Francis Pisani, Explorateur du Web, conférencier et consultant, intervenait hier au Centre de formation des journalistes pour une leçon inaugurale d’accueil des nouveaux étudiants, sur le thème : « L’impact social des nouvelles technologies de l’information et de la communication ».
Francis Pisani invite les futurs journalistes à comprendre les grandes tendances des médias, à utiliser les flux RSS, à utiliser Del.icio.us, à comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux.
Sachons faire du journalisme “glocal”, c’est-à-dire à la fois local et global.
Sachons faire du journalisme “translocal” car nous vivons rarement sur un seul lieu, mais sur plusieurs.
Sachons prendre en compte la réalité de l’information “hyperlocale”, à laquelle les gens participent plus volontiers que sur des questions nationales ou internationales.
Nous ne savons pas réellement ce qu’est une information multimédia. C’est donc à vous de l’inventer dès maintenant.
Dans une société où chacun peut désormais accéder directement à l’information votre rôle sera aussi celui de “médiateur de conversations”.
N’oubliez pas que vos lecteurs en savent toujours plus que vous.
Intelligence collective ou pas, il se passe quelque-chose, lorsque l’on fait converser et collaborer des milliers de personnes entre-elles.
Une grande leçon d’ouverture d’esprit aux nouveaux usages d’internet, mais aussi une leçon de modestie vis-à-vis d’un monde en constante évolution sur lequel chacun devra garder son sens critique.
Alors que Paris-Plage installe ses palmiers par camions, quelques-uns des meilleurs experts du Web et des wikis sémantiques, se sont réunis, sans faire de vague, à l’occasion d’une bière au Halls Beer, rue Saint-Denis. Et parmi eux, quatre Explorateurs du Web !
L’idée de Web sémantique n’est pas nouvelle, puisqu’elle a été initiée par le W3C en 1998.
Pourtant, malgré les obstacles, l’idée a fait son chemin. Et à l’heure du Web 2.0, des nouveaux outils et des nouvelles pratiques communautaires, l’idée d’un Web sémantique n’a jamais paru autant à notre portée qu’aujourd’hui. Le read/write web, les wikis, les microformats, et les logiciels sociaux semblent en effet mettre à portée de main, ce doux rêve du Web sémantique.
Le Web sémantique désigne les moyens (syntaxes, langages et technos,…) qui visent à rendre les contenus du Web interprétables, du point de vue du sens, par des programmes informatiques.
Les débats mené depuis une dizaine d’année entre les défenseurs du Web sémantique et ses détracteurs, est en train de trouver un terrain d’entente. La transition vers un web tout sémantique, comme le souhaitait Tim Berner Lee dès 1994, ne s’est pas faite. Les partisans du tout sémantique ont donc revu leurs prétentions à la baisse. Et les détracteurs ont compris, que sans une dose de sémantique, le web actuel ne pourrait plus évoluer.
Mousse sémantique au Halls Beer, rue Saint-Denis, Paris
Entre-temps, les communautés de pratiques sont venues à la rescousse. Les tags, parents pauvres du Web sémantique, se sont installés dans le paysage, sous forme de gros nuages.
Et les microformats, sans attendre la révolution du Web sémantique, ont déjà apporté leurs briques d’intelligibilité et d’interopérabilité des données, au sein même des formats existants.
On se surprend même à rêver et cette mousse sémantique 2007, retrouve le goût d’une MousseParis de 2003…
Rencontre il y a quelques jours avec Joël de Rosnay, à l’occasion de la parution de son dernier livre : 2020, les scénarios du futur. Interviewé par Denis Failly, pour RU3 et les entretiens du futur.
Internet du futur, écosystèmes informationnels, sciences de la complexité, environnement et énergies renouvelables, santé et homme augmenté… Joël de Rosnay résume pour RU3 quelques-uns des scénarios du futur détaillés dans son ouvrage.
Joël de Rosnay, prospectiviste, est conseiller du Président de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris.
Qu’est ce qu’un microformat ? Comment utiliser les microformats ? Et pourquoi, à terme, les micro-formats vont bouleverser le modèle économique actuel des grandes plateformes de commerce en ligne ?
Rendez-vous désormais très attendu par la communauté parisienne du Web 2.0 et des nouveaux usages, le dernier CantineCamp s’est tenu hier jeudi à Paris.
