Francis Pisani, Explorateur du Web, conférencier et consultant, intervenait hier au Centre de formation des journalistes pour une leçon inaugurale d’accueil des nouveaux étudiants, sur le thème : « L’impact social des nouvelles technologies de l’information et de la communication ».
Francis Pisani invite les futurs journalistes à comprendre les grandes tendances des médias, à utiliser les flux RSS, à utiliser Del.icio.us, à comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux.
Sachons faire du journalisme “glocal”, c’est-à-dire à la fois local et global.
Sachons faire du journalisme “translocal” car nous vivons rarement sur un seul lieu, mais sur plusieurs.
Sachons prendre en compte la réalité de l’information “hyperlocale”, à laquelle les gens participent plus volontiers que sur des questions nationales ou internationales.
Nous ne savons pas réellement ce qu’est une information multimédia. C’est donc à vous de l’inventer dès maintenant.
Dans une société où chacun peut désormais accéder directement à l’information votre rôle sera aussi celui de “médiateur de conversations”.
N’oubliez pas que vos lecteurs en savent toujours plus que vous.
Intelligence collective ou pas, il se passe quelque-chose, lorsque l’on fait converser et collaborer des milliers de personnes entre-elles.
Une grande leçon d’ouverture d’esprit aux nouveaux usages d’internet, mais aussi une leçon de modestie vis-à-vis d’un monde en constante évolution sur lequel chacun devra garder son sens critique.
Avec une quinzaine de personnes issues des médias, j’ai répondu présent à l’invitation sympathique d’Olivier Creiche, directeur général Europe de Six Apart, pour un petit-déjeuner débat animé par Joël Ronez.
On pouvait y croiser quelques respectables personnes, essentiellement responsables de quotidiens, de radios ou de télévisions. Une occasion trop belle pour Joël Ronez, un Explorateur du Web, qui n’a pas manqué de déployer ses talents d’orateur pour pointer du doigt certaines maladresses dans la stratégie internet de la part des médias traditionnels.
Voici un résumé, remixé à ma sauce, de l’exposé de Joël Ronez. Car, pour l’avoir pratiqué également, le sujet des médias face à la transition numérique, ne me laisse pas indifférent…
Il ne faut plus voir le web comme des pages. Mais comme un flux de conversations. Pour les médias, il s’agit maintenant de savoir organiser ce flux. Pour cela on doit procéder avec des méthodes totalement différentes de celles utilisées dans le cadre des publications périodiques.
Le rôle de l’éditeur web est souvent oublié par les médias traditionnels. Il y a encore trop peu de liens dans les textes mis en ligne, et la plupart des titres ne sont pas adaptés à la publication en ligne.
Avec la mise en place de blogs et de sites interactifs par les médias, la tendance c’est de tester et d’expérimenter. Quitte à changer de stratégie en route.
Sur un blog, même collectif, il faut impérativement identifier l’auteur. C’est une démarche qu’oublient parfois les médias traditionnels qui privilégient plutôt l’homogénéité du discours et la marque, alors qu’il devraient privilégier les auteurs.
Après dix ans de web, la plupart des éditeurs de sites web ne savent toujours pas utiliser les liens hypertextes. On a le plus souvent des textes autosuffisants, et sans connexion vers l’extérieur.
Aujourd’hui l’innovation n’est plus dans l’entreprise. Chez soi, le niveau d’équipement internet est souvent plus performant que celui que l’on retrouve dans son entreprise. Alors que l’entreprise devrait-être l’endroit où l’on est le plus productif. C’est pourquoi l’innovation se fait, malheureusement, de plus en plus hors des entreprises.
Qu’est ce qu’un microformat ? Comment utiliser les microformats ? Et pourquoi, à terme, les micro-formats vont bouleverser le modèle économique actuel des grandes plateformes de commerce en ligne ?
Découvrez SearchMash un moteur de recherche fortement “ajaxifié” conçu par Google.
“Mash” pour “mashup”, c’est-à-dire mélange, ou mixage, de données issues d’autres sites. Ici, le mixage consiste à présenter à part (bon d’accord, pas mixé…) les résultats issus de Google vidéo, de Google images, et de Google BlogSearch, mais aussi de Wikipédia !
