendre à utiliser un blog, c’est pas compliqué. Apprendre à changer ses pratiques et son mode de pensée pour produire quotidiennement des informations, c’est beaucoup plus difficile…”

Richard Collin : “Le web 2.0 c’est pas le Big Bang, mais une série de Small Bang”.
“La réputation est au centre de la diffusion de l’information et de l’évolution des usages et des technos.”

Marc de Fouchécour : “On assiste à une évolution de la notion de réputation :”

  1. Qu’est-ce que je sais (mon diplôme, mon CV…)
  2. Qui je connais (mes relations, mes contacts)
  3. Qui me connaît (qui sont ceux qui me connaissent, qui se réfère à moi)

Fabien Lair : “Avant, les projets se faisaient après l’écriture d’un cahier des charges, d’un cahier des spécifications, d’une décision de déploiement, et d’un déploiement… Maintenant les projets se construisent pendant le projet”.

Marc de Fouchécour : “Quand on passe d’une validation a priori (avant), à une validation a posteriori (après), on fluidifie immédiatement la circulation de l’info. Les résumés d’information, comme les commentaires, n’ont pas besoin d’être validés, dès lors que l’on peut accéder à la source de l’information. Le vrai problème de la validation étant de savoir qui a une légitimité pour valider ? ”

Richard Collin (ICCE-link.com) (ex-Trivium), a présenté en avant-première le résultat de l’étude “Efficacité collective 2006, connaître et comprendre son style de travail”.

Cette étude, commandée par Microsoft, a été menée auprès de 2600 personnes.

Extraits des meilleurs commentaires de cette étude :

“Le collaboratif est d’abord une culture.”

“Collaborer nécessite un investissement de temps important.”

“On reçoit l’info en quantité excessive”.

“Aujourd’hui : on ne collabore pas ; demain : on devra collaborer.”

“Collaborer oui, mais l’enfer c’est les autres.”

“Je suis surinformé, je manque de temps, …”

“Il y a un déficite important de formation…”

“Il y a une absence de transparence et de reconnaissance.”

Pour conclure, Richard Collin nous livre les dix commandements du knowledge entrepreneur (désolé, je n’en ai retenu que trois…) :

  • Venir au travail chaque jour en étant prêt à être viré.
  • C’est plus facile de demander pardon, que de demander la permission.
  • Honorer ses sponsors.

Sur ces journée, voir aussi :
Les vidéos de Jean Mariotte (Ensam) : http://www.dailymotion.com/jeanmariotte/ensam
Le blog de Marc de Fouchécour : Globeing.net
L’article sur le blog de Jean Mariotte : Journée KM 2006 aux Arts & Métiers
Le programme officiel de la journée : Journées de projets KM
Le wiki de test : http://webdeux.pbwiki.com/

Ouverture de la journée Knowledge Management à l’Ensam



Journée de Projets KM à l’Ensam
Vidéo envoyée par lucos

Discours d’introduction de la journée de projets Knowledge Management à l’ENSAM par Marc de Fouchécour. Une journée placée sous le signe des nouvelles technologies et de l’efficacité collective.

Avec la participation de :

Détail du programme sur le site de l’Ensam