Et selon la tradition, les participants se présentent avec trois tags…
Pierre-Philippe Cormeraie vous donne sa définition du Pinko marketing, Olivier Auber donne celle du protocole multicast, Cyril Attias explique son rôle au sein de l’agence Ogilvy, et Christophe Ducamp appel les sponsors pour le prochain BarCampParis qui devrait réunir plus de mille participants.
De la fiction d’hier, à la réalité d’aujourd’hui, la frontière paraît s’effacer. Même si ces images ont un goût de déjà vu pour beaucoup d’entre-nous, elles résonnent avec une tonalité toute particulière après l’interview de Jacques Attali réalisée hier avec Denis Failly, puisqu’il y était question de prévisions pour les cinquante prochaines années…
En constatant ce qu’il est possible d’inventer dès maintenant, l’on se met a douter, de façon légitime, sur notre capacité à prévoir quoique ce soit, ne serait-ce que pour les six mois à venir !
Source : Perceptive Pixel Inc, spinoff du NYU Courant Institute of Mathematical Sciences.
Prévoir l’avenir à trois ans ? C’est courageux. A dix ans ? C’est hasardeux. A vingt ans ? C’est utopiste. Mais prévoir l’avenir pour les cinquante prochaines années, c’est Jacques Attali !
C’est en effet l’exercice risqué auquel s’est prêté Jacques Attali, ancien conseiller d’Etat, et actuel président de PlaNet Finance, dans son dernier livre “Une Brève histoire de l’avenir” publié chez Fayard.
Parmi les prédictions marquantes : la conséquence annoncée de la mondialisation de l’économie avec la fin des Etats et des services publics. Ainsi, l’ordre et la sécurité des citoyens seront assurés par des sociétés privées, tout comme l’enseignement et la santé. La fin de la suprématie américaine, et de l’Europe, remplacés par l’avènement du continent asiatique.
A vous de juger si l’auteur vous paraît être un visionnaire de génie ou un doux utopiste.
L’avantage de faire des prédictions à si longue échéance est finalement de pouvoir augmenter ses chances de voir au moins l’une d’entres-elles s’accomplir…
Jacques Attali est interviewé dans les locaux de PlaNet Finance, à Saint-Denis (93), par Denis Failly, assisté par moi-même (Luc Legay), pour le site de la Bibliothèque Nextmoderne.
La rencontre s’appelle le CantineCamp. Dans le prolongement de l’esprit BarCamp, c’est spontané, c’est ouvert et ça se passe à la cantine !
On vous y explique la démarche Pinko, et si le courant passe, vous pouvez aider à développer cette communauté.
Nos hôtes sont tous des banquiers : Jean-Christophe Capelli, Pierre-Philippe Cormeraie et Christophe Ducamp. Mais ils ne sont pas tout à fait de la même race que ceux qui vous appellent régulièrement chez vous, pour vous proposer une très bonne opération dans laquelle vous pourriez transférer sans risque toutes vos économies.
Guest star : Roland Piquepaille, certainement le plus lu (au monde ?) des blogueurs français… mais malheureusement très peu par des Français ! Expert des nouvelles tendances technologiques et sociales, Roland Piquepaille nous apporte un point de vue sans complaisance sur l’effet Pinko.
Mathieu Coste et moi-même (Luc Legay) étions présents en qualité d’explorateurs du chaos, curieux et attentifs au phénomène Pinko et à ces banquiers venus d’une autre planète.
Principales questions abordées lors de cette rencontre ensoleillée :
Comment une communauté de personnes se faisant mutuellement confiance, peut-elle être amenée à avancer de l’argent à l’un de ses membres, sans l’aide d’une banque traditionnelle ?
Google est-elle une entreprise Pinko ? Pierre-Philippe Cormeraie compte les points.
Manager en bordure du chaos c’est trouver cette frontière ténue sur laquelle les personnes et leurs organisations pourront mettre en phase leur créativité avec le monde extérieur.
Les intelligences individuelles à l’intérieur d’organisations structurées ne suffisent plus à assurer le succès des entreprises.
Car l’environnement dans lequel évoluent aujourd’hui les organisations n’est plus prédictible.
Les rythmes internes des entreprises sont inévitablement amenés à se désynchroniser des rythmes externes.
