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Richard Stallman et Jean-Pierre Berlan : « les brevets sont une atteinte à nos libertés fondamentales »


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Débat avec Richard Stallman et Jean-Pierre Berlan sur les enjeux du vivant et de la connaissance organisé à l’initiative de l’association Bellinux (mouvement pour le logiciel libre).

Richard Stallman a lancé le développement du système d’exploitation GNU (utilisé dans la combinaison GNU-Linux), et spécifiquement de la Licence Publique Générale GNU (GNU GPL). Il est le fondateur de la Free Software Foundation.

Jean-Pierre Berlan est un ancien directeur de recherche en agronomie à l’INRA. Il participe activement, aux côtés de la Confédération paysanne, au débat sur les OGM et le brevetage du vivant.

Découvrez pourquoi le combat pour le développement du logiciel libre menée par Richard Stallman rejoint la lutte menée par la Confédération paysanne contre le brevetage du vivant et celle des OGM.

Quelques extraits du communiqué de presse permettent de comprendre le contexte du débat.

« Les “enclosures” désignent le mouvement d’expropriation des terres dévolues à l’usage collectif qui s’est déroulé sur plusieurs siècles et a précédé et préparé la Révolution industrielle. Le concept de « nouvelles enclosures » désigne, par analogie la captation de
biens communs, par l’amalgame de régimes juridiques historiquement distincts : le droit d’auteur, les brevets, les marques déposées. Ce qui lui a permis de créer ces nouvelles enclosures de « propriété sur le vivant » (gènes, plantes, animaux), sur les connaissances comme les algorithmes des logiciels. »

(…)

« Des pratiques sociales, professionnelles, culturelles telles que l’informatique ou la reproduction du vivant, qui n’avaient a priori rien à voir entre elles, se retrouvent encapuslées dans de mêmes dispositifs juridiques : « les nouvelles enclosures ». C’est ainsi que les agriculteurs sont en train de devenir des « contrefacteurs » puisque produire en agriculture, c’est inévitablement reproduire, et du fait de l’extension du droit de brevet au vivant, c’est reproduire ce qui appartient à autrui ».

(…)

Pour Richard Stallman : « toutes les libertés dépendent de la liberté informatique, elle n’est pas plus importante que les autres libertés fondamentales mais, au fur et à mesure que les pratiques de la vie basculent sur l’ordinateur, on en aura besoin pour maintenir les autres libertés. Profitant de la faiblesse de la démocratie contemporaine, les grandes entreprises sont en train de prendre le contrôle de l’Etat, ce sont elles qui contrôlent les lois, pas les citoyens. ».

Voir aussi :

Mon réseau social est bien plus intelligent que Google

my social network more intelligent than Google

Jusqu’en 2007 pour répondre à mes questions, j’interrogeais Google. En 2008, j’interroge directement mes amis.

Par exemple, à la question : “quel est le meilleur langage pour développer une application web ?” le meilleur moteur de recherche du monde ne me donne pas de réponse satisfaisante.

J’ai posé la question à vingt personnes sélectionnées parmi mes 274 relations directes enregistrées dans Linkedin.

En moins de 24 heures, dix-sept personnes sur vingt avaient répondu à ma question.
Et certaines de façon très détaillée. Deux d’entres-elles m’ont même appelé pour me donner leur réponse par téléphone.

La réalité est que Linkedin est bien plus intelligent que Google.

Essayez maintenant de trouver avec Google les meilleures sources d’inspiration pour réaliser le design de vos prochaines cartes de visite. Vous serez immédiatement perdu dans quelques millions de propositions, renvoyant pour la plupart à des offres commerciales de réalisation et d’impression de vos cartes de visite.

Utilisez maintenant Del.icio.us, en indiquant les mots-clés suivants : inspiration, business, card vous obtiendrez alors une centaine de liens jugés pertinents par des milliers d’utilisateurs. Vous y trouverez par exemple cet album dans Flickr, indexé par plus de 4000 personnes.

La réalité est que Del.icio.us est bien plus intelligent que Google.

Et lorsqu’a mon tour j’utilise Del.icio.us pour bookmarquer une page web (c’est à dire pour conserver l’adresse d’une page dans ses liens favoris), je m’efforce d’y ajouter quelques tags (mots-clés) pertinents. Ces tags me permettront de retouver plus rapidement ce lien ultérieurement. Et ils faciliteront aussi la tâche de ceux qui recherchent une information en rapport avec cette page.