La technologie “Ajax”, on devrait même dire ici “Rich Internet Application”, permet d’agréger tous ces résultats en une seule et même fenêtre. Donc ici, plus de listes de pages comme sur Google, mais un simple More web results » qui permet de charger dans la même page les résultats suivants.
Avec tout cela Google paraît très “Web un”, ou Web de première génération… ce qui expliquerait peut-être pourquoi Google n’a pas encore donné de visibilité à SearchMash dans la liste de ses produits
Expliquer les nouvelles pratiques d’internet apparues avec le Web 2.0 aux responsables des groupes de presse était le but de cette conférence organisée par CampusXML sous l’égide de l’IFRA. (Hier, mardi 28 novembre, dans les locaux du CFPP-SPPP, les Papiers de Presse.)
Utiliser Technorati pour gérer la visibilité et la syndication de ses contenus publiés sur le Web.
Découvrir le monde sans limite rendu possible avec les API, et avec les mashup qui permettent de nouvelles inventions basées sur le remixage de services existants (FlickrBits, Flickr’Toys, Colr Pickr)
Et d’utiliser par exemple xFruits pour créer un service d’agrégation à partir de flux RSS distincts.
Au passage, utiliser Go2Web2.0 pour naviguer visuellement dans les services offerts par le Web 2.0. Et découvrir a cette occasion, Snap, un des innombrables outils innovant du Web 2.0. Snap, permet d’ajouter automatiquement à chaque lien hypertexte d’une page web, une capture écran de la page située derrière le lien. Un outil simple et pourtant très utile, qui peut s’ajouter dans un blog (comme celui-ci), mais qui existe également sous forme d’un plug-in pour le navigateur Firefox, et qui permet à l’utilisateur de généraliser cette possibilité à l’ensemble des sites visités.
Des services devenus aujourd’hui des classiques pour les utilisateurs avertis que nous sommes (auteurs ou lecteurs de blogs), mais que le monde de la presse, notamment écrite, connaît peu, et n’utilise quasiment pas.
Claude Droussent (L’Equipe), Patrick de Lannoy (IPM), Dominique Bannwarth (L’Alsace).
Ne vous arrêtez pas à l’impression trompeuse de “déjà vu” lorsque vous découvrirez Like.com pour la première fois !
Ce nouveau moteur de recherche visuel s’appuie sur un algorithme d’intelligence artificielle réellement innovant développé par Riya, une start-up qui s’était fait connaître par un service de reconnaissance faciale avec une démo qui avait bluffé tous ceux qui avaient vu cette présentation.
Matteo en parle très bien, aussi je retranscris ici son commentaire :
« C’est assez étonnant: il s’agit d’un moteur de recherche “visuel”, à destination shopping. Il propose des séries de photos de people, et propose de t’aider à acheter ce qui ressemble le plus à leurs accessoires (montre, chaussures, bijoux, sac à main, etc..) mais le plus amusant et qu’ils ont prévu une palette couleur: je veux le même sac à main que une-telle, mais en vert, pas en rouge…
C’est encore en version bêta et uniquement disponible sur des boutiques en ligne US, mais je trouve ça assez amusant cette idée de se baser sur du visuel pour faire ses achats. » (Matteo R.)
Michael Arrington et Ouriel Ohayon écrivent dans TechCrunch : « Le moteur de like.com prend en compte aussi bien les recherches de textes, que celles d’images. Ce que personne d’autre ne fait. Pour renvoyer des résultats basés sur des images, Like.com compare « une signature visuelle » pour l’image aux résultats possibles. La signature visuelle est simplement une représentation mathématique de l’image en utilisant 10.000 variables.»
J’en profite pour donner ici une méthode qui permet d’automatiser la création de ce type d’image. Pour cela il suffit de se rendre sur Flickr Leech. La méthode par défaut, appelée “Interestingness”, permet de créer une mosaïque de vignettes générée par un choix aléatoire d’images publiées sur Flickr au jour choisi (ci-dessous) :
Le résultat est l’image suivante :
Pour générer une mosaïque de logos Web 2.0, l’astuce consiste à trouver sur Flickr un groupe, un set, ou un compte, qui ne publie que des logos Web 2.0 !
Je vous livre donc ici un exemple avec une mosaïque générée à partir du compte intitulé : Web 2.0’s photos.