Les organisations qui vont rapidement dépasser les autres sont celles qui, dès maintenant, vont mettre en pratique l’intelligence collective.
Les entreprises qui se considèrent comme des navires étanches au monde extérieur vont traverser le chaos comme on traverse un océan déchaîné. Il est probable que peu d’entre elles arriveront à destination.
L’entreprise qui évolue sur la bordure du chaos est une organisation ouverte et connectée en permanente sur l’extérieur. Elle se développe dans un écosystème d’information, et y puise ses ressources.
En élargissant ses points de contacts avec son environnement, l’organisation multiplie ses possibilités d’évolution.
A présent, la bordure du chaos est bien le lieu de l’émergence et de l’innovation pour les entreprises 2.0.
Je dédie cette courte réflexion aux personnes rencontrées ces dernières semaines avec qui nous avons pu partager en toute simplicité nos points de vues. Ces réflexions me guident à présent dans la mise en place d’un réseau de compétences (Les Explorateurs du Web 2.0), ouvert et indépendant, regroupant des personnes réunies par un heureux mélange de hasards et d’affinités.
«…Mais aussi à son mode de management. » C’est la thèse que défend Bernard Girard, consultant en management, dans son dernier livre “Le modèle Google”(MM2 Editions).
Quatre exemples édifiants qui font la différence du management à la Google :
Google dépense 70 % de ses revenus en recherche et développement.
Google paie ses ingénieurs pour développer leurs projets personnels à hauteur de 20% de leur temps de travail.
Les équipes d’ingénieurs sont limitées à 5 ou 6 personnes, et n’ont ni cahier des charges, ni planning à respecter, pourvu que les projets ne dépassent pas quelques semaines.
Google ne paie aucun commercial pour gérer de la relation clients qui est totalement automatisée. Les tarifs des mots-clés AdSense sont en effet fixés de façon dynamique en fonction de l’offre et de la demande.
Pour confirmer la thèse de Bernard Girard, on lira avec intérêt Philipp Lenssen, grand observateur de Google, qui a publié deux documents internes qui donnent les grandes orientations de Google pour 2006 ainsi que les principaux objectifs réalisés fin septembre.
Pour améliorer la productivité de ses ingénieurs, Google met à la disposition de ses personnels un outil universel de recherche « contenant toutes les informations classées publiques générées par toutes les recherches effectuées sur Google. »
(…) Google veut que ses outils soient installés sur tous les ordinateurs (du monde ?) et souhaite intensifier le déploiement de son Google Pack, notamment à destination des nouveaux internautes.
Eunika Mercier-Laurent, qui se défini elle-même comme une architecte des flux des connaissances, est l’une des toutes premières spécialistes mondiales de l’innovation globale et du management des connaissances en entreprise.
Intervenante en août 2006 au symposium international de l’intelligence artificielle, l’ISAI’06, qui s’est tenu à Beijing en Chine. Cette conférence célébrait le 50e anniversaire de la conférence fondatrice de l’IA à Dartmouth.
Suite à la réussite de ce symposium, Eunika Mercier-Laurent a proposé à l’AFIA, l’association française d’intelligence artificielle, d’organiser le 3 novembre à Paris, les 50 ans de l’intelligence articificielle au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
De retour de Berlin ou elle participait à la conférence Wizards of OS 4, Alison Powell (Enst) propose une théorie des innovations technologiques produites autour des tables de picnic.
A Montréal, le réseau wifi Ile Sans Fil, propose un accès internet gratuit fournit par les commerçants, et financé par des pages portail locales.
Même si les logiciels libres ne sont pas toujours des logiciels conçus pour le grand public, leur émergence a changé le monde.
Avis aux concepteurs et designer d’applications riches pour le web (ou RIA) : pour que les services web fonctionnent correctement, il faut minimiser l’énergie demandée aux utilisateurs.
En somme, les humains ont une bande passante d’attention réduite !
Ambiance d’une journée à l’hôtel de région à Nantes, sous le signe de la cybercitoyenneté et de la démocratie locale, co-organisée par la Fing et l’ARF. Avec Hubert Guillaud, Christophe Grébert, Xavier Moisant, et Sébastien Bailly.