J’ajoute aussi à ce lien bookmarqué un commentaire. Ce commentaire génère automatiquement (via Twitterfeed) un message dans Twitter.

Twitter n’est pas vraiment un réseau social, ni vraiment un système de publication, ni vraiment une messagerie instantanée, ni vraiment système d’alerte SMS.

Mais Twitter est vraiment un peu tout cela à la fois.
Aujourd’hui Twitter est de loin ma première source d’information sur internet.

Sur les quarante twitts (messages dans Twitter) que je reçois en moyenne chaque jour, j’en lis vraiment une vingtaine. Parmi ceux-là, une demi-douzaine me seront directement utiles.

La réalité est que Twitter est bien plus intelligent que Google.

Aujourd’hui, que ce soit avec Linkedin, Del.icio.us, Twitter, mais aussi Facebook, Skype ou Flickr, ce n’est plus l’intelligence artificielle des robots d’indexation qui m’apportent des réponses.

Ce sont bien les internautes eux-mêmes.

Et je peux affirmer qu’en 2008, ma compréhension d’internet passera à 99% par les contacts présents dans mes réseaux sociaux, et a 1% par Google.

Oserai-je dire qu’il s’agit d’intelligence collective ? En tout cas cela ressemble bien à une “tentative d’intelligence collective“.

Facebook+Twitter+MyBlogLog+Flickr : mon réseau social en une seule image

My social Network on Flickr, Facebook, Twitter and MyblogLog

Au moment où l’identité numérique est l’objet de toutes nos conversations, voici la grande image de mon réseau social :-)

Prenez les vignettes photos des trombines de vos contacts qui s’affichent sur Facebook, Twitter, Mybloglog et Flickr, standardisez leurs dimensions à 48×48 pixels, et copiez-collez les dans une seule et même capture. Vous obtiendrez une grande image. Celle de votre réseau social. Le plus difficile est d’éviter les doublons, car pour la plupart d’entre-nous, nous appartenons à plusieurs réseaux sociaux.

A vous de réaliser votre grande image !

Fingcamp : L’identité numérique en question



L’identité numérique, était une des sessions phare du premier FingCamp qui s’est tenu le 29 septembre à l’ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle) à Paris.

Une question centrale se dessine depuis plusieurs mois, notamment au sein des communautés les plus actives sur les réseaux sociaux :

« Comment l’identité numérique des internautes peut-elle être maîtrisée ? »

A l’écran : Philippe Kerignard, Miguel Membrado, Daniel Kaplan, Olivier Seres, Charles Nepote et d’autres encore…

La déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux

Représentation du réseau social de Luc Legay dans Facebook

Après le code de bonne conduite pour la blogosphère, Voici la déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux.

Produite à l’initiative de Marc Canter, de Michael Arrington, de Robert Scoble, et de Joseph Smarr, voici ma tentative de traduction française de A Bill of Rights for Users of the Social Web.

Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent bénéficier des droits fondamentaux suivants :

  1. Conserver la propriété de leurs informations personnelles : profil personnel, liste des contacts, contenus produits (ou liens vers ses contenus)
  2. Le contrôle du partage de ces informations personnelles
  3. La liberté d’autoriser un site, tiers de confiance, d’accéder durablement à ces informations personnelles.

Les sites qui adhèrent à ces droits fondamentaux doivent permettrent à leurs utilisateurs :

  1. De syndiquer leurs informations personnelles en utilisant une URL permanente ou une API utilisant un format de données ouvert;
  2. De syndiquer leurs contenus à l’extérieur du site;
  3. De relier leurs pages d’informations personnelles à des identifiants externes et publics
  4. De découvrir qui utilise le site parmi leurs contacts, à l’aide d’identifiants identiques à l’intérieur du site et en dehors du site.

L’heure étant à la multiplication de nos identités à travers la multiplication des services de réseaux sociaux, la démarche paraît plus qu’urgente pour beaucoup d’entre-nous

Explorcamp : découvrez le Web 2.0 en trois heures

Les Explorateurs du Web, place de Valois

Vos collègues ne comprennent rien au Web ? Envoyez-les à l’Explorcamp 3 !
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Explorcamp : expérimentation des nouveaux usages à l’intention des non-experts

Les explorateurs du web au premier Explorcamp Paris
Les Explorateurs du Web, animateurs du premier Explorcamp Paris. De gauche à droite : Luc Legay, Christophe Ducamp, Sylvie Le Bars, Franck Dumesnil, Mathieu Coste, Sébastien Sauteur, Mart Tirel et David Reverchon.

