Archives pour la catégorie connaissance

Wiki School (1) : lieu d’apprentissage des usages innovants

C’est ouvert, libre et gratuit, et cela se passe tous les premiers mercredi du mois à Paris, place de Valois.
On y parle de wiki, mais pas seulement. Les nouveaux usages d’internet y sont expliqués et montrés. Malgré son nom, l’ambiance de la wiki-school n’est pas très scolaire, mais plutôt proche d’une réunion de buveurs de bières.

Christophe Ducamp nous explique comment décupler l’intérêt d’un blog en connectant une page wiki sur chaque page du blog. Une discussion d’élaboration du concept du wiki gouverné par le blog est ouverte sur CraoWiki qui devra trouver sa première application sur le site francophone dédié aux Microformats.

Manager en bordure du chaos

Chaos
Photo Ryan Gallagher

Manager en bordure du chaos c’est trouver cette frontière ténue sur laquelle les personnes et leurs organisations pourront mettre en phase leur créativité avec le monde extérieur.

Les intelligences individuelles à l’intérieur d’organisations structurées ne suffisent plus à assurer le succès des entreprises.

Car l’environnement dans lequel évoluent aujourd’hui les organisations n’est plus prédictible.

Les rythmes internes des entreprises sont inévitablement amenés à se désynchroniser des rythmes externes.

Les organisations qui vont rapidement dépasser les autres sont celles qui, dès maintenant, vont mettre en pratique l’intelligence collective.

Les entreprises qui se considèrent comme des navires étanches au monde extérieur vont traverser le chaos comme on traverse un océan déchaîné. Il est probable que peu d’entre elles arriveront à destination.

L’entreprise qui évolue sur la bordure du chaos est une organisation ouverte et connectée en permanente sur l’extérieur. Elle se développe dans un écosystème d’information, et y puise ses ressources.

En élargissant ses points de contacts avec son environnement, l’organisation multiplie ses possibilités d’évolution.

A présent, la bordure du chaos est bien le lieu de l’émergence et de l’innovation pour les entreprises 2.0.

Je dédie cette courte réflexion aux personnes rencontrées ces dernières semaines avec qui nous avons pu partager en toute simplicité nos points de vues. Ces réflexions me guident à présent dans la mise en place d’un réseau de compétences (Les Explorateurs du Web 2.0), ouvert et indépendant, regroupant des personnes réunies par un heureux mélange de hasards et d’affinités.

Luc Steels : il est impossible de programmer l’intelligence


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Pour Luc Steels l’intelligence artificielle est maintenant omniprésente dans notre environnement. Les algorithmes du moteur de recherche Google utilisent par exemple des techniques d’intelligence artificielle. Microsoft Word utilise aussi des algorithmes d’intelligence artificielle pour la correction grammaticale. Les jeux, comme les Sims, font également appel à l’IA, notamment aux systèmes multiagents (SMA). De même de nombreux sites et services web utilisent des techniques issues de l’intelligence artificielle.

Mais il ne faut surtout pas négliger l’attitude expérimentale : c’est en construisant des systèmes qu’on fera des progrès.

Il est impossible de programmer l’intelligence, car l’intelligence est tellement complexe qu’il n’est pas possible de la transcrire en lignes de code.

L’intelligence et la connaissance humaine ne sont pas transposables dans une machine. C’est plutôt la démarche de l’intelligence humaine, notamment à travers l’utilisation de systèmes autonomes et multiagents, qui est imitable. Il s’agit dès lors de savoir comment le langage peu émerger entre ces agents artificiels. C’est pourquoi nous devons travailler sur ces questions de l’émergence.

Luc Steels nous propose quelques pistes de réflexion pour le développement de l’IA :

L’intelligence artificielle doit nous aider a résoudre les problèmes liés à la complexité des gros systèmes et des réseaux. Notamment pour gérer la sécurité, la surinformation, ou encore la fiabilité de ces systèmes.

Comment vivre ensemble mais sans perdre la richesse de nos diversités culturelles ? Le web et ces outils peuvent nous aider dans ce sens. Et l’intelligence artificielle doit nous aider

Si nous continuons sur notre lancée, nous allons arriver à une catastrophe écologique : nous avons la mission, nous scientifiques, d’assumer nos responsabilités et proposer rapidement des solutions à ce problème majeur.