Dans le cadre de la journée “Cybercitoyens et démocratie locale” à Nantes, voici un résumé remixé de mon intervention qui consistait à montrer comment la compréhension des moyens d’expression sur internet pouvait aider les élus locaux à rétablir une communication constructive avec les citoyens. Et d’envisager ainsi d’écrire avec eux, les nouvelles règles de cette “e-démocratie”.
Qui sont ces citoyens qui investissent la toile ?
C’est une question que s’est posée l’ensemble des médias et tout particulièrement la presse écrite, pour tenter de répondre à la désaffection, pour ne pas dire à l’hémorragie, de ses lecteurs.
Je suis convaincu qu’une grande partie des démarches amorcées depuis un à deux ans par la presse écrite en France qui consiste à renforcer de façon significative leur présence sur internet, et plus particulièrement auprès des jeunes, est une expérience absolument transposable dans le monde des institutions publiques, et notamment locales.
La désaffection du lectorat jeune de la presse écrite n’est en effet que le reflet des changements profonds qui marquent notre société de l’information, qui aurait tendance, ces dernières années, à devenir une société de la surinformation.
Les raisons de la défiance du public envers les médias est tout à fait comparable au désintérêt grandissant des citoyens envers les politiques : conséquence probable de diverses affaires de manipulation d’information, et d’influence d’opinion, où l’intégrité morale et où la déontologie de la profession ont fortement fait défaut.
Ce désintérêt préfigure l’ampleur des changements attendus dans nos futurs besoins de consommation de l’information.
Alors, vers quoi se porte maintenant l’intérêt des jeunes ?
Quelques chiffres : à 20 ans, 74,5% des individus ont accès à un ordinateur dans leur foyer, et 52,5 % disposent d?un accès Internet.
A noter également qu’aujourd’hui, 8 bloggeurs sur 10 ont moins de 24 ans.
Une nouvelle écologie de l’information
On assiste aujourd’hui à une interaction croissante des internautes dans les médias et dans les institutions.
Selon Francis Pisani, « la complexité de ces nouvelles relations dépasse très largement les concepts de journalisme citoyen et de démocratie participative ». Nous assistons, poursuit-il, à « l’apparition d’un véritable écosystème de l’information. »
Ainsi, la communication verticale qui a été la base même du concept des mass-médias, devient aujourd’hui, sur internet, une communication horizontale.
C’est-à-dire un système de communication où chacun peut accéder aux mêmes sources et où chacun devient lui-même une source.
Dans cette nouvelle organisation de la communication, la condition essentielle au fonctionnement du système est principalement la rétroaction.
L’information monolithique et unidirectionnelle des systèmes communication traditionnels, fait place en effet à une multitude de flux d’informations dont la granularité est bien plus réduite.
J’aime utiliser l’expression de nano-publications pour définir ces nouvelles formes d’information, qui, prisent isolément, nous paraissent insignifiantes, dont la valeur individuelle tend vers zéro, mais dont l’abondance donne vie et intelligence aux espaces dans lesquels elles se développent.
De la conversation à l’intelligence collective
C’est ainsi que de multiples micro-communautés émergent d’elles-même autour de ces nouveaux espaces de publications ouverts, personnels ou collectifs, qui autoproduisent des contenus qui, forcément, sont adaptés à l’audience, puisque produits par la communauté elle-même.
Quand ils existent, les contenus non-pertinents disparaissent d’eux-même faute d’audience et de conversation, et laissent remonter d’autant plus facilement les contenus pertinents, selon le principe des vases communicants.
La conversation s’auto-alimente d’elle même sous l’effet des commentaires, des liens croisés (trackback), et des nouvelles conversations que la communauté, aussi bien lectrice qu’éditrice, génère en se réappropriant perpétuellement l’information.
La rétroaction est donc au coeur des conversations desquelles émergent peu à peu de nouvelles idées, et les premières manifestations d’une véritable intelligence collective. Intelligence que personne en particulier ne peut revendiquer, mais qui résulte d’interactions autant locales que globales qui se répondent comme des formes fractales.
Au final, le bénéfice retourne toujours à la communauté, et, en premier lieu, aux membres les plus actifs de cette communauté.
Mais pour tous les autres ?
Comment prendre part à cette conversation globale ?
Comment nous, médias, institutions, partis politiques, pouvons-nous prendre part à cette conversation planétaire ?