Les vidéos sont visibles sur le blog des Explorateurs du Web

Organisé par les Explorateurs du Web, un Explorcamp consiste à faire découvrir aux non-initiés, les nouveaux usages d’internet, sous forme de présentations très rapides et simultanés.

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Une nouvelle plateforme de téléchargement dans un État sans droits d’auteurs

Oil-platform

Les créateurs du site de partage de fichiers ThePirateBay pensent avoir trouvé la solution pour rendre légal le téléchargement.

Il leur suffit d’acheter une ile, et d’y créer un Etat où le téléchargement serait légal, et où les droits d’auteurs seraient gratuits.

Aujourd’hui The Pirate Bay n’est pas hébergeur de contenus, mais un simple aiguilleur de “torrents“, c’est-à-dire de fichiers contenants les métadonnées relatives aux fichiers référencés et pointant vers les sources à télécharger situées sur les ordinateurs des internautes connectés.

En janvier 2007, The Pirate Bay avait annoncé son intention d’acheter une ancienne base militaire située en mer, au large de l’Angleterre. Mais son propriétaire, apprenant les intentions de l’acheteur, a refusé de vendre, ne souhaitant pas soutenir une opération de détournement de lois internationnales.

Les trois créateurs suédois de ThePirateBay recherchent donc une autre île. Pourvu que ce soit dans la limite de leur budget de… 10 millions de dollars.

Finalement, avec la fin du pétrole, faut-il maintenant investir dans les plateformes offshore de téléchargement ?


En savoir plus :

Via : Evan Serpick, Rolling Stone.

Les microformats vont-ils tuer les sites de commerce en ligne ?


Qu’est ce qu’un microformat ? Comment utiliser les microformats ? Et pourquoi, à terme, les micro-formats vont bouleverser le modèle économique actuel des grandes plateformes de commerce en ligne ?

 
Quelques tentatives de réponses en images à l’occasion du dixième CantineCamp, qui réunissait hier à Paris, autour de son invité, Yann Gourvennec, Jean-Christophe Capelli, Pierre Philippe Cormeraie, Maria Hirsch, Christophe Ducamp, Olivier Auber, Michel-Bernand Mantel, Olivier Seres, et moi-même (Luc Legay).

Comment choisir la bonne licence Creative Commons ?

Vous êtes blogueur, auteur, conférencier, photographe, artiste, designer ou créatif ? Vous souhaitez favoriser la diffusion de votre travail, et vous assurer que l’on vous attribue la paternité de votre œuvre, afin, le cas échéant, de faire valoir vos droits.

Il existe aujourd’hui six licences Creative Commons (dans la version 2.5). Donc six façons de partager et de protéger vos créations. Mais laquelle choisir ?

Voici un panorama des possibilités données par les licences Creative Commons actuelles :

1. La licence la moins restrictive pour favoriser une diffusion la plus large possible

creative commons paternité Paternité

Obligations pour les repreneurs :

  • Obligation de citer le nom de l’auteur original.
  • A chaque réutilisation ou distribution, faire apparaître clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création, en faisant un lien vers cette licence : http://creativecommons.org/licenses/by/2.5/deed.fr

2. Vous ne souhaitez pas que l’on modifie votre production originale

creative commons creative commons Paternité + Pas de Modification

Obligations pour les repreneurs :

  • Obligation de citer le nom de l’auteur original.
  • Interdiction de modifier, de transformer ou d’adapter cette création.
  • A chaque réutilisation ou distribution, faire apparaître clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création, en faisant un lien vers cette licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.5/deed.fr

3. Vous ne souhaitez pas que l’on modifie votre production originale, ni qu’on en fasse une utilisation commerciale

creative commons attribution creative commons non-commercial creative commons Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Pas de Modification

Obligations pour les repreneurs :

  • Obligation de citer le nom de l’auteur original.
  • Interdiction d’utiliser cette création à des fins commerciales.
  • Interdiction de modifier, de transformer ou d’adapter cette création.
  • A chaque réutilisation ou distribution, faire apparaître clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création, en faisant un lien vers cette licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/deed.fr

4. Vous ne souhaitez que l’on fasse une utilisation commerciale de votre production

creative commons creative commons Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale

Obligations pour les repreneurs :

  • Obligation de citer le nom de l’auteur original.
  • Interdiction d’utiliser cette création à des fins commerciales.
  • A chaque réutilisation ou distribution, faire apparaître clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création, en faisant un lien vers cette licence :
    http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.5/deed.fr