Il s’agit en réalité d’un très habile détournement de logos “traditionnels” (Enron, Coca-Cola, BMW…) redesignés à la sauce Web 2.0 !
Le numéro de compte Flickr : 58206581@N00 est indiqué par l’URL.
Après avoir choisit dans FlickrLeech l’option “By User ID“, il suffit de coller ce numéro de compte (NSID) dans le champ prévu à cet effet, comme indiqué ci-dessous :
Qui utilise encore aujourd’hui l’annuaire de Google, basé sur le travail de fourmis de 74.719 éditeurs bénévoles, et dont je fais très modestement parti ?
Et qui s’est aperçu depuis ces quinze derniers jours, qu’il est impossible de soumettre de nouveaux sites aux éditeurs ? Est-ce le signe avant coureur de la fin de cet annuaire, basé en réalité sur Dmoz, Open Directory Project, la plus importante base de données “construite par des humains” et utilisée non seulement par Google, mais aussi par ses concurrents, et notamment Yahoo Directory.
Un problème technique qualifié de critique paralyse en effet la base de données qui référence plus de 4 millions d’adresses, et empêche toute intervention de la part des milliers d’éditeurs réduits pour le moment à échanger leur sentiment d’impuissance dans les forums internes. On y apprend, que la réparation prendra certainement encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines !
N’est-ce pas le signe précurseur de la fin de ce modèle basé sur la modération “humaine”, et que rappelle le slogan du projet : “human do it better” ? Car pour connaître le problème personnellement, la mise à jour continuelle des centaines de milliers de nouveaux sites soumis chaque jour à l’appréciation des éditeurs, est une tâche sans fin, de plus en plus lourde, et finalement très peu valorisante.
Finalement, les robots qui indexent continuellement, et sans fatigue, le web, n’ont-ils pas eu raison des humains ?
Dans la veine d’un Frédéric Cavazza, ou d’un Jean-François Ruiz, Sylvie Le Bars fait partie de ces personnes qui savent rendre intelligible le complexe.
Mais avec un avantage non négligeable sur ses confrères : celui de sa sensibilité féminine.
Dans la surabondance des services offerts par le Web 2.0, il n’est pas toujours facile en effet de sentir le bon filon. Rien de mieux croyez-moi que de se fier à l’intuition éclairée de Sylvie Le Bars.
Adresses des exemples cités dans l’extrait vidéo de la présentation :
Le travail collaboratif n’est pas devenu obligatoire, il est devenu incontournable… Pourtant, le non-usage des outils de collaboration dans les entreprises est accablant.
Le ton est donné.
Principaux intervenants s’exprimant ici :
Richard Collin (ICCE)
Jean-Michel Cornu (fing)
Yves Duron (NextModernity)
Frédéric Soussin (Ubiquité et partage)
Quelques unes des notions clés évoquées lors de cette MasterClass :
Les organisations souffrent et font de la résistance face aux technologies de la collaboration, ainsi qu’à leur représentation sur les réseaux.
Jean-Michel Cornu (fing) : Le fait de se poser les bonnes questions en groupe, avec des points de vues différents, en s’efforçant de formuler les problèmes, c’est déjà apporter des réponses.
Frédéric Soussin (Ubiquité et partage) : comment je fais passer mes idées positives ?
Comment rester personnel dans un champ de mines antipersonnelles ?
Il n’y a rien de mieux qu’une bonne question.
Agir en “actes de résistance” plutôt qu’en actes d’évangélisation.
On constate de plus en plus qu’il y a une démotivation générale des salariés en entreprise, qui s’explique par un manque de visibilité sur le résultat de leur production. Comme si un boulanger qui pétri son pain ne pouvait jamais voir son produit fini. Comment trouver une motivation dans ces conditions ?
Marc de Fouchecour (Ensam) : Les gens ne voulaient pas échanger leur expérience. Quelqu’un a eu l’idée de proposer un trophé. Le trophé était : “le droit à une publication en ligne” sur le site de l’entreprise… Et cela a fonctionné ! Parcequ’il y avait quelque chose à gagner : la reconnaissance et la visibilité.
Finalement on a tout publié !
