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Patrick Saint-Jean : 40 ans de recherche en intelligence artificielle

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A l’occasion des 50 ans de l’Intelligence Artificielle, rencontre avec Patrick Saint-Jean, une figure de la cybernétique et de la systémique, maître de conférence à l’École Normale supérieure de Cachan.

Ancien collaborateur de Iannis Xénakis, le travail de Patrick Saint-Jean a surtout été influencé par des personnalités remarquables telles que : Kevin Kelly, Louis Couffignal, Louis Lapicque, Norbert Wiener, Nicolas Schöffer, Henri Laborit, Von Bertalanffy, et Marvin Minsky.

Patrick Saint-Jean présente ici un système de représentation dynamique de concepts : le « Polyagogic cyberspace« . La démo est basée sur le sommaire d’un ouvrage de référence : Intelligence artificielle, de Stuart Russell et Peter Norvig.

Le nom de PolyAgogie a été donnée par Iannis Xenakis en 1976 au Système Informatique de Laboratoire Opérationnel pour la Composition Musicale et Visuelle (SILOCOMUVI) conçu par Patrick Saint-Jean. C’est dans les années 90 qu’il a conçu une nouvelle version plus cybernétique et systémique appelée PolyAgogic CyberSpace, en hommage à son regretté maître Xenakis, et présentée à la Cité des Sciences au Colloque ASTI 2001.

Plus d’informations sur les travaux de Patrick Saint-Jean :

Agogique : Nom proposé par H. Riemann pour désigner la doctrine du mouvement dans l’exécution musicale.

Atelier interfaces riches (RIA)


(QuickTime 9.5 Mo, 01’43) – Cette vidéo sur YouTube

J’ai eu le grand privilège d’assister aujourd’hui à un atelier sur les RIA (Rich Internet Applications), ou interfaces riches, organisé par People in Action, avec la participation remarquée de Bill Scott, designer et « évangéliste Ajax » chez Yahoo!, ainsi que de Vivien Gauthier, de Use-Design.

Une interface riche internet est un ensemble de technologies s’exécutant dans un navigateur web et visant à enrichir l’expérience utilisateur.

Les RIA englobent aujourd’hui un ensemble de concepts clés : le web 2.0, les utilisateurs, le design d’interaction (ergonomie + utilisabilité), des technologies, des architectures, des SOA (services orientés architecture), et beaucoup de pluridisciplinarité…

Bill Scott a démontré, à travers de nombreux exemples, les gains obtenus en termes d’expérience utilisateur et de productivité à l’usage. L’internaute peut oublier qu’il utilise une application à travers un service web, et se focaliser ainsi sur l’usage de l’application.

On distingue deux technologies leader : Ajax et Flex2 (Adobe).
Une troisième technologie, WPF XBAP, est actuellement en version beta chez Microsoft, sous la forme d’un module de déploiement des applications à l’intérieur d’un navigateur.

La journée très dense s’est terminée par un mini BarCamp sponsorisée par Adobe.

Merci à Emmanuel Levi-Valensi et Mathieu Isaia, les cofondateurs de People in Action, à Vivien Gauthier, de Use Design et à Bill Scott, de Yahoo!

Note de service : les comptes-rendus vidéos sont à venir…

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L’interface idéale est-elle invisible ?

Interfaces innovantes

Je participe en ce moment à la Cité des Sciences et de l’industrie à la rencontre « interfaces innovantes » organisé à l’initiative de la Fing et de la Région Ile de France.

Cette rencontre a le mérite de poser au moins deux questions :

  • « qu’est-ce qu’une interface ? »
  • et « qu’est-ce que l’innovation ? »

Le recoupement des deux questions doit nous conduire à mieux comprendre la complexité de ce vaste sujet.

La variété des interfaces présentées sont la preuve de la diversité des réponses auxquelles nous pouvons nous attendre.

Michel Beaudoin-Lafon, Professeur, Directeur du Laboratoire de Recherche en Informatique de l’Université Paris-Sud, rappelle que c’est l’interaction située entre l’homme et la machine, qui est au coeur des préoccupations de ses recherches. Et non l’interface elle-même.

C’est souvent un manque de correspondance entre le fonctionnement du système et le fonctionnement attendu par l’utilisateur qui caractérise les mauvaises interfaces.

C’est plus facile d’anticiper les interactions dans le domaine des applications professionnelles que pour le grand public.

La loi Moore qui s’applique à la puissance des machines ne s’applique pas aux interfaces utilisateurs qui sont sensiblement les mêmes que celles implémentés sur les premiers ordinateurs.

Je conclue, en espérant ne pas trahir la pensée de Michel Beaudoin-Lafon, que l’interface idéale est invisible à l’utilisateur.