Comme je le répète depuis quelques années déjà aux éditeurs de journaux : mettre en ligne le contenu du journal imprimé est ce qu’il y a de moins intéressant pour le lecteur.
Et, de la même façon, je dirais aujourd’hui aux hommes politiques, ou aux élus locaux, que mettre en ligne le programme de son parti politique, ou le compte-rendu de son dernier conseil municipal, est aussi peu intéressant pour nos concitoyens.
La solution, profonde en conséquences et en bouleversements, et difficile à mettre en oeuvre, est d’intégrer ce lecteur, et plus largement le citoyen, à l’intérieur même de cette nouvelle écologie de l’information.
Car dans le système ouvert de l’information, comme dans tout écosystème, rien n’est extérieur au système. C’est pourquoi, si le lecteur ne fait pas parti du journal, ou si le citoyen ne fait pas parti du débat politique, alors le système ne dispose plus de l’oxygène qui lui permet de fonctionner.
Mais dans ce monde, où chacun prétend pouvoir se substituer, non seulement aux journalistes, mais aussi aux rédacteurs en chefs et aux éditeurs, et se passer volontiers des imprimeurs, des distributeurs, comme des autres canaux de diffusion des médias écrits, quel crédit accorder aux nouveaux producteurs ?
Quelles règles éditoriales et déontologiques peuvent suivre ces micro-communautés qui se diffusent comme autant de bulles d’air dans les tissus de l’information ?
Il est donc temps d’élargir la participation, encore limitée à cette catégorie particulière que sont les cybercitoyens, à l’ensemble des citoyens.
Et de réclamer à l’ensemble des intéressés de fournir la première expression de leur intelligence collective en s’accordant sur les nouvelles règles de la participation collective à la démocratie, tant locale que globale.
Philippe Nieuwbourg, journaliste indépendant et animateur de la communauté StrategieWeb20, présente la première conférence Web 2.0 consacrée à l’entreprise.
Les meilleurs extraits des principales présentations (non-exhaustif…) :
“Le nombre des cyberacheteurs augmente 4 fois plus vite que le nombre d’internautes.”
“Le volume des contenus produits par les amateurs dépasse le volume de ceux produits par les professionnels.”
Les questions des entreprises à la recherche de modèles économiques pour le Web 2.0 :
Comment profiter des outils et des usages ; comment puis-je devenir un nouvel intermédiaire indispensable ?
Comment émerger dans le net, comment conserver la préférence des utilisateurs et gagner la bataille de l’audience.
Comment identifier les outils et les business modèles ; comment acquérir de l’expérience et maîtriser les investissement ?
Sébastien Simoni, directeur général de WebzineMaker, présente son générateur de blogs et sa plateforme de publication.
Dans la foulée, présentation de xFruits qui permet de composer en ligne son système d’information personnalisé. Pour xFruit, « le Rss est à la base du futur web.2.0 ».
Carlos Diaz (Group Reflect) présente BlueKiwi.
Et rappelle ici les principales caractéristiques du web 2.0 :
Ce qui a motivé le développement de BlueWiki : comment importer le web 2.0 dans l’entreprise. Chaque collaborateur a un savoir et une créativité unique. Mais pour exploiter ces richesses individuelles, il faut un outil qui permette de rendre visible ces idées, cette expérience.
« Plus une information stratégique est ancienne, plus sa valeur décroît ». (ci-dessus)
Jean-Christophe Cimetière (Microsoft)
La position et les offres de Microsoft autour du Web 2.0
Quelques préceptes :
Les usages changent (power to the user). les consommateurs deviennent acteurs (blogging, rating, wiki, partage vidéo)
L’expérience utilisateur au coeur. Les interfaces sont plus dynamiques : Ajax, et RIA (rich internet application), les applications hors navigateur mais connectées via internet (GoogleEarth, Sype)
Le web en tant que plate-forme programmable (www.programmableweb.com, une liste de mashups)
Si l’on veut protéger son intimité, la bonne manière est de gérer son image extérieure, et de garder pour soi sa vie personnelle…
Yann Jaegle, directeur d’Aubay, présente ACube, un framework (une boite à outil) open source permettant de construire des applications web 2.0
Principe : Ajax permet d’afficher tout en une page, on charge tout le flux xml depuis la base de données, mais le client n’affiche que ce qui lui est utile. On peut, sans rafraîchissement de la page, afficher un détail ou une information filtrée selon les critères de l’utilisateur.