Richard Collin (ICCE) : Nous devons donner des arguments à ceux qui doivent convaincre les autres de mettre en place une démarche collaboration en entreprise.
C’est un mythe de croire que le savoir faire est gardé dans l’entreprise. La connaissance n’est pas dans l’entreprise, elle est chez les gens (qui peuvent partir dès demain). Et le syndrome sécuritaire distillé par les entreprises empêche l’innovation des individus.
Alors qu’il faudrait dire : “Je préfère avoir 5% de mon information piquée sur internet plutôt que de ne pas voir mon information circuler dans l’entreprise.”
La question c’est l’animation et la création d’une communauté.
Elle fait référence à une pratique plutôt que des objectifs.
Fait référence à des connaissances qui se construisent ensemble.
Le rôle de l’encadrement et de l’animateur de la collaboration est de rendre les égoïsmes compatibles entre-eux. Il faut s’assurer que chacun gagne dans l’échange qui se construit. Et qu’il va gagner en reconnaissance.
Dans la collaboration en réseau, les verres de bières sont complémentaires.
La qualité de la modération du groupe repose beaucoup sur la rapidité des réponses apportées, mais aussi sur la patience et la temporisation.
Autres qualités de l’animateur-modérateur :
être concis sur les contenus,
accepter le désaccord,
favoriser des habitudes sociales nouvelles.
Conclusion de Richard Collin : “il faut faire ! Faire petit au départ, mais faire.”
Bruno de Beauregard et Miguel Membrado ont créé à Palo Alto en Californie, Netcipia, solution participative gratuite combinant le blog et le wiki.
Basé en partie sur le moteur Xwiki, Netcipia c’est surtout l’approche qui veut concilier le meilleur des deux mondes : wiki et blogs.
Miguel Membrado, présent aux Rencontres ICC 2006 à Paris, nous résume le contexte du lancement de Netcipia. (Interview réalisée avec la participation d’Alexandre Israël.)
Standards obligent ! Après avoir installé des blogs sous WordPress pour les uns et pour les autres, il fallait bien prendre un peu de temps pour se préoccuper de son propre blog.
L’import automatisé des articles précédemment publiés sur la plateforme Blogger n’ayant pas fonctionné, c’est donc “à la main” (avec une souris quand-même…) que la migration s’est faite. Au passage il m’a été impossible de récupérer les commentaires. C’est pourquoi les URL des pages d’origine n’ont pas été effacées, ainsi que l’ancienne page d’accueil, qui n’a pas changé d’adresse : http://ru3.com/luc/index.htm. Car rompre brutalement des liens établis construits au fil des mois et des années n’est jamais une bonne solution.
Et puis un slogan plus court que le précédent “RU3, réseau des utilisateurs de l’intelligence collective”… c’est peut-être pas un mal ! Enfin, donnez-moi votre avis, cela vous permettra de tester le moteur de commentaires en Ajax !
J’ai eu le grand privilège d’assister aujourd’hui à un atelier sur les RIA (Rich Internet Applications), ou interfaces riches, organisé par People in Action, avec la participation remarquée de Bill Scott, designer et “évangéliste Ajax” chez Yahoo!, ainsi que de Vivien Gauthier, de Use-Design.
Une interface riche internet est un ensemble de technologies s’exécutant dans un navigateur web et visant à enrichir l’expérience utilisateur.
Les RIA englobent aujourd’hui un ensemble de concepts clés : le web 2.0, les utilisateurs, le design d’interaction (ergonomie + utilisabilité), des technologies, des architectures, des SOA (services orientés architecture), et beaucoup de pluridisciplinarité…
Bill Scott a démontré, à travers de nombreux exemples, les gains obtenus en termes d’expérience utilisateur et de productivité à l’usage. L’internaute peut oublier qu’il utilise une application à travers un service web, et se focaliser ainsi sur l’usage de l’application.
On distingue deux technologies leader : Ajax et Flex2 (Adobe).
Une troisième technologie, WPF XBAP, est actuellement en version beta chez Microsoft, sous la forme d’un module de déploiement des applications à l’intérieur d’un navigateur.
La journée très dense s’est terminée par un mini BarCamp sponsorisée par Adobe.
