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Diaspora : 200.000 dollars collectés pour coder un « presque-Facebook » open-source

Daniel Grippi, Maxwell Salzberg, Raphael Sofaer et Ilya Zhitomirskiy de Diaspora.

Voici l’histoire d’un succès qui va probablement alimenter toutes les conversations sur les réseaux sociaux pour les prochains mois.

Avril 2010
: quatre étudiants de l’Université de New York décident de créer Diaspora.
Un réseau social qui veut s’afficher comme l’alternative open source de Facebook.

Pour ce projet la petite bande espère trouver 10 000 $ en 2 mois.

Surprise ! Avec le site Kickstarter, spécialisé dans le financement de projets par les utilisateurs, ils obtiennent 200 641 $ auprès de 6 479 donateurs en une heure [mise-à-jour !] après avoir atteint en 12 jours leur objectif initial de 10.000 $.

Parmi les donateurs on trouve même Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook.

15 septembre 2010
: Diaspora publie le code source du noyau de leur application. Désormais, le projet devient réellement participatif et communautaire.

Le point fort de Diaspora : la décentralisation et le chiffrement* des données !

Là où Facebook oblige les utilisateurs à se connecter sur une seule et unique plateforme pour partager leurs informations, Diaspora fonctionne(ra) de façon décentralisée.

Chaque utilisateur met ses données où il le souhaite. Que ce soit sur son propre site ou sur une plateforme utilisant Diaspora.

Vos messages d’état (statuts) ainsi que les photos publiées sur votre profil apparaissent en temps réel dans les pages de vos amis.

Le chiffrement des données garantit l’authentification de l’émetteur des informations.

A venir en octobre : une version Alpha avec les fonctionnalités d’intégration de Facebook, la localisation du site en plusieurs langues, l’export des données…

Attention ! Diaspora est en cours de développement. D’autres projets open source (presque) comparables, comme Status.net, ou BuddyPress ont, quant à eux, une large antériorité sur Diaspora, et donc plus de maturité.

La rapidité avec laquelle Diaspora a levé ses fonds et mobilisé une communauté donnera certainement des idées à plus d’un entrepreneur inventif.

Sources : @chadcat et @guydoyenfr

Voir aussi :

*Chiffrement des données : le terme correct pour dire « cryptage » en bon français.

Olivier Gendrin au SocialMediaCamp : Web sémantique et portabilité des données personnelles

Social Media Camp - Lire la video
Lire la vidéo (Durée : 4 minutes) – Version QuickTime


Olivier Gendrin est intervenu le 23 février au Social Media Camp qui s’est déroulé à La Cantine à Paris pour aborder la question complexe du Web sémantique et de l’interopérabilité, ou « portabilité » des données, et notamment des données personnelles.

Si la complexité du Web sémantique tend à s’éclaircir grâce à ces initiatives, la question reste encore difficile d’accès pour la plupart des futurs utilisateurs.

Pour décoder ce résumé de présentation d’Olivier Gendrin, où intervient également Ori Pekelman, il convient de savoir interpréter un véritable jargon : wiki, sémantisation des liens, FOAF, SQL, ontologie, plugin WordPress, langage de requête, graphe RDF, spécification, W3C, Sparql, OpenID, DataPortability, OPML, microformats…

Difficile donc pour le simple utilisateur d’internet de saisir tout l’enjeu de la portabilité des données du Web !

Et pourtant, le web semble bien parti sur cette voie, notamment à travers le Web sémantique, et le modèle de description RDF (Resource Description Framework).

L’interprétation des données publiées sur le Web se heurte en effet à la nécessité de produire des données structurées. Une fois structurées, les données ne sont échangeables, donc « portables » (en français on dira plutôt « interopérables ») que si un standard commun d’échange des données stucturées a été préabablement défini.

De nombreuses initiatives tentent de simplifier petit à petit cette question complexe. Elles vont toutes dans le sens d’un web plus facilement interprétable, pour les programmes comme pour les utilisateurs.

C’est le cas par exemple de Sparkle, un récent standard d’interrogation de données structurées, dont les recommandations ont été publiées par le W3C le 15 janvier 2008.

L’intégration de ce standard de requêtage est facilitée par des outils comme SparqlPress, un plugin pour WordPress. C’est le fonctionnement de SparqlPress qu’Olivier Gendrin a pris pour illustrer sa présentation sur la portabilité des données.

En savoir plus :