Luc Steels est chercheur en intelligence artificielle depuis 35 ans. Il est actuellement directeur du laboratoire Computer Science Lab (CSL) de Sony, à Paris.

Les cinquante ans de l’intelligence artificielle


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50 ans d’intelligence artificielle pour nous conduire au constat suivant : il n’existe pas de système intelligent sans homme dans le système.

Alors que certains y verront un échec de l’IA, je pense qu’il s’agit en réalité d’une erreur de définition de l’intelligence artificielle.

On a fondé en effet trop d’espoir sur la machine, et aussi largement sous-estimé la complexité de l’intelligence humaine. L’intelligence humaine étant elle-même un écosystème ouvert, et non un système clos comme l’est une machine, il me semble évident que l’intelligence artificielle n’est envisageable que de façon systémique, ou symbiotique, avec l’homme. Et qu’elle doit-être utilisée pour collaborer et assister l’humain sur ces points faibles, comme par exemple ses capacités computationnelles et sa mémoire.

On se rapproche donc de concepts d’homme étendu ou d’intelligence étendue, où l’homme et la machine se complètent dans l’action, davantage qu’ils ne s’excluraient dans une opposition entre intelligence humaine et intelligence artificielle. L’intelligence collective ne serait-elle pas finalement l’aboutissement de cette symbiose homme(s)-machine(s) étendue à l’échelle de la planète ?

Cette trop courte demi-journée fût l’occasion de quelques brillantes présentations, dont vous n’aurez ici qu’en très bref aperçu, en dehors de celle de Luc Steels qui fait l’objet d’une vidéo du 7 minutes.

Première partie avec Jacques Pitrat (Paris-VI, CNRS), Jean-Gabriel Ganascia (Paris-VI), Jérôme Euzenat (INRIA) en animateur de débat, Yves Caseau (Bouygues), Jean-Luc Dormoy (CEA), Luc Steels (Sony CSL), Yves Demazeau (IMAG), Pierre Tchounikine (LIUM) et François Cabestaing (Lille-I).

Seconde partie avec L’IA au coeur des grands programmes et de l’Europe, avec Bertrand Braunschweig (ANR), François Cuny (System@tic) et Patrick Corsi (Kinnsys).

Puis débat de clôture animé par Eunika Mercier-Laurent (Lyon-III) avec la participation de Patrick Taillibert, (Thalès), Patrick Albert, (Ilog), Vincent Lemaire (France-Télécom), Paul Bourgine (Ecole Polytechnique) et Michèle Sebag (Paris-XI, CNRS).

Les 50 ans de l’intelligence artificielle est une manifestation organisée par Michèle Sebag et Eunika Mercier-Laurent de l’Afia, association française d’intelligence artificielle.

Plus d’infos sur le programme, sur le site de l’Afia.

Eunika Mercier-Laurent présente le livre collectif multidomaine et multicultures

C’est un wiki qui a permis à Eunika Mercier-Laurent, de gérer le travail des 27 auteurs originaires de 20 pays qui ont co-écrit « Knowledge Economics, Principles, Practices & Policies« , un ouvrage de référence de 900 pages en 3 volumes.

Eunika Mercier-Laurent, qui se défini elle-même comme une architecte des flux des connaissances, est l’une des toutes premières spécialistes mondiales de l’innovation globale et du management des connaissances en entreprise.

Intervenante en août 2006 au symposium international de l’intelligence artificielle, l’ISAI’06, qui s’est tenu à Beijing en Chine. Cette conférence célébrait le 50e anniversaire de la conférence fondatrice de l’IA à Dartmouth.

Suite à la réussite de ce symposium, Eunika Mercier-Laurent a proposé à l’AFIA, l’association française d’intelligence artificielle, d’organiser le 3 novembre à Paris, les 50 ans de l’intelligence articificielle au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Knowledge Economics

Knowledge Economics, Tartu University Press, référence et présentation.
EML Conseil
Knowledge Economics sur Amazon
Economie de la connaissance, une définition qui reste à compléter sur Wikipédia.