Merci à Emmanuel Levi-Valensi et Mathieu Isaia, les cofondateurs de People in Action, à Vivien Gauthier, de Use Design et à Bill Scott, de Yahoo!
Note de service : les comptes-rendus vidéos sont à venir…
Présentation d’ouverture par Michel Beaudoin-Lafon de la rencontre “Interfaces innovantes : vers une même interface pour le grand public et les professionnels ?” organisée par la Fing et Intuilab.
L’intervention de Daniel Glazman, à ParisWeb 2006, le 22 septembre 2006 : « les standards HTML et CSS, des origines à mercredi dernier…»
La standardisation de deux des standards principaux du Web, HTML et CSS, du début à mercredi dernier… Comment se passent les décisions au sein du W3C, quels sont les enjeux industriels, comment se négocient les avancées et les compromis pour faire évoluer les standards.
Les CSS ont déjà 10 ans et la méthode est éprouvée. Que permettent de faire les CSS2, et qu’apporteront les CSS3, la prochaine norme de gestion des styles ?
De retour de Berlin ou elle participait à la conférence Wizards of OS 4, Alison Powell (Enst) propose une théorie des innovations technologiques produites autour des tables de picnic.
A Montréal, le réseau wifi Ile Sans Fil, propose un accès internet gratuit fournit par les commerçants, et financé par des pages portail locales.
Même si les logiciels libres ne sont pas toujours des logiciels conçus pour le grand public, leur émergence a changé le monde.
Avis aux concepteurs et designer d’applications riches pour le web (ou RIA) : pour que les services web fonctionnent correctement, il faut minimiser l’énergie demandée aux utilisateurs.
En somme, les humains ont une bande passante d’attention réduite !
Les blogueurs et tous ceux qui participent à la conversation globale sont autant de conducteurs et de relayeurs de l’information. Chacun devenant ainsi un « contextualisateur » de l’information et un filtreur pour sa communauté.
Philippe Nieuwbourg, journaliste indépendant et animateur de la communauté StrategieWeb20, présente la première conférence Web 2.0 consacrée à l’entreprise.
Les meilleurs extraits des principales présentations (non-exhaustif…) :
“Le nombre des cyberacheteurs augmente 4 fois plus vite que le nombre d’internautes.”
“Le volume des contenus produits par les amateurs dépasse le volume de ceux produits par les professionnels.”
Les questions des entreprises à la recherche de modèles économiques pour le Web 2.0 :
Comment profiter des outils et des usages ; comment puis-je devenir un nouvel intermédiaire indispensable ?
Comment émerger dans le net, comment conserver la préférence des utilisateurs et gagner la bataille de l’audience.
Comment identifier les outils et les business modèles ; comment acquérir de l’expérience et maîtriser les investissement ?
Sébastien Simoni, directeur général de WebzineMaker, présente son générateur de blogs et sa plateforme de publication.
Dans la foulée, présentation de xFruits qui permet de composer en ligne son système d’information personnalisé. Pour xFruit, « le Rss est à la base du futur web.2.0 ».
Carlos Diaz (Group Reflect) présente BlueKiwi.
Et rappelle ici les principales caractéristiques du web 2.0 :
Ce qui a motivé le développement de BlueWiki : comment importer le web 2.0 dans l’entreprise. Chaque collaborateur a un savoir et une créativité unique. Mais pour exploiter ces richesses individuelles, il faut un outil qui permette de rendre visible ces idées, cette expérience.
« Plus une information stratégique est ancienne, plus sa valeur décroît ». (ci-dessus)
Jean-Christophe Cimetière (Microsoft)
La position et les offres de Microsoft autour du Web 2.0
Quelques préceptes :
Les usages changent (power to the user). les consommateurs deviennent acteurs (blogging, rating, wiki, partage vidéo)
L’expérience utilisateur au coeur. Les interfaces sont plus dynamiques : Ajax, et RIA (rich internet application), les applications hors navigateur mais connectées via internet (GoogleEarth, Sype)
Le web en tant que plate-forme programmable (www.programmableweb.com, une liste de mashups)
Si l’on veut protéger son intimité, la bonne manière est de gérer son image extérieure, et de garder pour soi sa vie personnelle…
Yann Jaegle, directeur d’Aubay, présente ACube, un framework (une boite à outil) open source permettant de construire des applications web 2.0
Principe : Ajax permet d’afficher tout en une page, on charge tout le flux xml depuis la base de données, mais le client n’affiche que ce qui lui est utile. On peut, sans rafraîchissement de la page, afficher un détail ou une information filtrée selon les critères de l’utilisateur.