Emmanuel Levi-Valensi, directeur associé chez People In Action (éditeur, fabrique des applications et prestations de conseil). Spécialiste en conception d’interfaces riches centrées utilisateurs.
Se poser la question du “pourquoi” (concept, ce que l’on veux faire) avant celle du “comment” (quel framework, quelle technologie)
Pour commencer, constituer une équipe pluridisciplinaire. Ex. : un architecte, un designer, un développeur, un expert métier, un chef de projet.
Rôle du designer : rendre utilisable le produit.
L’utilisateur est au centre de la démarche, c’est-à-dire au centre de cette équipe.
Phases à suivre :
Analyse des besoins
Spécification du design
Tests et implémentation.
Livraison
Retour utilisateur : ça marche ou pas.
Sur la première phase d’analyse des besoins (phase critique), pas la peine d’aller plus loin si on ne connaît pas les besoins.
Objectifs : connaitre les utlisateurs, leurs souhaits, leur niveau, leur comportement
Moyens : interview, études, observation, audit, analyse des taches
Livrables : document de vision (une ou deux pages efficaces), marketing, synthèse de projet, utilisateur type, scénarios d’utilisation, métrique et critères de succès.
Scénarios d’utilisation : on imagine différents profils d’utilisateurs (avec des besoins différents face à l’application)
« L’ergonomie c’est au début, le graphisme à la fin. »
Phasage : adopter le principe des 5 “S” (à traiter dans l’ordre suivant) : Stratégie, Scope, Squelette, Structure, Surface.
Plus d’infos : Productivity By Design
Merci pour tant de si bons conseils ! A chacun maintenant de les mettre en pratique.
Demain jeudi 22 juin au CNIT, Paris-La Défense, aura lieu la journée Stratégie Web 2.0 organisée par Philippe NIEUWBOURG, animateur de la communauté Strategie Web 2.0.
A moins que vous ne soyez resté coupé d’Internet depuis des mois, vous n’avez pas pu manquer cette tendance arrivée des Etats-Unis, appelée « Web 2.0 ».
Et même si cette appellation est, à l’origine, très connotée marketing, le Web 2.0 commence à faire son chemin dans le monde professionnel.
Avec la recherche de nouveaux modèles économiques sur internet, on assiste à l’émergence de projets qui pourraient généraliser la pratique du nano-paiement.
Pour le partage d’information ou pour le partage de fichiers en peer to peer, des tiers de confiance doivent se mettre en place.
Olivier Auber (Anoptique.com) nous propose de créer la banque du peer to peer pour encourager et rétribuer ceux qui souhaitent partager leurs contenus en ligne.
On suivra également l’exemple d’IndieKarma, un système désormais intégré à ce blog, qui permet de rémunérer à coup de 1 centime, l’auteur du blog visité.
Pour inciter les lecteurs, comme les auteurs, IndieKarma crédite de 1 dollars chaque nouvel inscrit. Cette somme vous permettra de rémunérer cent blogs ! Ou bien cent fois un même auteur… Seule condition : les blogs visités doivent avoir souscrit au service, tout comme les visiteurs.
Alors, cette nouvelle économie, je veux dire l’économie 2.0, sera-t-elle l’ère de la nano-économie ?
Frédéric Cavazza est intervenu au cours de la quatrième université de printemps de la Fing, pour présenter “Les outils de l’EntreNet” (PDF - 1,8 Mo).
Ces nouveaux outils, issus notamment du Web 2.0, nous permettent, selon Frédéric Cavazza de tirer parti de l’intelligence collective.
Un court extrait de son intervention, dont on retrouvera l’intégralité sur le site de WebCastor qui a réalisé la couverture vidéo.
Une présentation très remarquée par la plupart des participants pour sa très grande pédagogie.
Discours d’accueil par M. L. Oueslati (conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur), qui souhaite mobiliser dans sa région, tous les acteurs des technologies de l’information et de la communication : citoyens, universitaires, chercheurs et entrepreneurs. Afin de favoriser, dans la concertation, la mise en oeuvre et le développement de ces technologies.
