La fin de l’annuaire Google basé sur Dmoz ?

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Qui utilise encore aujourd’hui l’annuaire de Google, basé sur le travail de fourmis de 74.719 éditeurs bénévoles, et dont je fais très modestement parti ?

Et qui s’est aperçu depuis ces quinze derniers jours, qu’il est impossible de soumettre de nouveaux sites aux éditeurs ? Est-ce le signe avant coureur de la fin de cet annuaire, basé en réalité sur Dmoz, Open Directory Project, la plus importante base de données « construite par des humains » et utilisée non seulement par Google, mais aussi par ses concurrents, et notamment Yahoo Directory.

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Un problème technique qualifié de critique paralyse en effet la base de données qui référence plus de 4 millions d’adresses, et empêche toute intervention de la part des milliers d’éditeurs réduits pour le moment à échanger leur sentiment d’impuissance dans les forums internes. On y apprend, que la réparation prendra certainement encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines !

N’est-ce pas le signe précurseur de la fin de ce modèle basé sur la modération « humaine », et que rappelle le slogan du projet : « human do it better » ? Car pour connaître le problème personnellement, la mise à jour continuelle des centaines de milliers de nouveaux sites soumis chaque jour à l’appréciation des éditeurs, est une tâche sans fin, de plus en plus lourde, et finalement très peu valorisante.

Finalement, les robots qui indexent continuellement, et sans fatigue, le web, n’ont-ils pas eu raison des humains ?

Dmoz, édition francophone

5 réflexions au sujet de « La fin de l’annuaire Google basé sur Dmoz ? »

  1. Cela fait des années que l’on dit que dmoz touche à sa fin … Mais il perdure, et perdurera tant qu’il sera utilisé par les moteurs de recherche.
    Et il l’est encore. Tous affichent parfois la description dmoz dans leurs resultats de recherche.

    En revanche, dmoz doit évoluer, c’est une certitude, et c’est bien ce qui ressort des discussions internes.
    Encore faut-il que cette évolution soit possible, et que AOL la désire 🙂

  2. Les robots ont-ils eu raison des humains ? Bonne question! Il semble que la 1ère origine de la panne qui affecte les serveurs dmoz soit d’origine hardware (matériel défectueux) et qu’ensuite les problèmes se sont accumulés. (Murphy’s law) Comme dans tous les cas de ce genre, l’intervention humaine est nécessaire pour rétablir la situation. La politique d’information d’AOL/Netscae lors de cette crise n’est pas un modèle du genre, je vous l’accorde!
    Nous gardons toutefois espoir de pouvoir reprendre notre activité dès que possible.

    (Information provenant d’un éditeur bénévole et n’est pas la voix officielle d’AOL/Netscape)

  3. Et pour les pannes comme celle que nous subissons actuellement, est-ce que les robots resolve it better ? Le jour où les robots feront l’indexation ‘catégorisée’ et la réparation hardware (et la communication public relation associée…), alors, je veux bien aussi les laisser surfer à ma place (j’irais à la pèche). N’empèche qu’effectivement, on peut se demander s’il n’y a pas des choses qu’ils font/feraient better parmis les propositions que je viens de citer 🙁

  4. Michèle (CMIC), merci pour ton commentaire qui permet de relativiser mes propos rapides et forcément simplistes.

    Les éditeurs francophones de DMOZ te connaissent pour la plupart et apprécient ton implication indéfectible dans ce projet collectif. Tu as toujours défendu et oeuvré sans relâche à sa construction. Et cela mérite un grand coup de chapeau. Ce que l’on oublie trop souvent de faire lorsque l’on est dans l’action.

    Espérons donc que l’inaction ne sera que passagère et qu’elle nous permettra, au moins, de prendre un peu de recul et une bonne occasion de mieux construire, collectivement, l’avenir du projet Dmoz.

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