5. Identique à la licence précédente mais en autorisant la transformation de l’œuvre originale sous condition d’utiliser la même licence

creative commons creative commons creative commons Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage des Conditions Initiales à l’Identique

Obligations pour les repreneurs :

  • Obligation de citer le nom de l’auteur original.
  • Interdiction d’utiliser cette création à des fins commerciales.
  • Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.
  • A chaque réutilisation ou distribution, faire apparaître clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création, en faisant un lien vers cette licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.5/deed.fr

6. Vous souhaitez une diffusion sans restriction, mais en autorisant la transformation de l’œuvre originale sous condition d’utiliser la même licence

creative commons creative commons Paternité + Partage des Conditions Initiales à l’Identique

Obligations pour les repreneurs :

  • Obligation de citer le nom de l’auteur original.
  • Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.
  • A chaque réutilisation ou distribution, faire apparaître clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création, en faisant un lien vers cette licence : http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/deed.fr

Maintenant que vous avez tout compris : le moteur de contrat va faire le travail pour vous : http://creativecommons.org/license/

300 000 dollars : le prix de notre liberté intellectuelle

Creative Commons
Photo © Franz Patzig - CC BY

Il reste encore une journée à l’association caritative Creative Commons pour atteindre son objectif de 300 000 dollars de donation.

L’association permet a tout producteur de contenus (tels que artistes, auteurs, inventeurs, photographes), de diffuser ses créations dans le cadre d’une licence juridiquement reconnue. Elle favorise la diffusion des œuvres auprès du plus grand nombre en limitant les restrictions de copie. Grâce aux licences Creative Commons, les auteurs peuvent obtenir très rapidement une large diffusion, et donc plus de chance d’être vus, lus, et entendus !

Depuis l’origine (mars 2003), les contenus publiés dans ce blog sont sous licence Creative Commons. C’est notamment grâce à cette licence que la reprise des informations publiées ici est possible. Une facilité qui contribue sûrement pour partie au développement de l’audience de ce blog.

Make a Donation to the Creative Commons

Alors, pour bien finir l’année 2006 pensez à faire (très rapidement !) votre donation.

Voir aussi sur ce blog : Comment choisir la bonne licence Creative Commons ?

Cantine Camp, le lieu où l’on parle d’économie solidaire, de communauté pinko et du modèle Google…



Lire la vidéo - Durée 14 min.

La rencontre s’appelle le CantineCamp. Dans le prolongement de l’esprit BarCamp, c’est spontané, c’est ouvert et ça se passe à la cantine !

On vous y explique la démarche Pinko, et si le courant passe, vous pouvez aider à développer cette communauté.

Nos hôtes sont tous des banquiers : Jean-Christophe Capelli, Pierre-Philippe Cormeraie et Christophe Ducamp. Mais ils ne sont pas tout à fait de la même race que ceux qui vous appellent régulièrement chez vous, pour vous proposer une très bonne opération dans laquelle vous pourriez transférer sans risque toutes vos économies.

Guest star : Roland Piquepaille, certainement le plus lu (au monde ?) des blogueurs français… mais malheureusement très peu par des Français ! Expert des nouvelles tendances technologiques et sociales, Roland Piquepaille nous apporte un point de vue sans complaisance sur l’effet Pinko.

Mathieu Coste et moi-même (Luc Legay) étions présents en qualité d’explorateurs du chaos, curieux et attentifs au phénomène Pinko et à ces banquiers venus d’une autre planète.

Principales questions abordées lors de cette rencontre ensoleillée :

  • Comment une communauté de personnes se faisant mutuellement confiance, peut-elle être amenée à avancer de l’argent à l’un de ses membres, sans l’aide d’une banque traditionnelle ?
  • Google est-elle une entreprise Pinko ? Pierre-Philippe Cormeraie compte les points.

Le wiki de la communauté Pinko francophone
Le wiki du BarCampBank

BarCamp Paris chez Google



Lire au format QuickTime (meilleure qualité) — Durée : 22:08


Ambiance californienne chez Google à l’occasion du BarCamp Paris numéro 7 qui s’est déroulé aujourd’hui samedi 11 novembre, en ses locaux, avenue de l’Opéra.

Les participants se présentent tous successivement en 3 tags. Et histoire de voir si cela va faire exploser mon Page Rank Google, je n’hésite pas ici à les retranscrirent dans l’ordre de leur énumération intégralement sous forme d’un nuage de tags ! :-)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Tiens, on dirait que le tag Web 2.0 est passé en arrière plan !