Daniel Kaplan expose la thématique de cette 4e université de printemps de la Fing qui est de comprendre ce que les gens font avant de se dire : “nous avons un projet ensemble”. Et d’analyser toutes ces démarches individuelles qui deviennent ensuite des phénomènes collectifs.
Depuis la création de la Fing, début 2000, le socle sur lequel nous avons bâti l’objet de notre association à été modifié en profondeur. Notamment dans la façon dont la société s’est approprié les nouvelles technologies, et dans la manière dont elle transforme aujourd’hui les propositions qui lui sont faites. Aujourd’hui plus de 50% des français disent de servir d’internet. Avec une durée moyenne de 17 heures par mois.
C’est un véritable changement de comportement social qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire de notre société. Cela implique que nous devons changer notre manière de travailler et que nous devons revoir la place des utilisateurs de ces technologies. L’union européenne a enfin compris l’importance des questions de mise en accessibilité d’internet et de l’information.
En préambule aux deux projets, trois initiatives à suivre : Apitux. Présenté par Jean-Christophe Becquet.
Des formateurs accompagnent une entreprise vers la mise en place et l’utilisation du logiciel libre. Apitux à conçu une exposition visuelle et pédagogique, expolibre.org qui à pour vocation d’expliquer au grand public ce qu’est le logiciel libre.
PACA Mobile Center. Présenté par Vincent Berge.
1 milliard de téléphones mobiles sur la planète, et 500 modèles différents. (source: Gartner)
L’initiative permet d’avoir accès à tous les modèles de téléphones existants. Une plate-forme et une base de connaissance permet de réaliser des tests de développement d’applications. 450 modèles de téléphone seront disponibles avant la fin de l’année. A partir de 6000 euros/an pour une PME de la région PACA.
3. Solidairenet.org, présenté par Florence Delahaye, met en place des services internet solidaires, basés sur l’entraide et la coopération. MarsNet est un exemple de réalisation collective d’outils libres et collaboratifs pour une économie solidaire. 10 bénévoles, 3 salariés, 100 projets accompagnés. http://solidairenet.org et http://marsnet.org
Les dix projets présentés ce soir à Marseille
1. Olivier Chappaz, les internautes associé(e)s.
Découverte néthique d’internet pour les séniors.
Externaliser le service en organisant un réseau de parainnage techno.
Bénévoles jeunes encadré par des coach professionnels.
Système de tour de garde entre parrains assistants.
Plateforme extranet spécifique pour la formation : calendrier et partage de ressources.
2. MailinBlack, Christophe Baralotto.
Plate-forme et solution pour éliminer les spams.
Principe : il n’existe pas de définition simple du spam.
Problème : les envois sont produits par des robots.
Solution : l’authentification des expéditeurs.
Avantage : pas d’admin, 100% des spams stoppés.
Si l’expéditeur n’est pas référencé dans le carnet d’adresse, le logiciel retourne un message pour authentifier l’humain.
Il s’agit d’un code d’authentification à saisir.
Etape valable une fois pour toutes.
Le destinataire peut récupérer tous ses mails bloqués (issus d’expéditeurs non-humains) en accédant au listing des mails bloqués.
3. Fédération France Wireless, Michel Memeteau et Pascal Rullier.
Monter des réseaux wifi ouverts dans les lieux publics. Réseau citoyen entre personnes.
Monter une infrastructure nationale et permettre aux utilisateurs de partager leur connexion. Open WRT (développé à Berlin) permet d’interconnecter les points d’accès entre eux.
Accès au réseau local totalement libre (on peut partager ce que l’on veut), mais l’accès à l’Internet nécessite une authentification. On peut limiter aux adhérents identifiés.
4. Fon.Jean-Bernard Magescas.
Logiciel de partage de la connexion internet.
Le FAI Français Neuf Télécom a intégré le logiciel dans sa boite.
Promotion pour l’ouverture de l’internet. Ambition : plus d’un million de point d’accès en France à la fin de l’année.
5. Modulo. Emmanuel Fernandez.
Framework qui permet d’intégrer des logiciels entre eux. Pour faire interagir des logiciels indépendants. Multiplateforme.
Logiciel libre sous licence CECILL (droit français compatible GNU-linux)
Développé en Java. Composé d’une plateforme et de modules et des services qui permettent aux modules de communiquer entre eux.
