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Le web 2.0 expliqué aux médias



Expliquer les nouvelles pratiques d’internet apparues avec le Web 2.0 aux responsables des groupes de presse était le but de cette conférence organisée par CampusXML sous l’égide de l’IFRA. (Hier, mardi 28 novembre, dans les locaux du CFPP-SPPP, les Papiers de Presse.)

j’ai donc tenté, entre Emmanuel Levi-Valensi (People in Action) et Denis de Coster (Adobe), d’expliquer avec une présentation dense de 30 minutes, comment sont utilisés les outils incontournables du Web 2.0 aux directeurs et responsables de L’Equipe, du Progrès, du Midi Libre, de La Voix du Nord, de L’Alsace, de Prisma Presse, de Mondadori, de Sud Presse, de L’Express-Expansion, et de l’AFP… Rude responsabilité !

Un exercice très ludique où je me suis limité à quelques-unes des pratiques les plus marquantes du Web 2.0 :

United Color of Web 2.0
United Colors of Web 2.0 (repris à Ross Mayfield et modifié)

  • Comprendre l’intérêt de partager ses signets (ou bookmarks) avec Del.icio.us et de naviguer dans les nuages de tags des utilisateurs.
  • Utiliser Technorati pour gérer la visibilité et la syndication de ses contenus publiés sur le Web.
  • Découvrir le monde sans limite rendu possible avec les API, et avec les mashup qui permettent de nouvelles inventions basées sur le remixage de services existants (FlickrBits, Flickr’Toys, Colr Pickr)
  • Et d’utiliser par exemple xFruits pour créer un service d’agrégation à partir de flux RSS distincts.

Au passage, utiliser Go2Web2.0 pour naviguer visuellement dans les services offerts par le Web 2.0. Et découvrir a cette occasion, Snap, un des innombrables outils innovant du Web 2.0. Snap, permet d’ajouter automatiquement à chaque lien hypertexte d’une page web, une capture écran de la page située derrière le lien. Un outil simple et pourtant très utile, qui peut s’ajouter dans un blog (comme celui-ci), mais qui existe également sous forme d’un plug-in pour le navigateur Firefox, et qui permet à l’utilisateur de généraliser cette possibilité à l’ensemble des sites visités.

Des services devenus aujourd’hui des classiques pour les utilisateurs avertis que nous sommes (auteurs ou lecteurs de blogs), mais que le monde de la presse, notamment écrite, connaît peu, et n’utilise quasiment pas.

CAMPUSXML IFRA
Claude Droussent (L’Equipe), Patrick de Lannoy (IPM), Dominique Bannwarth (L’Alsace).

BarCamp Paris chez Google


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) — Durée : 22:08


Ambiance californienne chez Google à l’occasion du BarCamp Paris numéro 7 qui s’est déroulé aujourd’hui samedi 11 novembre, en ses locaux, avenue de l’Opéra.

Les participants se présentent tous successivement en 3 tags. Et histoire de voir si cela va faire exploser mon Page Rank Google, je n’hésite pas ici à les retranscrirent dans l’ordre de leur énumération intégralement sous forme d’un nuage de tags ! 🙂

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Tiens, on dirait que le tag Web 2.0 est passé en arrière plan !

Pour l’anecdote, c’est grâce à l’inscription de Tariq Krim, dont j’ai pris le nom pour passer la barrière de sécurité (!), que j’ai pu participer, à sa place, à cette journée BarCamp. Merci Tariq.

Le Web 2.0 en images

web 2.0 logo image icon

Chaque jour RU3.com reçoit plusieurs dizaines de visites à la suite de la requête suivante sur Google images :

Rechercher "Web 2.0" sur Google images

Je dois rendre ici justice à Ludwig Gatzke, le créateur du collage original.

J’en profite pour donner ici une méthode qui permet d’automatiser la création de ce type d’image. Pour cela il suffit de se rendre sur Flickr Leech. La méthode par défaut, appelée « Interestingness », permet de créer une mosaïque de vignettes générée par un choix aléatoire d’images publiées sur Flickr au jour choisi (ci-dessous) :

Flickr Leech

Le résultat est l’image suivante :

Flickr Leech image du 10 novembre 2006

Pour générer une mosaïque de logos Web 2.0, l’astuce consiste à trouver sur Flickr un groupe, un set, ou un compte, qui ne publie que des logos Web 2.0 !

Je vous livre donc ici un exemple avec une mosaïque générée à partir du compte intitulé : Web 2.0’s photos.

Il s’agit en réalité d’un très habile détournement de logos « traditionnels » (Enron, Coca-Cola, BMW…) redesignés à la sauce Web 2.0 !