Pour l’anecdote, c’est grâce à l’inscription de Tariq Krim, dont j’ai pris le nom pour passer la barrière de sécurité (!), que j’ai pu participer, à sa place, à cette journée BarCamp. Merci Tariq.

MasterClass Communautés 2006, ou comment collaborer en bonne intelligence


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - Durée : 06:03

Le travail collaboratif n’est pas devenu obligatoire, il est devenu incontournable… Pourtant, le non-usage des outils de collaboration dans les entreprises est accablant.

Le ton est donné.

Principaux intervenants s’exprimant ici :

  • Richard Collin (ICCE)
  • Jean-Michel Cornu (fing)
  • Yves Duron (NextModernity)
  • Frédéric Soussin (Ubiquité et partage)

Quelques unes des notions clés évoquées lors de cette MasterClass :

Les organisations souffrent et font de la résistance face aux technologies de la collaboration, ainsi qu’à leur représentation sur les réseaux.


Jean-Michel Cornu
(fing) : Le fait de se poser les bonnes questions en groupe, avec des points de vues différents, en s’efforçant de formuler les problèmes, c’est déjà apporter des réponses.

Frédéric Soussin (Ubiquité et partage) : comment je fais passer mes idées positives ?
Comment rester personnel dans un champ de mines antipersonnelles ?
Il n’y a rien de mieux qu’une bonne question.
Agir en “actes de résistance” plutôt qu’en actes d’évangélisation.

On constate de plus en plus qu’il y a une démotivation générale des salariés en entreprise, qui s’explique par un manque de visibilité sur le résultat de leur production. Comme si un boulanger qui pétri son pain ne pouvait jamais voir son produit fini. Comment trouver une motivation dans ces conditions ?

Marc de Fouchecour
(Ensam) : Les gens ne voulaient pas échanger leur expérience. Quelqu’un a eu l’idée de proposer un trophé. Le trophé était : “le droit à une publication en ligne” sur le site de l’entreprise… Et cela a fonctionné ! Parcequ’il y avait quelque chose à gagner : la reconnaissance et la visibilité.
Finalement on a tout publié !

Richard Collin (ICCE) : Nous devons donner des arguments à ceux qui doivent convaincre les autres de mettre en place une démarche collaboration en entreprise.

C’est un mythe de croire que le savoir faire est gardé dans l’entreprise. La connaissance n’est pas dans l’entreprise, elle est chez les gens (qui peuvent partir dès demain). Et le syndrome sécuritaire distillé par les entreprises empêche l’innovation des individus.

Alors qu’il faudrait dire : “Je préfère avoir 5% de mon information piquée sur internet plutôt que de ne pas voir mon information circuler dans l’entreprise.”

La question c’est l’animation et la création d’une communauté.
Elle fait référence à une pratique plutôt que des objectifs.
Fait référence à des connaissances qui se construisent ensemble.
Le rôle de l’encadrement et de l’animateur de la collaboration est de rendre les égoïsmes compatibles entre-eux. Il faut s’assurer que chacun gagne dans l’échange qui se construit. Et qu’il va gagner en reconnaissance.

Dans la collaboration en réseau, les verres de bières sont complémentaires.
La qualité de la modération du groupe repose beaucoup sur la rapidité des réponses apportées, mais aussi sur la patience et la temporisation.
Autres qualités de l’animateur-modérateur :

  • être concis sur les contenus,
  • accepter le désaccord,
  • favoriser des habitudes sociales nouvelles.

Conclusion de Richard Collin : “il faut faire ! Faire petit au départ, mais faire.”

Eunika Mercier-Laurent présente le livre collectif multidomaine et multicultures



ICC'2006 EUNIKA MERCIER-LAURENT Durée : 04:50

C’est un wiki qui a permis à Eunika Mercier-Laurent, de gérer le travail des 27 auteurs originaires de 20 pays qui ont co-écrit “Knowledge Economics, Principles, Practices & Policies“, un ouvrage de référence de 900 pages en 3 volumes.

Eunika Mercier-Laurent, qui se défini elle-même comme une architecte des flux des connaissances, est l’une des toutes premières spécialistes mondiales de l’innovation globale et du management des connaissances en entreprise.

Intervenante en août 2006 au symposium international de l’intelligence artificielle, l’ISAI’06, qui s’est tenu à Beijing en Chine. Cette conférence célébrait le 50e anniversaire de la conférence fondatrice de l’IA à Dartmouth.