Intégrer les différents logiciels dans la plateforme modulo. On retrouve alors toutes les applications dans une seule plateforme intégrée qui fait communiquer entre-eux les logiciels.
6. GeneCom générateur d’application télécoms, présenté par Marc Alcantara (Preceptel).
A partir d’une simple idée, avec un portable, développement d’une application pour téléphones mobiles.
7. Dotem. Présenté par Christian Martin (AlphaCode). (innovation déjà présentée au dernier Carrefour des possibles à Paris.)
Un code 2D lisible par téléphone portable. Permet de relier un document physique à une adresse internet, à des ressources en ligne. Code généré avec un traitement de texte par une police de caractères.
8. Tennis-plan.net. Présenté par Marc Chazaux. (le 300e projet inscrit au Carrefour des possibles.)
Concept : favoriser l’organisation de rencontres de tennis. En validant la compatibilité entre le niveau des joueurs et à travers un accès combinant internet (pour le CV) et le téléphone portable (pour le partage des disponibilités).
1. on met son CV de tennis.
2. on met ses disponibilité (peut être fait par le serveur vocal, pas nécessaire internet)
3. le système met en relation, en fonction des disponibilité et de la proximité des terrains.
4. le syst. informe les joueurs par internet ou par serveur vocal.
Permet de supprimer les frontières entre les clubs.
Le système utilise la proximétrie : procédé qui ne prend pas seulement en compte la proximité selon le rayon de la distance entre les terrains potentiels, mais les temps de distances entre chaque partenaires et les terrains de tennis.
9. Projet Dribble. Présenté par Vincent Bellet et Rodolphe Aoustin.
Système permettant de gérer sa consommation domestique au quotidien.
Vivire dans un environnement plus sain, en consommant moins d’énergie.
On influence le comportement de chacun pour obtenir un effet global.
Pédagogie et évaluation de la consommation de l’utilisateur. Simulation de l’impact de la consommation d’une personne au niveau global. Mieux consommer dans une maison plus saine. Visualisation de la conso d’énergie en fonction du temps avec comparaison de scénarios.
10. Cécile Guigny, présente le projet Play In C.
Basé sur l’oeuvre musicale de Terry Riley (1964) composée de 53 cellules mélodiques (qualifiées de “sample”). L’interprète peut répéter autant de fois qu’il le souhaite et dans l’ordre qu’il veut.
Le projet propose une interface de jeu qui capture la distance et la position de la main du musicien et permet d’interpréter à plusieurs l’oeuvre musicale. Il peut y avoir jusqu’à 56 musiciens, initiés ou non, à la pratique de la musique.
Prochains carrefours : le 5 juillet à Brest et le 28 septembre à Paris.
Intervention de Marie-Estelle Carrasco, (Médiamétrie), auteur du livre “le nouveau pouvoir des internautes” (http://nouveaupouvoir.org)
Appel a contribuer au livre dans les 30 jours qui viennent.
74% de créateurs de blogs ont entre 11 à 24 ans (tendance blogosphère, médiamétrie)
Voir aussi les sources : Observatoire des usages de l’Internet et netgeneration (Médiamétrie).
Une majorité de rencontres virtuelles (+50%) on conduit à une rencontre physique.
Yann Mauchamp.OpenBC.
10 millions de personnes inscrites sur des sites de networking.
30% des gens se rencontrent dans le cadre professionnel.
Sondage OpenBC 25.000 personnes 15% ont développé des affaires grâce au logiciel relationnel dans les 6 derniers mois.
Google dit a ses employés : consacrez 20% de votre temps à vos projets (personnels ?).
Thierry Crouzet auteur du Peuple des connecteurs.
Le fait que l’on se connecte de plus en plus constitue une révolution
On trace de plus en plus de liens: plus on multiplie le nombre de liens entre les personnes, plus la structure relationnelle s’applatie, et plus les relations hérarchiques disparaissent. On est en train de créer une société ingouvernable.
Mais la nature à créée l’auto-organisation.
La représentation des structures complexes comme à la carte du réseau internet (qui montre les connexions entre les serveurs) est une représentation universelle. La carte des réseaux sociaux et des relations entre les personnes, à la même forme. Dans la nature il existe aussi des représentations similaires.
Point de transition de phases : frontière entre l’ordre et le désordre.
La complexité émerge de la multiplicité et de la complexité des relations.