Le numéro de compte Flickr : 58206581@N00 est indiqué par l’URL.

Après avoir choisit dans FlickrLeech l’option « By User ID« , il suffit de coller ce numéro de compte (NSID) dans le champ prévu à cet effet, comme indiqué ci-dessous :

Flickr Leech par numero de compte

Et d’admirer le résultat obtenu :

Logos du Web 2.0 a partir de vignettes generes par Flickr

Adresse permanente de l’image dynamique ici.

Il ne vous reste plus qu’à vous essayer à votre tour à la création de collage originaux.

Sylvie Le Bars : organiser son information grâce au Web 2.0


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) – Durée : 05:48

Dans la veine d’un Frédéric Cavazza, ou d’un Jean-François Ruiz, Sylvie Le Bars fait partie de ces personnes qui savent rendre intelligible le complexe.

Mais avec un avantage non négligeable sur ses confrères : celui de sa sensibilité féminine.
Dans la surabondance des services offerts par le Web 2.0, il n’est pas toujours facile en effet de sentir le bon filon. Rien de mieux croyez-moi que de se fier à l’intuition éclairée de Sylvie Le Bars.

Adresses des exemples cités dans l’extrait vidéo de la présentation :

Sylvie Le Bars blogue sur Arkandis
On en parle sur Globeing.net

Frédéric Soussin : un blog c’est la reconnaissance d’un territoire


Lire au format QuickTime (meilleure qualité) – Durée : 07:00

 
Comment impliquer les individus à défendre l’intérêt collectif ? Extraits d’un (dis)cours magistral de clarté et d’intelligence de Frédéric Soussin.

« L’erreur qui était fréquente avant, c’était de demander aux autres de changer. Mais on ne peut pas changer les autres. Et ce fut surement la plus grosse erreur des premières communautés. Car la collaboration n’est pas un objectif en soi.

Aujourd’hui la bonne stratégie c’est la défense de l’intérêt collectif.
Pour cela il est préférable de commencer par impliquer seulement cinq personnes, même dans une entreprise de 10 000 personnes.

L’effet de viralité part toujours de la base. Quelque soit l’environnement.

Il faut avoir comme objectif l’intérêt collectif et non pas la collaboration ou la création de communauté, car il peut y avoir des effets sectaires, des oppositions, des contradictions.

Les blogs permettent d’amorcer une démarche de coopération collective.
Pour défendre l’intérêt collectif il faut obtenir en retour de la reconnaissance. Il faut reconnaitre l’individu dans sa création.

A l’extrême, il est préférable de laisser faire seuls ceux qui contribuent mieux seuls ; mais que tout le monde en profite. Et tout le monde sait que c’est moi.

En somme le blog est peut-être l’outil fondamental pour l’entreprise.
Car le blog c’est la reconnaissance d’un territoire.

Sur Internet, en effet, le plus difficile est de savoir où l’on habite.
Il est important que les contributeurs du blog de l’entreprise signent leurs articles, et qu’ils s’engagent ainsi personnellement.

Assumer la paternité de sa production n’est pas un risque. C’est une façon d’exister.

Dans l’entreprise il faut donc attribuer des territoires aux individus. Si nécessaire, un blog égale une personne. Et rassembler sur un seul blog ceux qui se sentent en affinité.

En somme il faut pousser les individus à contribuer à la communication de leurs organisations en leur offrant des territoires dans lesquels ils se sentent pleinement valorisés.

Une logique de formation entre pairs convient bien à ce type d’organisation.
On affecte alors à chacun la responsabilité d’espaces de formations, de savoir faire et de bulles de compétences. On donne ainsi aux individus des objectifs de contribution à l’intérêt collectif.

L’intérêt final de toutes ces technologies de facilitation, est de pouvoir agréger les contributions au niveau supérieur, afin de constituer un véritable média qui puisse être vu par une collectivité bien plus large. Et d’offrir par la suite des vues métiers spécifiques, par exemple orientées sur la production ou sur le marketing.

On sauve ainsi l’intérêt collectif grâce aux contributions individuelles, et on enrichi collectivement le débat.

En somme, il faut satisfaire l’égo des individus pour qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. »

Extraits, librement retranscrits par moi-même (Luc Legay), de l’intervention de Frédéric Soussin dans la MasterClass « Communautés 2006 » qui s’est déroulée dans le cadre des rencontres ICC’2006, à Paris, en partenariat avec l’Académie de l’efficacité collective et du travail collaboratif et en réseau, et animée par Richard Collin (ICCE).