Suite à la réussite de ce symposium, Eunika Mercier-Laurent a proposé à l’AFIA, l’association française d’intelligence artificielle, d’organiser le 3 novembre à Paris, les 50 ans de l’intelligence articificielle au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Knowledge Economics

Knowledge Economics, Tartu University Press, référence et présentation.
EML Conseil
Knowledge Economics sur Amazon
Economie de la connaissance, une définition qui reste à compléter sur Wikipédia.

La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux



ICC'2006 : Jean-Pierre Corniou - Durée : 05:37

Dans le cadre des rencontres ICC’2006, on notera l’intervention remarquée lors de la séance plénière d’ouverture de Jean-Pierre Corniou, (EDS consulting)

Quelques extraits à retenir :

« Aujourd’hui il est facile de faire de la presse et de la vidéo avec des moyens réduits et légers.
Les nouvelles règles échappent aux institutions.
Il y a une remise en question de l’ordre établi à travers l’émergence de nouveaux moyens d’expression.
Le monde des marques, du business, de la politique, sont remis en cause dans leur fonctionnement.
Etes-vous sûr de la qualité des contenus lorsque vous lisez le Monde ou Libération ? Pas toujours. Mais vous connaissez la marque, et elle assume la responsabilité de des contenus qu’elle publie.
Sur internet c’est moins stable et moins lisible. Mais le processus de réitération continu des messages permet l’émergence d’une qualité et d’une pertinence sans cesse renouvelée.
La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance. »

L’interface Homme-Machine par Michel Beaudoin-Lafon


Version au format QuickTime (32 Mo, 6′32)

Présentation d’ouverture par Michel Beaudoin-Lafon de la rencontre “Interfaces innovantes : vers une même interface pour le grand public et les professionnels ?” organisée par la Fing et Intuilab.

Karl Dubost - Enrichissons nos relations


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) - (24.7 Mo - 07′20)

Intervention de Karl Dubost, conformance manager W3C, à ParisWeb 2006, le 22 septembre 2006.

De nombreux formats (microformats, XML, RDF) permettent de construire un nouvel écosystème d’interactions des données et d’enrichir notre expérience quotidienne du Web.

Local+social+wifi = usages émergents



Lire cette vidéo au format QuickTime (haut-débit)

De retour de Berlin ou elle participait à la conférence Wizards of OS 4, Alison Powell (Enst) propose une théorie des innovations technologiques produites autour des tables de picnic.

A Montréal, le réseau wifi Ile Sans Fil, propose un accès internet gratuit fournit par les commerçants, et financé par des pages portail locales.
Même si les logiciels libres ne sont pas toujours des logiciels conçus pour le grand public, leur émergence a changé le monde.
Avis aux concepteurs et designer d’applications riches pour le web (ou RIA) : pour que les services web fonctionnent correctement, il faut minimiser l’énergie demandée aux utilisateurs.

En somme, les humains ont une bande passante d’attention réduite !

Alison Blog : You Can(’t) call me Al

Conference in Berlin : http://www.wizards-of-os.org/

Ile Sans fil (Montréal) : http://www.ilesansfil.org/

Wifi Dog (open source) : http://dev.wifidog.org/

Soyons les conducteurs de l’information

Joanne Colan
Vidéo enregistrée à l’occasion du PodCamp Boston 2006. Source : RocketBoom. Interview de Joanne Colan, réalisée par Thierry Hubert et Frédéric Deriot de Knowledge Energies inc.

Les blogueurs et tous ceux qui participent à la conversation globale sont autant de conducteurs et de relayeurs de l’information. Chacun devenant ainsi un « contextualisateur » de l’information et un filtreur pour sa communauté.

L’EntreNet, c’est demain !


Un blog de plus par seconde… 100 millions d’images partagées sur Flickr, 3 millions d’articles en 214 langues sur Wikipedia…
A mi-chemin entre pratiques collectives et pratiques individuelles, cet ensemble de petites choses, qui ont parfois de grandes conséquences, a été appelé l’EntreNet par la Fing qui organise sur ce thème sa 4e Université de printemps à Marseille et Aix-en-Provence à partir de demain mercredi 7 juin.

  • Comment décrire les pratiques de ce nouvel Internet social ?
  • Quelles sont les stratégies et les modèles économiques de l’EntreNet ?
  • Les institutions et les médias ont-ils leur place dans ce nouvel espace ?

C’est pour tenter d’obtenir des réponses à ces questions que je participerais à ces journées où l’on pourra débattre ouvertement avec quelques-uns des meilleurs spécialistes du moment :

Programme et inscriptions : OpenF