Emmanuel Levi-Valensi, directeur associé chez People In Action (éditeur, fabrique des applications et prestations de conseil). Spécialiste en conception d’interfaces riches centrées utilisateurs.
Se poser la question du “pourquoi” (concept, ce que l’on veux faire) avant celle du “comment” (quel framework, quelle technologie)
Pour commencer, constituer une équipe pluridisciplinaire. Ex. : un architecte, un designer, un développeur, un expert métier, un chef de projet.
Rôle du designer : rendre utilisable le produit.
L’utilisateur est au centre de la démarche, c’est-à-dire au centre de cette équipe.
Phases à suivre :
Analyse des besoins
Spécification du design
Tests et implémentation.
Livraison
Retour utilisateur : ça marche ou pas.
Sur la première phase d’analyse des besoins (phase critique), pas la peine d’aller plus loin si on ne connaît pas les besoins.
Objectifs : connaitre les utlisateurs, leurs souhaits, leur niveau, leur comportement
Moyens : interview, études, observation, audit, analyse des taches
Livrables : document de vision (une ou deux pages efficaces), marketing, synthèse de projet, utilisateur type, scénarios d’utilisation, métrique et critères de succès.
Scénarios d’utilisation : on imagine différents profils d’utilisateurs (avec des besoins différents face à l’application)
« L’ergonomie c’est au début, le graphisme à la fin. »
Phasage : adopter le principe des 5 “S” (à traiter dans l’ordre suivant) : Stratégie, Scope, Squelette, Structure, Surface.
Plus d’infos : Productivity By Design
Merci pour tant de si bons conseils ! A chacun maintenant de les mettre en pratique.
Pas une semaine ces derniers mois sans l’annonce d’une nouveauté dans le domaine des plateformes de vidéos en ligne.
La dernière en date se nomme click.tv. Le service n’est ouvert pour l’instant qu’aux beta-testeurs.
Mais la fonction la plus novatrice du service proposé par Mike Lanza est prometteuse. Il s’agit de la possibilité, pour le créateur de la vidéo comme pour le visiteur, d’annoter les vidéos en ligne. Avec cette particularité que chaque note est reliée à un point de lecture précis, contextualisant ainsi totalement le commentaire.
Le reste de l’offre reste comparable à DailyMotion ou à YouTube. Comme la possibilité d’ajouter directement une vidéo sur un autre site internet à l’aide d’un badge HTML. La différence avec ses principaux concurrents est que le badge contiendra les commentaires contextualisés.
Source : techcrunch.com
Démo : http://click.tv/features.php
Ce dispositif reprend en partie le concept de la réalité augmentée (RA).
Les recherches en ce domaine existent depuis la fin des années 80. notamment au sein du CNRS. Défini comme un mélange d’interaction entre le monde réel et le monde virtuel, les interfaces de réalité augmenté permettent de superposer images réelles et images numériques.
Le dispositif d’interaction présenté par Jefferson Han se limite aux interactions à deux mains, multipoint et multi-utilisateurs, d’une surface tactile. Mais il met en évidence la facilité avec laquelle on peut réaliser certaines manipulations à deux mains, ou a deux doigts, beaucoup plus complexe à réaliser avec le pointeur d’une souris. L’avantage du système, par rapport à la manière dont Tom Cruise manipulent son ordinateur dans Minority Report, est qu’il n’est pas nécessaire d’enfiler une paire de gants !
Wikio permet d’accéder à l’information disponible sur le web, ici mes propres contenus…
Depuis hier soir, Wikio, est en beta test.
Pour vous faire une idée par vous-même :
Login : wikiobeta Mot de passe : lemediacvous
Il s’agit d’un service d’information lancé par Pierre Chappaz qui compte sur la participation active des utilisateurs pour augmenter la pertinence l’information.
Pierre Chappaz indique qu’environ 5 000 beta-testeurs sont déjà inscrits.
Souhaitons bonne chance à Pierre pour la réussite de ce projet prometteur.