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Francis Pisani : leçon aux futurs journalistes des nouveaux médias

Francis Pisani, Explorateur du Web, conférencier et consultant, intervenait hier au Centre de formation des journalistes pour une leçon inaugurale d’accueil des nouveaux étudiants, sur le thème : « L’impact social des nouvelles technologies de l’information et de la communication ».



(durée 8 min.) - Format QuickTime (67,2 Mo) - Dailymotion - Blip.tv

 
Francis Pisani invite les futurs journalistes à comprendre les grandes tendances des médias, à utiliser les flux RSS, à utiliser Del.icio.us, à comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux.

Sachons faire du journalisme “glocal”, c’est-à-dire à la fois local et global.

Sachons faire du journalisme “translocal” car nous vivons rarement sur un seul lieu, mais sur plusieurs.

Sachons prendre en compte la réalité de l’information “hyperlocale”, à laquelle les gens participent plus volontiers que sur des questions nationales ou internationales.

Nous ne savons pas réellement ce qu’est une information multimédia. C’est donc à vous de l’inventer dès maintenant.

Francis Pisani au CFJ

Dans une société où chacun peut désormais accéder directement à l’information votre rôle sera aussi celui de “médiateur de conversations”.

N’oubliez pas que vos lecteurs en savent toujours plus que vous.

Intelligence collective ou pas, il se passe quelque-chose, lorsque l’on fait converser et collaborer des milliers de personnes entre-elles.

Une grande leçon d’ouverture d’esprit aux nouveaux usages d’internet, mais aussi une leçon de modestie vis-à-vis d’un monde en constante évolution sur lequel chacun devra garder son sens critique.

Ils en parlent aussi :

Merci à Philippe Couve pour l’invitation
Article original publié sur le blog des Explorateurs du Web

Claude Droussent : avec la convergence, la presse peut rattraper son retard sur internet



Lire la vidéo (durée : 3 min.) Version QT

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’interviewer plusieurs directeurs de rédactions de quotidiens, pour le compte de l’Ifra, un organisme de formation et de recherche financés par plus de 2500 éditeurs de presse dans le monde.

Selon Claude Droussent, directeur des rédactions de l’Equipe, on assiste (enfin) à une prise de conscience de la presse écrite française quant à son retard d’appropriation d’internet.

Retard que les médias traditionnels vont tenter de rattraper en misant sur la convergence des médias. La convergence était le thème central du sixième Sommet rédactionnel de l’Ifra qui s’est déroulé les 19 et 20 avril à Paris.

Newsroom-Ifra-convergence
Salle de rédaction crossmedia de l’Ifra : la tour de contrôle au centre gère toute l’information, quelque-soit le média final de diffusion.

Le principe de la convergence est défendu depuis maintenant dix ans par l’Ifra. Le concept de la convergence consiste à faire traiter par une même équipe, située au centre de la rédaction, l’ensemble de l’information, et ce, quelque soit le canal, ou media, de diffusion final. La salle de rédaction se situe alors au coeur d’un processus permanent et non-linéaire de traitement des flux d’informations, et non plus uniquement sur une des étapes d’un processus linéaire dont la finalité est l’heure de bouclage d’un quotidien.

Selon Claude Droussent, lorsque les journaux misent sur la convergence, leur succès d’audience sur les médias rapides ne se fait pas au détriment du support écrit.

En savoir plus :
Compte rendu du 6e Sommet des rédactions de l’Ifra
Le Multiblogs Newsplex de l’Ifra du Sommet
Les vidéos réalisées par Luc Legay pour le sommet de l’Ifra

Olivier Clech : au Télégramme de Brest, le mot “télé” mérite sa place…



Lire la vidéo (durée 1 min.) Format QT

A l’occasion du Sixième sommet des rédactions de l’Ifra, Olivier Clech, rédacteur en chef du Télégramme de Brest, nous annonce le lancement d’un journal télévisé quotidien réalisé au cœur de la rédaction de son journal.

Nous travaillons tous pour Google



Lire la vidéo (durée : 3 min.)


Croyez-vous que la valeur de Google, 155 milliards de dollars, est basée sur sa capacité d’accès à l’information ?
Voici un document qui tente de vous alerter sur l’autre face de Google, et (peut-être) sur son véritable trésor de guerre : la valeur de Google serait tout simplement sa parfaite connaissance de chacun d’entre nous.

Ainsi, lorsque nous utilisons Google, nous travaillons pour Google…

Et vous, travaillez-vous pour Google ?

Lire aussi : Le Net, un bien commun (Article paru dans Libération le 9 mars 2007, par Olivier Auber et certains contributeurs du site OverCrowded)
Source : Master Plan

Autorité informationnelle contre popularité

autorité informationnelle

Représentation de l’autorité informationnelle au centre (i), définie par l’autorité énonciative (E), l’autorité de contenu (C), l’autorité du support (S) et l’autorité du groupe, ou de l’institution (G). (Libre interprétation de Luc Legay réalisée à partir des travaux d’Evelyne Broudoux).


