Archives pour la catégorie connaissance

La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux

Dans le cadre des rencontres ICC’2006, on notera l’intervention remarquée lors de la séance plénière d’ouverture de Jean-Pierre Corniou, (EDS consulting)

Quelques extraits à retenir :

« Aujourd’hui il est facile de faire de la presse et de la vidéo avec des moyens réduits et légers.
Les nouvelles règles échappent aux institutions.
Il y a une remise en question de l’ordre établi à travers l’émergence de nouveaux moyens d’expression.
Le monde des marques, du business, de la politique, sont remis en cause dans leur fonctionnement.
Etes-vous sûr de la qualité des contenus lorsque vous lisez le Monde ou Libération ? Pas toujours. Mais vous connaissez la marque, et elle assume la responsabilité de des contenus qu’elle publie.
Sur internet c’est moins stable et moins lisible. Mais le processus de réitération continu des messages permet l’émergence d’une qualité et d’une pertinence sans cesse renouvelée.
La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance. »

Rencontres ICC 2006 et e-collaboration au Palais Brongniart

Aujourd’hui et demain se tiennent à Paris, les 2e rencontres ICC’2006 et la Convention e-collaboration.

Les organisateurs du programme, Richard Collin (ICCE) et Jacqueline Sala (rédactrice en chef du magazine Veille), ont mis les moyens pour accueillir une dizaine de conférences, de tables rondes et d’ateliers autour de 45 exposants installés dans le grand hall du Palais Brongniart.

Richard Collin s’est bâti depuis quelques années une sérieuse réputation dans le Knowledge Management. Il a été le Fondateur de Trivium, aujourd’hui il dirige ICCE et a fortement contribué à faire connaître en France les outils d’économie et de gestion des connaissances.

Quelques-uns des concepts-clés qu’il aime rappeler :

Le collaboratif est d’abord une culture, régler la performance des entreprises n’est pas dans les outils. L’enjeu c’est le partage et l’invention du collectif.
La bande passante de la connaissance c’est la confiance.

Je tenterai de vous faire partager ici les moments les plus marquants de ces deux journées.

L’interface idéale est-elle invisible ?

Interfaces innovantes

Je participe en ce moment à la Cité des Sciences et de l’industrie à la rencontre « interfaces innovantes » organisé à l’initiative de la Fing et de la Région Ile de France.

Cette rencontre a le mérite de poser au moins deux questions :

  • « qu’est-ce qu’une interface ? »
  • et « qu’est-ce que l’innovation ? »

Le recoupement des deux questions doit nous conduire à mieux comprendre la complexité de ce vaste sujet.

La variété des interfaces présentées sont la preuve de la diversité des réponses auxquelles nous pouvons nous attendre.

Michel Beaudoin-Lafon, Professeur, Directeur du Laboratoire de Recherche en Informatique de l’Université Paris-Sud, rappelle que c’est l’interaction située entre l’homme et la machine, qui est au coeur des préoccupations de ses recherches. Et non l’interface elle-même.

C’est souvent un manque de correspondance entre le fonctionnement du système et le fonctionnement attendu par l’utilisateur qui caractérise les mauvaises interfaces.

C’est plus facile d’anticiper les interactions dans le domaine des applications professionnelles que pour le grand public.

La loi Moore qui s’applique à la puissance des machines ne s’applique pas aux interfaces utilisateurs qui sont sensiblement les mêmes que celles implémentés sur les premiers ordinateurs.

Je conclue, en espérant ne pas trahir la pensée de Michel Beaudoin-Lafon, que l’interface idéale est invisible à l’utilisateur.

Une journée à l’Ensam sous le signe de l’intelligence collective

Les meilleurs extraits de la journée :

Miguel Membrado : « Apprendre à utiliser un blog, c’est pas compliqué. Apprendre à changer ses pratiques et son mode de pensée pour produire quotidiennement des informations, c’est beaucoup plus difficile… »

Richard Collin : « Le web 2.0 c’est pas le Big Bang, mais une série de Small Bang ».
« La réputation est au centre de la diffusion de l’information et de l’évolution des usages et des technos. »

Marc de Fouchécour : « On assiste à une évolution de la notion de réputation : »

  1. Qu’est-ce que je sais (mon diplôme, mon CV…)
  2. Qui je connais (mes relations, mes contacts)
  3. Qui me connaît (qui sont ceux qui me connaissent, qui se réfère à moi)

Fabien Lair : « Avant, les projets se faisaient après l’écriture d’un cahier des charges, d’un cahier des spécifications, d’une décision de déploiement, et d’un déploiement… Maintenant les projets se construisent pendant le projet ».

Marc de Fouchécour : « Quand on passe d’une validation a priori (avant), à une validation a posteriori (après), on fluidifie immédiatement la circulation de l’info. Les résumés d’information, comme les commentaires, n’ont pas besoin d’être validés, dès lors que l’on peut accéder à la source de l’information. Le vrai problème de la validation étant de savoir qui a une légitimité pour valider ?  »

Richard Collin (ICCE-link.com) (ex-Trivium), a présenté en avant-première le résultat de l’étude « Efficacité collective 2006, connaître et comprendre son style de travail ».

Cette étude, commandée par Microsoft, a été menée auprès de 2600 personnes.

Extraits des meilleurs commentaires de cette étude :

« Le collaboratif est d’abord une culture. »

« Collaborer nécessite un investissement de temps important. »

« On reçoit l’info en quantité excessive ».

« Aujourd’hui : on ne collabore pas ; demain : on devra collaborer. »

« Collaborer oui, mais l’enfer c’est les autres. »

« Je suis surinformé, je manque de temps, … »

« Il y a un déficite important de formation… »

« Il y a une absence de transparence et de reconnaissance. »

Pour conclure, Richard Collin nous livre les dix commandements du knowledge entrepreneur (désolé, je n’en ai retenu que trois…) :

  • Venir au travail chaque jour en étant prêt à être viré.
  • C’est plus facile de demander pardon, que de demander la permission.
  • Honorer ses sponsors.

Sur ces journée, voir aussi :
Les vidéos de Jean Mariotte (Ensam) : http://www.dailymotion.com/jeanmariotte/ensam
Le blog de Marc de Fouchécour : Globeing.net
L’article sur le blog de Jean Mariotte : Journée KM 2006 aux Arts & Métiers
Le programme officiel de la journée : Journées de projets KM
Le wiki de test : http://webdeux.pbwiki.com/