La pertinence des résultats de recherche donnés par Google ou Technorati est souvent prise en défaut. Car ces moteurs de recherche confondent trop souvent l’autorité d’un document avec sa popularité.

Pourtant « une écrasante majorité d’utilisateurs considère que les résultats donnés par les moteurs de recherche sont fiables », explique Evelyne Broudoux, alors que ces moteurs font davantage autorité par opacité sur la façon de calculer la pertinence de l’information.

Evelyne Broudoux, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication est l’auteur d’une publication où elle propose de définir un nouveau type d’autorité : l’autorité informationnelle.

Cette forme se fonde sur quatre types d’attribution d’autorités distinctes mais interdépendantes :

  • Autorité énonciative (auteur, mais aussi traducteurs et commentateurs…)
  • Autorité institutionnelle (éditeur, distributeur),
  • Autorité de contenu (genre, qualité, sources, paratexte…),
  • Autorité du support de publication (unique, périodique, multi-édition, audio…)

En appliquant ce modèle d’autorité au contexte d’une publication sur le web, l’auteur constate un réel changement de paradigme. Par exemple, l’autorité institutionnelle s’affaiblit sous l’effet de l’influence des groupes et des communautés (”G” dans le schéma, pour autorité du groupe). Le support de publication (”S” dans le schéma), qui devient sur le web l’outil de publication (blog, wiki, forum…), contribue largement au mélange des rôles, notamment entre celui d’éditeur, d’auteur, de modérateur, ou de transformateur de contenu.

Dans le schéma réalisé ici, j’ai tenté d’interpréter visuellement les relations d’interdépendance des autorités qui construisent l’autorité informationnelle centrale décrite par Evelyne Broudoux.

Cette proposition qui consiste à préciser le poids des différents acteurs susceptibles de faire autorité, conduit en fin de compte à une remise en question globale des autorités. Et par conséquent des notions de confiance et de légitimité rattachées à l’information.

Evelyne Broudoux : Construction de l’autorité informationnelle sur le web.
Via : Jean-Luc Raymond.

SearchMash, le premier moteur de recherche réellement 2.0 ?

SearchMash

Découvrez SearchMash un moteur de recherche fortement “ajaxifié” conçu par Google.

“Mash” pour “mashup”, c’est-à-dire mélange, ou mixage, de données issues d’autres sites. Ici, le mixage consiste à présenter à part (bon d’accord, pas mixé…) les résultats issus de Google vidéo, de Google images, et de Google BlogSearch, mais aussi de Wikipédia !

La technologie “Ajax”, on devrait même dire ici “Rich Internet Application”, permet d’agréger tous ces résultats en une seule et même fenêtre. Donc ici, plus de listes de pages comme sur Google, mais un simple More web results » qui permet de charger dans la même page les résultats suivants.

Avec tout cela Google paraît très “Web un”, ou Web de première génération… ce qui expliquerait peut-être pourquoi Google n’a pas encore donné de visibilité à SearchMash dans la liste de ses produits ;-)

Surcharge d’information du 20 novembre 2006

Surcharge informationnelle

Une journée placée sous le signe de la surcharge informationnelle avec mille cent onze messages non-lus dans l’agrégateur, deux cent vingt message à lire dans ma messagerie, et cent vingt-cinq autres (qui n’apparaissent pas sur la capture) dans la messagerie en ligne de Gmail.

La gestion du chaos est sans aucun doute une discipline promise à un bel avenir.

Et, si l’on en croit cette article du NewScientist, une conséquence directe sur mon QI (déjà pas bien élevé..) qui risque de perdre 10 points dès que j’aurais analysé ce flot d’informations !

Un moyen détourné aussi de me faire pardonner auprès de ceux à qui je n’aurais pas répondu assez rapidement ces dernières 24 heures… :-)

La fin de l’annuaire Google basé sur Dmoz ?

google-annuaire

Qui utilise encore aujourd’hui l’annuaire de Google, basé sur le travail de fourmis de 74.719 éditeurs bénévoles, et dont je fais très modestement parti ?

Et qui s’est aperçu depuis ces quinze derniers jours, qu’il est impossible de soumettre de nouveaux sites aux éditeurs ? Est-ce le signe avant coureur de la fin de cet annuaire, basé en réalité sur Dmoz, Open Directory Project, la plus importante base de données “construite par des humains” et utilisée non seulement par Google, mais aussi par ses concurrents, et notamment Yahoo Directory.

DMOZ-unavailable

Un problème technique qualifié de critique paralyse en effet la base de données qui référence plus de 4 millions d’adresses, et empêche toute intervention de la part des milliers d’éditeurs réduits pour le moment à échanger leur sentiment d’impuissance dans les forums internes. On y apprend, que la réparation prendra certainement encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines !

N’est-ce pas le signe précurseur de la fin de ce modèle basé sur la modération “humaine”, et que rappelle le slogan du projet : “human do it better” ? Car pour connaître le problème personnellement, la mise à jour continuelle des centaines de milliers de nouveaux sites soumis chaque jour à l’appréciation des éditeurs, est une tâche sans fin, de plus en plus lourde, et finalement très peu valorisante.

Finalement, les robots qui indexent continuellement, et sans fatigue, le web, n’ont-ils pas eu raison des humains ?

Dmoz, édition francophone

Sylvie Le Bars : organiser son information grâce au Web 2.0



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 05:48

Dans la veine d’un Frédéric Cavazza, ou d’un Jean-François Ruiz, Sylvie Le Bars fait partie de ces personnes qui savent rendre intelligible le complexe.

Mais avec un avantage non négligeable sur ses confrères : celui de sa sensibilité féminine.
Dans la surabondance des services offerts par le Web 2.0, il n’est pas toujours facile en effet de sentir le bon filon. Rien de mieux croyez-moi que de se fier à l’intuition éclairée de Sylvie Le Bars.

Adresses des exemples cités dans l’extrait vidéo de la présentation :

Sylvie Le Bars blogue sur Arkandis
On en parle sur Globeing.net

La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux



ICC'2006 : Jean-Pierre Corniou - Durée : 05:37

Dans le cadre des rencontres ICC’2006, on notera l’intervention remarquée lors de la séance plénière d’ouverture de Jean-Pierre Corniou, (EDS consulting)

Quelques extraits à retenir :

« Aujourd’hui il est facile de faire de la presse et de la vidéo avec des moyens réduits et légers.
Les nouvelles règles échappent aux institutions.
Il y a une remise en question de l’ordre établi à travers l’émergence de nouveaux moyens d’expression.
Le monde des marques, du business, de la politique, sont remis en cause dans leur fonctionnement.
Etes-vous sûr de la qualité des contenus lorsque vous lisez le Monde ou Libération ? Pas toujours. Mais vous connaissez la marque, et elle assume la responsabilité de des contenus qu’elle publie.
Sur internet c’est moins stable et moins lisible. Mais le processus de réitération continu des messages permet l’émergence d’une qualité et d’une pertinence sans cesse renouvelée.
La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance. »

Rencontres ICC 2006 et e-collaboration au Palais Brongniart



ICC'2006-intro

Aujourd’hui et demain se tiennent à Paris, les 2e rencontres ICC’2006 et la Convention e-collaboration.

Les organisateurs du programme, Richard Collin (ICCE) et Jacqueline Sala (rédactrice en chef du magazine Veille), ont mis les moyens pour accueillir une dizaine de conférences, de tables rondes et d’ateliers autour de 45 exposants installés dans le grand hall du Palais Brongniart.

Richard Collin s’est bâti depuis quelques années une sérieuse réputation dans le Knowledge Management. Il a été le Fondateur de Trivium, aujourd’hui il dirige ICCE et a fortement contribué à faire connaître en France les outils d’économie et de gestion des connaissances.

Quelques-uns des concepts-clés qu’il aime rappeler :

Le collaboratif est d’abord une culture, régler la performance des entreprises n’est pas dans les outils. L’enjeu c’est le partage et l’invention du collectif.
La bande passante de la connaissance c’est la confiance.

Je tenterai de vous faire partager ici les moments les plus marquants de ces deux journées.

Local+social+wifi = usages émergents



Lire cette vidéo au format QuickTime (haut-débit)

De retour de Berlin ou elle participait à la conférence Wizards of OS 4, Alison Powell (Enst) propose une théorie des innovations technologiques produites autour des tables de picnic.

A Montréal, le réseau wifi Ile Sans Fil, propose un accès internet gratuit fournit par les commerçants, et financé par des pages portail locales.
Même si les logiciels libres ne sont pas toujours des logiciels conçus pour le grand public, leur émergence a changé le monde.
Avis aux concepteurs et designer d’applications riches pour le web (ou RIA) : pour que les services web fonctionnent correctement, il faut minimiser l’énergie demandée aux utilisateurs.

En somme, les humains ont une bande passante d’attention réduite !

Alison Blog : You Can(’t) call me Al

Conference in Berlin : http://www.wizards-of-os.org/

Ile Sans fil (Montréal) : http://www.ilesansfil.org/

Wifi Dog (open source) : http://dev.wifidog.org/

Soyons les conducteurs de l’information

Joanne Colan
Vidéo enregistrée à l’occasion du PodCamp Boston 2006. Source : RocketBoom. Interview de Joanne Colan, réalisée par Thierry Hubert et Frédéric Deriot de Knowledge Energies inc.

Les blogueurs et tous ceux qui participent à la conversation globale sont autant de conducteurs et de relayeurs de l’information. Chacun devenant ainsi un « contextualisateur » de l’information et un filtreur pour sa communauté.

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